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 Histoires d'outre-clans ...

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MessageSujet: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:00

Ce manuscrit a pour but de relater toutes les histoires des mercenaires de toutes les dimensions réunies .

Tous les clans sont répertoriés , aucun ne manque à l'appel ( Hormis les clans fantômes ou supprimés . )

Bonne lecture à vous .

Eldrigament , Cadael , Bibliothécaire à ses heures perdues .

[ Mise à Jour de la Bibliothèque le 27 Juinssidor 639 ]


Seriane-Kerm ( Jiva )
Les Stères ( Djaul )
La Caravane des Nephthys ( Raval )
Les Lames Aphya ( Raval )
Les Sélénytes ( Hécate )
Le Clan de Nédora-Riem ( Sumens )
Allieurs ( Menalt )
Kin'Mes ( Menalt )
La Main ( Maimane )
Euristème ( Silvosse )
Eynire ( Brumaire )
Les Diamantins ( Brumaire )
Grims ( Pouchecot )
Serk'Or ( Pouchecot )
Sylphide-Tred ( Pouchecot )
Les Gardiens de Munghair ( Silouate )
Les Vengeurs D'Yséria ( Silouate )
Les sentinelles d'Amayiro ( Amayiro )
Les Ailes de Jade ( Allister )
Les Bériflammes ( Lily )
Les Walkyries ( Lily )
Ternika ( Danathor )
Les Lames Danathoriennes ( Danathor )
Les Chachamoidors ( Mylaise )
Le Cercle ( Goultard )
Les Pyrhatt ( Goultard )


Dernière édition par Cadael le Sam 27 Juin - 4:02, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:31

Le célèbrissime clan de Sériane-Kerm . , Jiva .

Petite mise en contexte : Premier clan a avoir été officialisé , crée par Kawet .
Récit des évènements par Lothar , Grand Maître Sériane .
Ces manuscrits sont l'unique propriété du clan Sériane .










[HRP] Forum du clan de sériane-kerm : http://seriane-kerm.forumactif.com/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:34

Le clan des Stères, de Djaul .

Ecrits de Azaroth-le-fourbe , Stère-Tête .

Manuscrits provenant de la bibliothèque du clan des Stères .

Chroniques des Stères

Origine


Dans les années qui suivirent la destruction du premier village d’Amakna par les redoutable Dragoeufs, nombreux furent ceux qui emménagèrent plus au nord, Vers les régions plus accueillantes où se dresse fièrement le château d’Amakna aujourd’hui

En ce temps là donc vivait Hataplasse Stère, un homme simple et guilleret, ultime descendant d’une lignée de bûcherons à qui il devait son nom et digne représentant de cette noble corporation. Il aimait à couper les arbres comme les têtes des créatures qui lui cherchaient querelle.

D’humeur joyeuse et festive, il était connu à travers toutes les régions pour sa capacité à vider les tonneaux de bière à un rythme qui ferait pâlir le noir autour des yeux des pandawas d’aujourd’hui et à inventer des jeux, sans doute inspirés par le dieu Ecaflip, dont vainqueur et perdant finissait toujours a égalité, c'est-à-dire ronds comme des panses de Trools. Les nombreuses chansons frivoles qu’il chantait à tue-tête lors des ses soirées sont d’ailleurs restées dans les mémoires, et les gens appréciaient et recherchaient sa compagnie.

La majeure partie de la journée, Hataplasse Stère se promenait dans les forêts avoisinantes, coupant tantôt du frêne, tantôt du châtaigner, tantôt un abraknyde récalcitrant… Ses services étaient recherchés pour la construction des nombreuses habitations, et de nombreuses charpentes des bâtisses de l’actuel village d’Amakna sont son œuvre.

Bref sa vie semblait ne devoir se résumer qu’entre travail et beuverie, ce qui ne lui déplaisait nullement, mais son train de vie lui coûtait cher. Son petit salaire de bûcheron partait en fumée aussi vite que les pious mordent la poussière, et bien vite il comprit qu’il ne pourrait survivre bien longtemps en mangeant liquide tous les soirs, aussi commença-t-il à louer ses bras aux plus offrants…



A l’est, bien loin de là, dans de sombres landes, vivait une farouche tribu de guerriers fort peu commodes, connus de tous pour leurs recettes culinaires à base de morceaux d’aventuriers égarés. Malheur à ceux qui osaient pénétrer sur leur terrain de chasse, le pauvre voyageur égaré ne revenait (quand il revenait) que privé de quelques uns de ses membres. On raconte même qu’un Iop revint sans sa tête, il faut dire que le cerveau d’un Iop contrôle rarement ses actions.

Toute cette meute de barbares sanguinaires était commandée par une farouche guerrière, Fraydah la Sanguinaire, dont la beauté égalait la cruauté.
Hors à force d'étriper les passants, la tribu de Fraydah avait transformé les landes en un lieu que tout le monde évitait, les voyageurs préférant perdre quelques heures de route à contourner la région plutôt que de se retrouver arrosés de sauce à la menthe et dégustés vivants.



Aussi cette tribu se retrouva à se nourrir exclusivement de kolérats indigestes ou de viscères de scorbuts empoisonnés, ce qui réduisit fortement la population de la tribu jusqu'à ce qu’il ne reste plus que Freydah. Se retrouvant seule au milieu d’une région déserte elle prit donc ses affaires, qui consistaient en un manuel du parfait équarrisseur et en un hachoir de boucher rouillé, et prit la direction de l’est.



Et forcement, ce qui devait arriver arriva. Alors que Hataplasse fracassait gaiement les crânes de dragoeufs dans une région du sud du pays pour le compte d’un riche mécène qui voulait utiliser les coquilles multicolores et bigarrées de ces animaux pour faire une mosaïque représentant la déesse sacrieur s’épilant les jambes à la cire chaude, apparut alors au loin une magnifique jeune femme… Et le coup de foudre fut immédiat entre les deux êtres.

Après une courte lune de miel, les deux êtres rejoignirent Amakna encore plus en forme que jamais. Fraydah amenait sa férocité du combat et Hataplasse son sens des affaires.
Bien vite ils créèrent un nouveau clan, qui leur permettait de s’enrichir en utilisant ce qu’ils savaient faire le mieux, se battre et s’amuser ! Ils offrirent ainsi leurs services aux plus riches, sans se poser trop de question, ils s’exécutaient dans la bonne humeur, tant que les kamas pleuvaient sur leurs têtes.

De leur amour naquirent de nombreux enfants qui héritèrent plus ou moins des caractères de leurs parents.

Parmi leurs nombreux descendants, Franssisuh ou Ouaitouhévenne furent parmi les plus grands troubadours de leur époque.
Plus tard encore, Hylisateur le Barbare accomplit de hauts faits d’armes qui traumatisèrent tellement les bouftous qu’ils ne se reproduisirent plus pendant deux ans.



L’un des membres de cette lignée du nom de Claused, suite à l’effondrement d’une galerie sur son pauvre crâne, tomba follement amoureux d’une petite wabbit du nom de Latwine. Il se maria avec et s’autoproclama Wa des wabbits, autrement appelé le Wa stère Claused. Son règne fut de courte durée, car le véritable Wa lui fit cher payer son arrogance en lui faisant avaler une cawotte ensorcelée.



Bref, les membres du clan furent connus dans de nombreux domaines. Ainsi les Stères eurent leur place dans l’histoire de nos contrées à diverses époques et pour des actions plus ou moins louables (telles que sauver le monde, servir de sage-femme aux dragons où encore l’éradication d’une race de bworks intelligents.)

Mais chaque grande chose a son déclin, et les guerres entre Bonta et Brâkmar signèrent celui du clan des Stères. En effet, nombreux furent ceux qui rejoignirent un des deux camps en quête de gloire et de richesses, oubliant ainsi l’idéal de bonne humeur et de barbarie qui cimentait ce clan. Le clan sombra donc dans l’oubli au cours des derniers siècles, malgré quelques irréductibles nostalgiques. Il semblait ne plus jamais devoir revoir le jour.

Pourtant, la légende veut qu'un jour prochain, trois d'entre eux se manifestent et restaurent la philosophie de leurs ancêtres pour rétablir l'équilibre dans le monde des Douze.


[HRP] Forum des stères : http://steres.forumactif.org [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:47

La Caravane de Nephthys , de Raval .

Clan officialisé .
Récits contés par Sylielle , Egide .

Ces manuscrits sont , une fois encore , l'unique propriété de la bibliothèque des Nephthys .


L'histoire des Nephthys

Chapitre 1 : L'enfance




Dans une mansarde, par une nuit d'hiver, une jeune femme hurlait, allongée sur une paillasse à même le sol. Un brasero dans un coin éclairait la scène. Une vieille femme, tordue comme du vieux bois, était accroupie au dessus d'elle, lui donnant des instructions, et des soins. L'heure de l'accouchement était arrivée. La douleur des contractions tenait la fille qui, si elle avait pu articuler un mot, aurait supplié que la mort vienne l'emporter. Mais la volonté et le désir de mettre au monde son enfant étaient les plus forts, et elle suivait les indications de la sage femme, se laissant guider par sa voix quand revenaient les contractions. Les forces de la fille diminuaient cependant petit à petit. Quand vint le moment de la délivrance, la jeune femme mourût dans un dernier cri. La vieille pris l'enfant dans se bras. Elle coupa le cordon qui le rattachait à la morte et baigna le nourrisson dans la bassine d'eau chaude qu'elle avait posé à coté. Elle tenait dans ses bras une petite fille, qui portait déjà des beaux cheveux d'un blond cendré sur sa petite tête. Elle ramassa un grand linge en laine douce et enveloppa l'enfant avec. Elle ne jeta pas un regard au cadavre de la mère, ne la connaissant pas. Se dirigeant vers la porte, elle réalisa soudain que l'enfant ne pleurait pas, qu'elle n'avait pas poussé le cri de déchirement qu'ont tous les enfants quand ils naissent. Marquant un temps d'arrêt sous la surprise, une pensée lui traversa l'esprit.

"Une fille sans pareille, déjà couronnée d'or, qui forgera sa destinée".

Secouant la tête pour dissiper cette idée étrange, elle ouvrit la porte et franchit le seuil de la pièce. Un homme, plutôt beau, bien vêtu et une prestance que seul les plus nobles arborent naturellement, attendait de l'autre coté, les bras croisé sur son large torse. L'intendant en charge de l'armée d'Amakna en personne, Freydaster, était venu s'enquérir de la naissance de l'enfant. Car il était de son sang. Bâtard, certes. Mais même un bâtard avait le droit à quelques considérations. Une erreur de jeunesse dirait-il plusieurs années après. Mais pour l'heure, il regardait la petite fille aux yeux gris dans les bras rabougris de la vielle.

"La femme?", s'enquit-il.
"Morte en couche", répondit la vieille.
"Aucune importance. Je ferai évacuer ce cadavre dans l'heure."

Et pour cause, il ne se souvenait déjà plus du nom de cette servante qu'il avait engrossée, un soir de beuverie. Quand elle était venue le trouver pour lui annoncer cela, il avait chassé la malheureuse du palais. Concevant pourtant des remords envers l'enfant qu'elle portait, et qui était de son sang, il avait fait rappeler la demoiselle. Il l'avait fait cloîtrer jusqu'à ce jour, qui voyait la fin de sa captivité, en même temps que la fin de sa vie. Il prit l'enfant dans ses bras, et, oubliant la présence de la vieille, prononça pour lui-même :

"Petite enfant aux yeux d'acier, bien que tu sois ma fille, je ne te garderai pas au palais. Toutefois, je te nommerai d'abord, d'un nom qui te sierra, avant de t'envoyer en exil chez un de mes nombreux cousins."

Il prit quelques instants pour réfléchir au prénom de son enfant.

"Grianan. Ce sera ton nom ma fille".

Entendant ce mot, le bébé leva les yeux vers l'homme, et poussa un rire gai. Et, ne pouvant résister au ravissement d'entendre le premier son sortir de la gorge du bébé, Freydaster fit tout de même élever sa fille au palais, à ses cotés.


Grianan avait trois ans. La petite fille blonde menait une vie sans souci au cœur du palais du roi Allister. Freydaster avait épousé deux années plus tôt une fille d'un noble vassal, avec qui il souhaitait renforcer les relations d'amitiés. Et, par devoir, se devait d'engendrer un fils. La jeune femme n'aimait pas Grianan. Elle considérait la bâtarde comme une concurrente pour les enfants qu'elle engendrerait, bien que son époux lui eu affirmé à plusieurs reprises que Grianan n'aurait aucun droit sur le commandement des armées. Mais, incapable de l'écouter, elle restait butée dans son opinion. Au lieu d'offrir son affection à la petite fille, elle ne faisait que s'aigrir, solitaire. Car elle voyait bien l'affection qui liait l'intendant à l'enfant, alors qu'elle même ne l'avait épousé que pour arranger les affaires de son père avec le royaume.

Aujourd'hui, sur son lit, elle attendait que vienne la délivrance de l'accouchement. Dans ses draps de soie, tachés de son sang, elle s'était résolue de ne pas crier de douleur, mordant un chiffon entre ses dents. Elle ne montrerait pas sa souffrance à l'heure de son triomphe sur une enfant innocente. La fierté dominait cet instant.
Elle mit au monde des jumeaux et les nomma Alexen et Drain.

"Ils seront sa perte", prophétisa-t-elle.

Pendant ce temps, la petite Grianan attendait impatiemment dans le couloir, assise sur les genoux de son père.
Sa mère, qu'elle n'avait jamais connue, était morte de l'avoir mise au monde. Sa marâtre, elle, mourût des saignements que l'accouchement provoqua, agonisant des jours dans la douleur.
Grianan, durant ces jours, restait penchée sur le berceau de ses petits frères, leur chantant des mots d'amour et de bonheur enfantins.


Les trois enfants de Freydaster grandirent ensemble, dans une joie et une harmonie parfaite. A ses quinze ans, Grianan s'engagea auprès du temple de Iop, avec l'accord de son père, pour y apprendre le combat à l'épée.
A ses vingt ans, elle était une grande guerrière. Les trois jeunes gens s'entrainaient souvent ensemble dans la cour du palais et leurs joutes amicales finissaient en éclats de rires. Faisant montre d'une grande intelligence et d'un certain génie tactique, Grianan fit carrière d'officier dans l'armé du roi, grimpant un à un les échelons de la hiérarchie, pour son mérite.
Au jour de ses vingt cinq ans, son père comptait soumettre à Allister que Grianan remplirait à merveille le rôle de générale des armées d'Amakna. Il n'aurait pu rêver meilleur destin pour sa fille adorée. Elle était l'héroïne du peuple, un exemple pour ses frères. Son habileté aux armes et son intelligence n'avait d'égale que sa beauté. Et pour combler son bonheur, son compagnon, un promis à Sacrieur et officier de l'armée, venait de lui demander sa main, et son père avait béni leur future union. Son destin était si prometteur.

Mais un malheur est si vite arrivé, et jamais les larmes ne sont absentes d'une vie…


Chapitre 2 : Résolution



Freydaster, intendant de l'armée d'Amakna, mourut d'une chute de dragodinde quelques jours à peine avant les 25 ans de Grianan.
Comme il se devait, Alexen fut alors promu général des armées par Allister et Drain fut choisi comme conseiller personnel du général. Ils acceptèrent leur promotion sans un sourire, car la perte de leur père les affectaient beaucoup. Drain se tenait debout à la droite de son frère, et Grianan, à gauche, retenait ses larmes, regardant son frère prendre la tête des armées. Une chape de plomb pesait sur ses épaules. Le bonheur l'avait désertée depuis que la nouvelle de la mort de leur père lui était parvenue. Et bien qu'elle aimât énormément ses frères, elle sentait venir des changements qui ne lui plairaient pas. Elle chercha des yeux son fiancé dans l'assemblée. Il lui lança un regard rassurant, mais cela ne dissipa pas son angoisse.

A peine quelques jours plus tard, Grianan était dans le bureau de Drain, hurlant à pleins poumons sur son frère.

"Vous ne pouvez pas me faire ça ! Père était clair! Et c'est lui qui devait me donner mes fonctions !
- Père est mort. Les temps changent.", répondit Drain d'une voix neutre.
"Tu devrais comprendre que c'est une nécessité, pour le royaume.
- Il n'y a aucune nécessité là dedans. Et traiter avec ces dégénérés des Cités", cracha-t-elle, "je n'aurai jamais pu croire ça de vous !"

En effet, Allister avait décidé d'arranger la situation avec la cité de Bonta, pour tenter d'établir des relations commerciales. Il avait envoyé là-bas des diplomates et des émissaires. De retour de voyage, ils avaient énoncé les accords pris avec les dirigeants de la cité. Mais dans ces textes, une condition ignoble avait sauté aux yeux de Grianan, et une autre avait failli la faire s'étrangler de rire, bien qu'elle ai été amer. Et pour cause, car elle en était l'objet. Elle n'aurait jamais cru que les maîtres de la cité étaient avilis à ce point. Furieuse en repensant à ce qu'elle avait lu, elle approcha son visage de celui de son frère, et parla d'une voix très froide :

" Puisque vous ne voulez pas revenir sur votre décision et que vous approuvez Allister, Alexen et toi, vous ne me laissez pas le choix. Ce "service" pour les jeunes gens, dans la cité… Ne voyez-vous pas que c'est pour avoir de la chair à canon pour eux ? Ils n'hésiteront pas à les envoyer se faire massacrer sur les murs de Brâkmar. Et je n'épouserai pas un vieillard débile de Bonta, même pour arranger les relations.
- Mère avait épousé père pour les mêmes raisons", fit Drain, venimeux. "On ne peut pas en dire autant de la tienne…
- Oh tu veux jouer à ça petit frère ? Soit."

Elle tourna les talons et sortit de la pièce à grandes enjambées, en pestant comme une furie. Déjà, sa décision était prise. Ces deux entêtés allaient voir de quoi elle était capable.

Elle se dirigea vers son propre bureau, et, rédigea sa lettre de démission de son poste d'officier de l'armée. Elle fit ensuite convoquer certaines soldats et des hommes en qui elle avait toute confiance. Leur exposant la situation, tous jurèrent de garder le secret de ce qu'elle venait de leur révéler. Parmi eux se trouvait son fiancé, Lainn le sacrieur, qui, entendant les explications de Grianan, sentit monter en lui une colère qu'il n'avait encore jamais éprouvé. Ses instructions données, la jeune femme congédia les hommes, et resta quelques instants les doigts croisés devant son visage, perdue dans ses pensées. Elle adressa silencieusement un pardon à son défunt père, pour ce qu'elle s'apprêtait à faire. Puis elle se saisit d'un parchemin et écrivit une courte missive d'adieux à ses frères. Ne voulant ébruiter son départ, elle empocha la lettre.

Elle se rendit dans ses appartements. Elle y prit un sac, où elle mit des vêtements de chasse aux couleurs ternes. Elle retira son uniforme et revêtit une autre tenue de chasse. Un chapeau râpé, à large bord, vint recouvrir son visage. Elle se regarda dans son miroir et trouva qu'elle avait vraiment l'air d'une hors-la-loi. Ayant fini ses préparatifs, elle posa la lettre sur son oreiller, jeta un regard autour d'elle et poussa un long soupir. Cet endroit lui manquerait. Elle y avait grandit, et s'en aller ainsi lui brisait le cœur. Enfin, elle sortit. Elle se rendit aux écuries ou elle ordonna qu'on lui selle sa dragodinde avec son harnais de chasse et qu'on y ajoute ses fontes de voyage.
Pendant ce temps, la jeune femme se rendit à la caserne, chercher son armure de cuir et son épée. Quand elle revint, son compagnon l'attendait, les rênes de leurs montures dans la main. Elle glissa son arme dans le fourreau de selle et mit ses affaires dans les fontes. Elle monta en selle et Lainn l'imita. Ils partirent au galop dans la lumière déclinante du jour.

A minuit, sur la place de la fontaine à Amakna, une troupe armée, avec une jeune femme blonde à leur tête, venait de s'arrêter. Se tournant vers eux, Grianan déclara d'une voix chargée de fierté :

" Mes chers compagnons, notre roi, et mes frères, nous font un terrible affront. Ils ont trahi ce pourquoi mon père, et les vôtres, se sont battus. Garder notre indépendance face aux cités de Bonta et Brâkmar, être une armée neutre. De plus, il comptait offrir à leur armée presque la totalité des jeunes gens de la contrée, et moi-même, en otage, pour s'assurer des accords commerciaux avec la cité du nord.

Alors, je vous demande, fiers soldat d'Amakna, auriez-vous accepté le joug d'une des cités ? Je sais bien que non, sinon vous ne seriez pas là à l'heure qu'il est. A cause de l'erreur et du déshonneur du roi et de mes frères, me voici à présent en exil. Et le royaume en danger. Nous devons empêcher la cité de faire main basse sur les jeunes gens et nos terres paisibles. Et comme l'armée ne fera rien à présent pour les en empêcher, nous nous en chargerons. Je ne fermerai pas les yeux au sort du peuple.

Notre épée, notre loyauté, n'ira plus à un roi mais au peuple de ces terres ! Nous les défendrons de ces monstres, nous les protègerons des bandits, nous châtierons les traîtres. Aujourd'hui, moi, Grianan, fille de Freydaster, ancien intendant des armées d'Amakna et officier du royaume, je quitte le service du roi Allister, et entre dans la clandestinité. Nous n'aurons plus de toits, plus de soldes, plus d'attaches. Nous serons libres de nos engagements. Nous sommes peu, certes, mais nous ne sommes pas une armée. Seulement des hommes en révolte, vivant hors la loi de notre roi, offrant nos services contre argent. Que tous oublient leur passé, débarrassons nous d'un titre sali par la honte.

Je suis dès cet instant Dame Grianan, fondatrice de la troupe des mercenaires libres d'Amakna. Voici messire Lainn, mon compagnon et ancien officier dans l'armée, qui sera second de notre clan. Quant au troisième dirigeant à qui vous jurerez obéissance, ce sera messire Vallen, ajouta-t-elle en désignant son ami loyal, un grand ecaflip au pelage noir et à la silhouette élancée.

Elle reprit en criant d'une voix claire:

"Que tous ici présents me jurent maintenant leur loyauté et leur engagement en ces termes, ou s'en aille sans se retourner".

Et aucun, parmi les anciens soldats, ne partit, et tous poussèrent un cri guerrier quand la compagnie partie toute entière au galop.
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:48

La Caravane de Nephthys , suite



Chapitre 3 : Par les lames



Deux hommes étaient attablés à la taverne du village d'Astrub. Vêtus de tons de bruns, leurs visages baissés, cachés par des chapeaux à larges bords, ils mangeaient en silence. Parmi la foule bigarrée présente à toute heure dans l'établissement, ils passaient inaperçus. Tout dans leur attitude laissait paraître la discrétion et le secret. Ils ne parlaient pas.
Un autre homme, seul, fit son entrée dans la taverne. Il balaya la foule du regard et quand il trouva ceux qu'il cherchait, alla s'asseoir sur le banc leur faisant face.
Un rapide échange eut lieu entre eux. Les deux hommes étranges firent signer un parchemin au troisième, qui, en échange, fit passer une bourse pleine d'or sous la table.
Ici venait de se jouer un accord entre ceux qui, suite à leurs désertions de l'armée royale d'Amakna, étaient devenu, sous les ordres de leur chef, les mercenaires de Grianan.

Par la force de l'épée, et l'honneur pour guide, ils avaient fini par acquérir une certaine renommée parmi le peuple d'Amakna. Ils étaient réputés pour agir vite et proprement, du moment qu'on y mettait le prix. Il en allait de toute sortes de missions, que ce soit accompagner des caravanes commerciales pour les protéger des bandits, ou nettoyer une contrée de ses monstres, pour que la population puisse y vivre en paix.
Mais il arrivait aussi que certains signent des contrats moins reluisants. Les assassinats n'étaient pas monnaies courante et coûtaient très chers. Mais la plupart des hommes de Grianan, anciens soldats, répugnaient à ce genre de besognes.
Ils étaient, de fait, hors-la-loi, car déserteur. Mais le roi fermait les yeux. Leur efficacité à aider la population en un temps record, là où il fallait des jours à l'armée, ne serait-ce que pour obtenir les autorisations administratives, prouvait leur engagement envers Amakna. Chose qu'il n'admettrait jamais, les mercenaires de Grianan étaient une solution à un certain nombre de problèmes, où les hommes du roi ne devaient pas se mouiller.

L'homme qui se tenait en face des deux mercenaires n'était autre qu'un des agents royaux. Et les termes de l'accord étaient l'assassinat d'un seigneur brâkmarien qui, depuis quelques mois, exhortait les autres dirigeants à attaquer les terres d'Amakna. Le faire taire, sans mettre en cause le royaume était une solution plus raisonnable qu'une guerre ouverte.

Et si ce genre de missions étaient rares pour les mercenaires, Grianan, la Dame d'Acier, les avaient autorisé à les remplir. Car il fallait l'admettre, quand l'acier parlait, les bourses se remplissaient.



Chapitre 4 : Altercation



Il se trouva qu'un jour, un groupe de villageois complètement paniqué, entra dans la demeure astrubienne ou les hommes de Grianan avait établi leurs quartiers public. Ils expliquèrent aux mercenaires présents leur situation. Un petit groupe de bontariens en maraude avait pris d'assaut les fermes au nord du village. Eux-mêmes n'avaient pas résisté, mais les bontariens avaient enlevés deux jeunes femmes, après avoir saccagé les fermes. Ces paysans s'étaient rendus immédiatement chez les mercenaires, car ils pensaient que l'armée mettrait trop longtemps à agir pour sauver les jeunes femmes. Messire Vallen, le troisième maitre du clan, descendit dans la salle commune quand un de ses subordonnés vint le chercher, pour savoir que faire. Car les villageois n'avaient malheureusement pas suffisamment d'or pour se payer les services des mercenaires. L'ecaflip écouta pourtant jusqu'au bout la demande des ces gens et leur répondit qu'ils agiraient, car bien que la paye fut insuffisante, les hommes de la Dame d'Acier n'étaient point des monstres et n'abandonneraient pas à leur sort des jeunes femmes molestées par des dégénérés des cités. Il conseilla toutefois aux paysans d'aller prévenir la milice du roi, pour venir arrêter les malfaiteurs qui survivraient. Prenant avec lui une troupe conséquente d'hommes pour l'accompagner, Vallen se mit immédiatement en route pour sauver les jeunes filles.

Il se trouve que par un hasard sinistre, le nouvel officier en poste à la garnison d'Astrub, était le fiancé d'une des jeunes femmes enlevées par la troupe bontariens. Faisant fi de la hiérarchie, des règles et de l'habituelle tas de paperasse administrative à remplir en cas d'intervention armée, il partit avec ses hommes dès qu'il apprit la nouvelle.
Quand ils arrivèrent sur place, il était malheureusement trop tard. Les mercenaires eux même étaient arrivé trop tard pour sauver les jeunes femmes. Elles gisaient égorgées, leurs vêtements en lambeaux et du sang entre les cuisses, témoins de la sauvagerie du viol que leur avaient fait subir les bontariens. Ceux-ci gisaient eux aussi, massacrés par les hommes de Grianan.
L'officier du roi, reconnaissant le cadavre de sa tendre fiancée, sombra dans un désespoir profond et la folie. Sans plus réfléchir, et ses hommes ne faisant rien pour le retenir, il se jeta épée au clair sur Vallen, qui n'eut d'autre choix que de se défendre pour survivre. En voyant le chef mercenaire se battre avec leur supérieur, les soldats se jetèrent à leur tour sur la troupe de la Dame d'Acier.
La mêlée qui s'ensuivit fût une véritable boucherie. Les hommes du roi, pourtant supérieurs en nombre, moururent tous. La troupe de Grianan ne déplora pas de perte, les mercenaires étant habitués à se battre contre des ennemis plus nombreux.

C'est couvert de sang, la fourrure collante, que Vallen, troisième maître des mercenaires, se posta au dessus de l'officier agonisant, et lui dit d'un ton dur :

"Idiot. Nous n'aurions pas pu les sauver. Grâce à toi, nous sommes dans la mouise jusqu'au cou à présent. En plus de perdre ta fiancée, tu as réussi à perdre la vie aujourd'hui".

Il acheva le pauvre hère d'un coup d'épée à la gorge, et cracha sur son cadavre. Il se retourna et ordonna à un homme de prévenir tous les mercenaires en mission ou au repos, qu'ils leur fallait se rendre sur le champ à leur quartier général. Il jeta un regard au mort et souffla entre ses dents :

"Quel gâchis".

Claquant des doigts, sa monture vint à lui. Se mettant en selle, imité par le reste de sa troupe, ils partirent au galop en directions des plaines de Cania.
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:49

La Caravane de Nephtys , suite et fin .


Chapitre 5 : Par le sang



Grianan et son compagnon Lainn, penchés sur leur bureau, étudiaient les cartes des alentours. Vallen était arrivé deux jours plus tôt au quartier général. Il leur avait annoncé, l'air contrit, que le temps de leur prospérité était fini. Il leur raconta comment, à cause de l'officier de la milice, ils avaient dû, avec toute sa troupe, abattre les soldats. La promise à Iop et le promis à Sacrieur avaient décidé d'organiser directement la défense de leur retraite. Car ils étaient certain qu'on n'en resterait pas là, et que Allister ne tolèrerai pas que des mercenaires éliminent impunément ses soldats. Heureusement que le promis à Ecaflip avait eu la présence d'esprit de faire rappeler tous les mercenaires. Depuis son propre retour, ils ne cessaient d'en arriver. Une éclaireuse était revenue le matin même pour annoncer que les troupes du roi étaient en marche vers leur refuge. Ils avaient déjà investi leur demeure à Astrub. Elle estimait qu'ils seraient à leur porte le lendemain au soir. Déjà, Grianan avait décidé de ne plus compter sur les hommes qui manquaient à l'appel. Des cadavres ou des traitres, qui avaient donné leur position à l'armée. Mais ces quelques lames lui manquerait. D'une quinzaine d'hommes, en trois ans d'existence, la troupe de Grianan avait quadruplé. Des désœuvrés, d'autres déserteurs, qu'ils soient de l'armée d'Amakna ou d'une cité, tous avaient adhéré à l'idéal de Grianan. Parler par l'acier, pour le peuple, mais avec la liberté et l'or en échange.

Pour l'heure, l'enjeu était la survie. Ayant fini d'établir leur ligne de défense, avec suffisamment de ressource pour tenir un siège, Grianan fit le choix qui, peut-être, fût le plus dur de sa vie. Elle se tourna vers son amant et son expression se fit dure, alors que son cœur lui hurlait de ne pas agir de la sorte. Elle décida de montrer qu'elle méritait son titre de Dame d'Acier.

"Lainn, en tant que second maître de ce clan, je vais te confier une mission de la plus haute importance. Prends quatre hommes de confiance avec toi. Parmi les anciens bien sûr. Et partez d'ici dans l'heure. Dans deux jours au plus tard, l'armée sera ici. Cela m'étonnerait qu'ils nous laissent nous rendre. Nous mourrons probablement tous.

Voyant qu'il allait protester contre cet ordre, elle leva la main et continua :

"Inutile de contester cet ordre. Notre clan, notre idéal doit survivre. Ne pas mourir par l'erreur d'un seul. Tu dois partir.

- Mais, et toi ? Tu es l'âme de notre troupe. C'est toi qui devrais fuir !

- Non pas. Car mes frères savent qui dirige ici. S'il ne me trouve pas, ils me feront traquer, et le reste de nos hommes avec. Si tu fuis, le clan aura peut-être une chance. Et peut-être que mes frères auront encore assez de clémence envers leur sœur pour demander ma grâce à Allister"…

Se rangeant à son argument, mais abattu pas le sentiment qu'il ne la reverrait plus jamais, Lainn saisit violemment Grianan dans ses bras, et l'embrassa.
Il prit ensuite ses affaires, et s'en alla donc, comme elle l'avait ordonné.

"Mon seul regret", pensa-t-elle, le regardant s'éloigner dans le couchant, sera de plus jamais chevaucher et me battre à tes cotés mon amour. "

Et ses yeux restèrent secs.

Le lendemain soir, les troupes du roi étaient là. Elles encerclaient la position retranchée des mercenaires, ne leur laissant aucune issue possible.
Attaquant à la tombée de la nuit, ils mirent le feu à la plaine aux alentours, pour être certains d'empêcher toute fuite et les hommes de Grianan de voir leur progression. Quand ils investirent leur refuge, tous se battirent comme des forcenés. Ils tuèrent des centaines de soldats. Les épées tranchaient les mailles des armures, faisant gicler des gerbes de sang. Des cadavres, souvent en morceaux, recouvrirent bientôt l'intérieur du quartier général de Grianan. Elle même se battait comme une possédée, corps et âme avec son épée, poussant des grands cris. Son second, Vallen, riait pour sa part, comme si on lui racontait une bonne blague. Un coup de taille ici, et une tête volait. Là, un estoc, et des tripes se répandaient sur le sol dans un bruit mou.

Mais au fur et à mesure, les soldats eurent le dessus. Ils étaient plus nombreux, des troupes fraîches venant sans cesse remplacer les morts, alors que les hommes de Grianan tombaient peu, mais la fatigue aidant, ils furent décimés.
Isolés, Grianan, Vallen et deux des anciens furent épargnés. Plusieurs dizaines de soldats moururent pour qu'on puisse prendre Grianan et son second vivants, ainsi que le souhaitait le roi. Ils furent donc amenés, au terme d'une nuit de bataille sanglante, à la geôle, attendant leur jugement.


Chapitre 6 : Par les larmes



"Grianan, fille de Freydaster, ancien intendant des armées d'Amakna, sœur du général des armées Alexen et Drain conseiller du général, vous avez été reconnue coupable des crimes de lèse-majesté, d'assassinats, d'entretien d'une troupe armée sur les terres du royaume sans autorisation du roi et de désertion de l'armée royale. Vos trois subordonnés, ici présents, le sire Vallen, le sire Rathir, et le sire Duncan, sont reconnu coupable des même crimes.
Eu égard aux lois du royaume et des crimes que vous avez commis, la peine devrait être la pendaison. Cependant, notre bon roi Allister, reconnaissant les bons et loyaux services que votre défunt père et vos frères ont rendu à la couronne, il a décidé de faire preuve d'une grande clémence à votre encontre.
Vous vous verrez donc, vous et vos trois compagnons, emprisonnés à vie dans les geôles du château. Vous serez également exposé en place publique lors de l'annonce officielle de votre sentence, pour que le peuple d'Amakna sache ce qu'il advient des criminelles dans ce royaume."

Le héraut tapa sur le sol avec le morceau ferré de son bâton, scellant ainsi le destin des trois hommes et de la jeune femme. Pliés, tenus immobiles par les jougs sur leurs épaules, ils ne purent qu'écouter silencieusement la sentence. Luttant contre l'entrave, la jeune femme jeta un regard sur l'assemblée, prête à prendre la parole pour leur montrer à tous où était le vrai courage et où le vrai crime.
Allister se tenait raide sur trône, détournant le regard de celui de la fille d'un homme qu'il avait considéré comme un ami. Debout un peu en retrait, Fallanster, le frère du roi, parlait à voix basse avec deux hommes qui semblaient identiques l'un à l'autre. La gorge de la jeune femme se noua à la vue de ses frères. La dernière conversation qu'elle avait eu avec eux s'était soldée par une dispute, qui finalement avait conduit à cette dramatique situation. Ceux-ci, captant sans doute son regard, se tournèrent vers elle. Voyant leur visages impassibles, indifférents, Grianan sentit son cœur se briser.
Dès le départ, La jeune femme avait su que son destin était scellé, mais sa fierté lui avait interdit de se rendre, et elle s'était battue jusqu'au bout pour son clan. Ses frères d'armes, morts au combat. Ses trois compagnons, à ses cotés. Son amant, exilé quelque part, se terrant pour la survie.
Cette dernière découverte fut le coup de grâce, et, en dépit de sa fierté et de sa volonté, elle laissa couler ses larmes, de rage et de désespoir.

Peut-être que cette démonstration sentimentale adoucit l'humeur d'Alexen et Drain. En tout cas, ils vinrent la voir dans sa cellule le matin, avant la publication du jugement et l'exposition sur la place publique, à la merci de la colère du peuple. Ils y restèrent jusqu'à ce que les gardes vinrent chercher les prisonniers dans leurs cellules. Nul ne su quelles paroles ils échangèrent alors, mais, quand les frères de la Dame d'Acier ressortirent, leurs yeux étaient rougis, et leur air résigné parlait pour eux. Grianan allait moisir ici jusqu'à la fin de sa vie. Car nul ne pouvait se soustraire à la loi du royaume…

Un peu avant midi, les quatre prisonniers furent conduits sur une estrade sur la place de la fontaine du village d'Amakna. On avait fait revêtir à Grianan une grande robe blanche. Les autres portaient encore leurs vêtements couverts de sang depuis la bataille dans leur refuge de Cania. La foule amassée là, poussa des clameurs en voyant Grianan ancien officier de l'armée du roi, enchainée et trainée en publique, sous un joug. Malgré le temps passé dans l'ombre, le peuple connaissait encore la demoiselle aux cheveux blonds, qui avait été un modèle pour les femmes désirant devenir officier des armées. Elle était une héroïne et la voir ainsi, humiliée mais marchant tout de même d'un pas fier et assuré, les révoltaient. Mais certains, bien dissimulés parmi l'assemblé, ne réagissaient pas. Un sacrieur, vêtu comme un simple paysan, regardait attentivement la scène. Il mourrait d'envie de libérer la jeune femme, mais il ne pouvait intervenir. Pourtant, ses poing étaient si serrés que ses jointures blanchirent. Son sang bouillait dans ses veines, et toute son âme lui hurlait intérieurement de sauver son amour. Mais il ne fit rien. Gardant un visage impassible, il attendit.

Le héraut du roi tapa trois fois de son bâton sur le plancher de l'estrade et énonça à nouveau le jugement. La foule se tue en entendant de quoi Grianan était accusée. Puis soudain, un cri retentit dans la foule :

"A mort ! A mort les traîtres !"

Puis d'autres. Les uns déploraient la perte d'un proche pendant la bataille de Cania, d'autres avaient simplement soif de sang. Ils réclamaient le sort que le roi avait décidé de leur épargner. Des projectiles commencèrent à voler en direction des prisonniers. Une tomate vint s'écraser sur le visage de la jeune femme. Dégoûté, Lainn ferma les yeux, son cœur et ses oreilles à ces cris odieux, à ce mensonge, à ce spectacle. Et soudain, il se passa comme un miracle. Grianan, sa belle et forte Grianan, pourtant humiliée et souillée, prit la parole, et fit taire la foule en colère.

"Peuple d'Amakna, que votre colère après nous est vaine. De toute manière, nous allons croupir dans nos cellules jusqu'à notre mort. Je ne nie aucune des accusations portées à mon encontre. Mais jamais, nous, libres mercenaires, n'avons trahi le peuple amaknéen. Jamais nous n'avons tué un innocent. Jamais nous n'avons attaqué qui ne nous avait attaqué avant. Nous sommes déserteurs, c'est vrai, mais nous continuons à servir à notre manière. Nous avons tué les troupes de l'armée royale dans notre refuge, car ils sont venus pour nous tuer. Nous nous sommes défendus.

Aujourd'hui, malgré le joug, je reste libre. Je n'ai aucun regret, car je sais que j'ai toujours vécu justement. Alors, adieux peuple d'Amakna, adieux mes chers compagnons, adieux mes frères. Mais si je ne suis plus Grianan, je resterai à jamais la Dame d'Acier !"

Ces derniers mots mirent Lainn dans une telle rage qu'il se décida à agir. Enlevant son capuchon de devant son visage, il appela sa bien-aimée à plein poumons, pour lui montrer sa présence. Elle tourna un regard paniqué vers lui, le repérant tout de suite dans la foule. Tout se passa alors très vite. Les gardes, comprenant qu'ils avaient affaire à un mercenaire encore en liberté, se précipitèrent sur la foule pour l'arrêter. Une panique générale gagna l'assemblée, noyant le promis à Sacrieur. Les soldats ne le virent pas ressortir de la mêlée, loin derrière. Il profita de la confusion qui régnait pour se concentrer quelques instants, et lança un sort d'attirance sur la jeune femme, qui fut soulevée des planches et traversa l'assemblée en une fraction de seconde. Il trancha ses liens avec une dague et, s'apprêtait à recommencer pour sauver Vallen, Rathir et Duncan, quand un garde remarqua que Grianan avait disparue. Il poussa alors les trois prisonniers derrière l'estrade, au sein des autres gardes, hors d'atteinte. Voyant qu'il était trop tard pour également sauver ses compagnons, Grianan, dans un geste de colère, fit appel au pouvoir que Iop lui avait conféré, et fit tomber raide mort l'homme qui venait de l'empêcher de libérer trois de ses derniers camarades. Lainn l'entraîna alors loin de la place, et ils s'enfuirent, en compagnie des quatre autres mercenaires qui s'étaient enfuis aux coté du sacrieur, sur ordre de la Dame d'Acier. Ils disparurent rapidement au loin, personne ne pensant à se mettre à leurs trousse. Vallen et les autres, même emprisonnés, affichaient un sourire de triomphe sur leur visage. Ils furent ramenés au fin fond de leur geôles, pour toujours.
Quant à la Dame d'Acier et ses compagnons libres, il n'en resta plus qu'un nuage de poussière au loin...



Grianan, le petit soleil,
Dame d'Acier, aux yeux gris,
Toi qui nous as montré à tous la voie,
Toi qui es notre guide,
En exil tu es partie.

Pour combien d'années,
Où donc es-tu allée,
Quand nous reviendras-tu,
Et avec quelle épée ?
Car tu ne pardonneras jamais.

C'est sous un nouveau nom,
Plus dur, différent,
Inconnu en ces terres,
Que nous nous lèverons,
A ton appel, quand viendra l'heure.

Nous serons à tes cotés
Nous aurons prêté serment,
Par l'Acier,
Grianan…


[HRP] Forum de la Caravane des Nephthys : http://nephthys.realbb.net/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 1:57

Les larmes Aphya , Clan non-officiel . De Raval .

(il ne s'agit pas vraiment ici d'une histoire , n'ayant trouvé dans leur bibliothèque qu'une présentation brève de ces messieurs... Et au vu de l'endroit je n'ai pas préféré rester plus longtemps... Gare à vos bourses . )

Récits contés par Wu-Xia , cerveau .
Ce parchemin est l'unique propriété du clan des Larmes Aphya .



Salutations voisin !


J’imagine qu’en venant ici, tu sais quels risques tu encours ? On n’est pas des enfants de cœur p’tit gars !
Qu’est-ce que tu t’imagines, que tu peux venir ici avec ta gueule enfarinée et ta bourse rebondie et qu’on va te suivre comme de gentils toutous à leur mémère ?

Va falloir que tu te mettes ça bien au fond du crâne : on t’aide parce qu’on le veut bien, c’est nous qui décidons du prix et ne t’imagine pas qu’on a la moindre obligation de résultat ! Si ça merde, chacun sauve ses fesses, j’irai pas me faire trouer la peau à ta place ! Par contre tu peux nous demander n’importe quoi, tant qu’on estime que le jeu en vaut la chandelle, on répondra présent.

Et c’est payable d’avance, au fait.

Tu me dis que t’as pas confiance ? T’as bien raison ! Mais en même temps, si t’as besoin de nous, va bien falloir que tu te plies à nos règles. Et sache qu’aucun service n’est gratuit, on saura toujours se faire payer en retour. Se frotter à la pègre d’Amakna, c’est pas anodin !


Quoi ? Faire partie de la famille ? T’es encore plus loin du compte ! Personne n’intègre directement notre petite organisation sans une sévère sélection. Déjà, va falloir prendre du muscle, parce que les bleus qui tètent encore leur mère, ils ont pas leur place ici, à part pour récurer les chiottes. Ensuite, va falloir que tu nous plaise. Si t’as pas au moins 5 d’entre nous pour te recommander, c’est même pas la peine d’essayer. Et tôt où tard, faudra que tu nous dise d’où tu viens et pourquoi tu veux absolument nous rejoindre. Parce que les gens de la famille, on sait d’où ils sortent, pas vrai ?


Mais non, arrête de trembler, je vais pas te dépouiller ici et maintenant. J’suis un commerçant comme un autre ! Enfin, pas vraiment comme un autre, mais j’suis commerçant, quoi ! Et un commerçant qui détrousse ses clients, ça fait pas du bien à sa réputation. Tant que tu seras réglo, que tu payeras tes dettes et que tu feras pas d’histoires, tout ira bien pour toi. Tu verras, on va bien s’entendre toi et moi !

Ah oui, au cas où tes oreilles seraient trop bouchées : on est les Lames Aphya. Et on se vexe très vite quand on nous confond avec la concurrence…

A la revoyure petit, et pense à cacher ta bourse mieux que ça, c’est mal famé dans le coin!



[HRP] Forum du clan des Lames d'Aphya : http://aphya.realbb.net/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:01

Le clans des Sélénytes , clan officialisé , sous l'égide de la gardienne Hécate .


Récits contés par Enayar , Grand Maître Dezhâmes .
Ces manuscrits sont l'unique propriété de la bibliothèque Sélényte .


...Tout commença il y a si longtemps que peu d'amaknéens s’en souviennent encore…
A cette époque l'ombre des dragons sillonnant le ciel se projetait sur l’astre de la nuit qui apparaissait rougi par le sang des différents idéaux qui tentaient de survirvre. Des affrrontements éclataient en tous lieux et rien ni personne ne semblait plus en connaître la cause. La traîtrise et la félonie régnaient en maître.
Il était fréquent de traverser des villages décimés dont les habitants avaient été massacrés sans aucune pitié par les hordes s’affrontant. A cette époque les enfants apprenaient à grandir dans ce monde si cruel qu’ils ne sourcillaient même plus lorsque leur jeune regard se posait sur un corps mutilé, empalé voire pire. Il avait appris à partager leurs univers avec cette barbarerie, même le vol des dragons au dessus de leur tête ne les impresionnaient plus.
Le plus barbare d’entre tous fut sans doute Volhe Deuhmort. Connu pour sa rare cruauté, n’avait-il pas assassiné ses propres parents alors qu’il n’avait que 5 ans.
Rendu au cercle de puissance le plus haut qui ne pourra jamais exister, il était devenu ce vieux mage qui avait arraché tant de secrets sous la torture.
Pourtant, las de ce chaos, il lança un soir un sortilège si puissant que Terra Amakna en trembla. Le sol s’ouvrit engloutissant sans pitié les hordes les plus cruelles et ce fut le silence…
Accablé par son geste, le vieux mage lança un contre sortilège qui eut pour effet d’épargner les deux dernières cités encore debouts Bonta et Brâkmar. Disposant chacune de leur propre alignement les anges bontariens et les démons brâkmariens.
Le vieux mage jugea qu’il serait dès lors intéressant de les observer afin de tirer des leçons de leurs erreurs pour qu’un nouvel alignement puisse naître. Cette idée fit son chemin en d’autres contrées mais ne vit jamais sa réalisation dans l'univers régie par la gardienne Hécate et pour cause… : Volhe Deuhmort mourut en emportant ses espoirs et son projet dans sa tombe.

Les siècles passèrent, les bontariens et les brâkmariens continuaient à se livrer des batailles sanglantes et sans merci.
Un matin de printemps, Self-service, un jeune Crâ de la cité de Bonta qui luttait quotidiennement pour sa survie chassait les sangliers dans les plaines de Cania. Au détour d’un chemin alors qu’il pistait un énorme sanglier, il fut pris en chasse par une horde de brâkmariens.
Courageusement il en affronta quelques uns dans un combat inégal. Il fut étonné de sa victoire, très mal en point cependant il entendait les autres s’approcher, ils seraient bientôt là et cette fois il ne se sentait plus la force de lutter. En voulant leur échapper après un dernier combat très éprouvant, le jeune Crâ senti le sol se dérober sous ses pieds. Il tomba longuement dans le vide, il voyait déjà son corps se disloquer au dur contact de la roche lorsqu’il atterrit mollement sur un tas de peaux de bouftous.
Un peu étourdi, il se releva et découvrit qu’il se trouvait dans une sorte de grotte aménagée en demeure. S’il avait été sur l’île des Wabbits, il n’en aurait été aucunement surpris, mais sous les plaines de Cania cela sortait de l’ordinaire.
Il entreprit silencieusement une inspection des lieux. Très vite, il comprit au contenu hétéroclite des étagères qu’il devait se trouver dans le repaire d’un quelconque magicien comme les fioles, alambics et différents bocaux contenant des ressources des plus étranges pouvaient en attester. La poussière et les toiles d’araignées devaient envahir ce lieu depuis des lustres.
Se déplaçant prudemment, il faillit pourtant tomber, il n’avait pas remarqué cette infractuosité dans le sol, il buta sur une pierre plus dure que ne le serait un craqueleur des plaines. Un peu contrarié, il retira les différentes peaux qui cachaient en partie la pierre pour y découvrir une série de dalles semblables en tout point à celles se trouvant près de l’unique chevalier d'Amakna qui permet de quitter son alignement.
En voulant finir de les découvrir complètement, il remarqua que la pierre centrale pouvait bouger, il la poussa dans un ultime effort espérant y découvrir quelque bien précieux ou quelques kamas. Le jeune bontarien déçu n’y constata que les restes d’un squelette et un talisman taillé dans la même roche que la pierre tombale. Il n’avait plus aucun doute sur le fait qu’il avait dû mettre à jour un tombeau. Machinalement il se saisit du médaillon, le gardant en souvenir de son expédition.
Le jeune aventurier voulu quitter cette antre mais à part escalader des centaines de mètres, il ne trouva pas comment il pourrait faire. Soudain il réalisa que quelque chose n’était pas normal en ces lieux. Aucune torche ne brûlait pourtant une lumière venue d’on ne sait où permettait d’y voir comme en plein jour. D’où provenait donc cet étrange éclairage ?
En y regardant de plus près, Self-service avisa une sorte d’escalier presque invisible, taillé dans la paroi rocheuse, rapidement il en gravit les marches et s’arrêta interdit. Un ingénieux système de pierres polies même très poussiéreuses permettait de refléter la lumière d’un étrange joyau en forme de lune à travers toute la salle. Une fraction de seconde à peine il pensa que cette pierre devait valoir son pesant de kamas, avec cela il serait à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours. Il renonça cependant à l’idée de s’en saisir, quelque chose lui inspirait au contraire de la respecter.
Harassé de fatigue, il arrangea rapidement quelques peaux à même le sol meuble de la grotte et s’y allongea pour s’endormir rapidement.

Etait-il en train de rêver, une voix feutrée prononçait son nom :

« Oh Self-service, soit attentif car ceci n’est pas un rêve comme ceux dont tu as l’habitude de faire. D’autres aventuriers avant toi ont foulé le sol de ma demeure et pour avoir voulu dérober ma source d’énergie y ont encore leurs restes. Depuis des millénaires mon âme est enfermée dans cette pierre en attendant d’être libérée pour que soit retrouvé l’esprit des Mercenaires et c’est à toi que revient le privilège de le posséder afin qu’un jour puisse naître enfin dans l'univers de la gardienne Hécate, le troisième alignement. »

A cet instant, le jeune Self service s’agenouilla dans son sommeil, comme s’il était réveillé c’est alors que le vieux mage se matérialisa soudain en un halo vaporeux, presque translucide et pourtant palpable, il tenait entre ses mains deux rouleaux de parchemins qu’il déroula soigneusement pour les présenter au jeune aventurier qui put y lire bien que ce fut rédigé en vieux amaknéen toute une série de commandements.
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:03

Le clan des Sélénytes , suite .

Les commandements sélénytes .




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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:06

Le clan des sélénytes , suite et fin .


...La magie opéra instantanément après qu’il eut lu toutes les lois qui seraient désormais les siennes. Le vieux sage satisfait de lire cette décision dans l’esprit du jeune homme lui présenta l’autre parchemin, il s’agissait en réalité d’une carte lui permettant de se situer enfin et surtout de pouvoir quitter cette sépulture.
Self-service s’éveilla, croyant avoir rêvé, lorsque sa main se posa sur les deux rouleaux de parchemins attachés ensemble par le talisman et posé à côté en évidence un fragment presque éteint de la pierre miraculeuse formait une pierre d’âme renfermant celle de Volhe Deuhmort, sorte de relique qu’il conserverait précieusement en souvenir.
Rassemblant ses affaires il se hâta de rentrer chez lui, dépêcha quelques tofus pour convier quelques amis, il leur narra son histoire et avec eux commença à constituer le "Conseil des Douze" (en hommage aux 12 dieux ayant atteint le célèbre Panthéon).

Et le conseil allait devenir le pilier du clan qu’il avait décidé de créer, les Selenytes, il choisit ce nom pour ne jamais oublier la forme matérialisée de l'âme de Volhe Deuhmort.

(Certains pourraient également penser qu'Hecate étant également la déesse de la lune, il y faisait donc référence.)



Tout se passait pour le mieux, les amaknéens arrivaient de toutes les contrées du Monde des Douzes soit pour étoffer le groupe de mercenaires, soit pour en demander leurs services.
Un triste jour cependant notre chef bien aimé fut rattrapé par son cruel destin. Alors qu'il se rendait seul dans le repaire secret de Volhe Deuhmort où il avait l'habitude de se rendre au moins une fois par mois, il entendit un cri perçant. A n'en pas douter la voix d'un enfant, et se retrouva face à une cruelle horde de bandits de grands chemins. iIs n'étaient que trois, mais étaient les plus puissants que la gardienne Hécate ait nourri en son sein. Il connaissait la légende des trois bandits des plaines de Cania dont la puissance était aléatoire...Avec des amis il les avait déjà combattus. Cette fois il était seul face à eux alors que ceux-ci s'en prenaient lâchement à un enfant de Brâkmar. Bien qu'il fût bontarien, au péril de sa vie il s'interposa entre les agresseurs et le jeune garçon. L'histoire oublie de nous en révéler le nom. Ce dernier se sauva aussi vite que ses jambes le lui permettaient pour aller chercher du secours vers Astrub, il avait reconnu la coiffe des Selenytes, très appréciés dans ce monde divisé et cruel.
Quand il se présenta au lieu dit, où tout amaknéen pouvait accéder pour y demander leurs services il narra rapidement le drame qui était en train de se dérouler à quelques kamamètres de là.
Aussitôt les selenytes présents s'équipèrent et partirent à la recherche de leur chef bien aimé. Arrivés sur le lieu de l'aggression ils ne trouvèrent que buissons cassés, herbes écrasées et traces de lutte sur le sol ainsi qu'un morceau d'arc cassé, mauvais présage. En battant les fourrés aux alentours ils découvrirent un morceau d'étoffe ensanglantée qui avait dû appartenir à Self. De moins en moins rassurés sur le sort de leur Grand Maître, les valeureux mercenaires continuèrent leurs recherches. C'est dans un bosquet, derrière quelques rochers qu'ils le trouvèrent enfin mortellement blessé, un eni tenta bien de le soigner, cependant il était presque exsangue et même un sacri ne pouvait lui rendre ce trop de sang perdu, il fallait se rendre à l'évidence : "Self était mourrant". C'est le jeune feca Enayar qui agenouillé à sa tête reçu ses dernières paroles, Self venait de lui confier la direction du clan. Ena comme tous l'appelaient lui renouvela son serment de fidélité et promit de se montrer digne d'une telle confiance, les larmes aux yeux il ferma ceux de son vénérable chef.
Très vite on décida de lui donner une sépulture juste au dessus du repaire de Volhe deuhmort. Il se passa alors au cours de la cérémonie un événement des plus étranges, le corps de Self lévita à quelques mètres au dessus de sa dernière demeure, enveloppé d'une aura si puissante qu'ils durent fermer les yeux pour éviter d'être aveuglés. Au même instant dans le quartier général des mercenaires, la relique, la pierre d'âme du vieux sage émis la même luminosité. Un craquement puissant retentit aux deux endroits à la fois et la lumière disparut.
Un long silence s'installa, suivi d'une brutale obscurité, puis, tout s'apaisa. l'âme de Self venait de fusionner avec celle de Volhe Deuhmort... C'est au cours de la nuit qui suivit, que le jeune feca s'éveilla soudain en sueur. Il écarquilla les yeux. Rêvait-il ?
Self était là devant lui, vêtu simplement de la panoplie des Selenytes. Il lui expliqua alors que par le fait du choix de l'emplacement de sa tombe, son esprit ne faisait plus qu'un avec celui du vieux sage et cohabitait dans la pierre d'âme sacrée. Il lui céda les pouvoirs, lui enonça quelques recommandations données par le vieux mage en personne, et lui confia l'avenir du clan en lui promettant d'y apparaître de temps à autre sous sa forme éthérée...

Une nouvelle légende venait de naître car depuis au cours de réunions ou de grands événements, le corps de Self se matérialise à la vue de tous...

Enayar a respecté sa promesse et le clan des Selenytes a continué de progresser. Ils seront bientôt prêts à prétendre au troisième alignement de leur univers en tant que Selenytes.
Jour après jour, semaine après semaine, aidé de quelques Maîtres, il a mis en place les différentes consignes exigées pour espérer obtenir les ailes selon les révélations faîtes par son regretté Grand Maître Ethéré, la nuit qui avait suivit son trépas.
Quelque part l'Esprit de Volhe Deuhmort surveillait sa progression.

Le 15 juinssidor 638, le voeu le plus cher de Self-Service venait enfin de se réaliser, les Selenytes sont devenus l'alignement Mercenaire de ce Monde.



[HRP] Forum du clan des Sélénytes : http://mercenaires.myfreeboard.net/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:10

Le clan de Nedora-Riem , de Sumens .

Clan officialisé .
Récits contés par Tehemin , Fondateur .
Ces manuscrits sont l'entière propriété de la bibliothèque des Nedoras .


Chapitre I : Un secret de dieux.



Par une chaude nuit de Juinssidor, alors que tout Amakna dormait, quelqu’un cria :
« QUOI ? COMMENT EST-CE POSSIBLE ? IL AVAIT DONC UNE SŒUR ? »
A la lueur d’une unique bougie de mineur sombre, un homme aux braies blancs comme la neige et à la peau tannée par le soleil venait de découvrir dans un livre poussiéreux un secret qui risquait bien de changer le Monde des Douze…
Des pas précipités firent soudainement grincer le vieil escalier qui menait au grenier de la bibliothèque d’Amakna. Apparu alors sur le seuil du grenier un hibou grassouillet que la rapide monté de l’escalier avait essoufflé.
« Maître Tehemin, vous êtes donc encore là ? Murmura le bibliothécaire entre deux souffles, qu’est ce qu’il vous a pris de crier comme ça ? Vous m’avez fait peur !
- Il en faut bien peu pour vous effrayer M. Stote…
- C’est que normalement les honnêtes gens dorment à cette heure là. Il est plus d'une heure du matin !
- C’est que je ne suis peut être pas si honnête que ça finalement… Au fait, je vous emprunte ce livre, je ne pense pas qu’il vous manquera beaucoup… »
A ces mots, Tehemin remit son ploukosse et rattacha sa cape sur ses épaules puis se dirigea vers l’escalier, le livre fermement tenu entre ses mains. En passant près de Harry Stote, il chuchota à l’oreille du pauvre hibou :
« J’oubliais, vous ne m’avez pas vu, je n’étais pas là et ce livre n’existe pas, compris ? »
Joignant le geste à la parole, le jeune homme fit légèrement glisser sa lame hors de son fourreau. Le bibliothécaire jeta un regard nerveux à la dague avant de répondre précipitamment :
« Ou… oui monseigneur, évidemment.
- Bien, que votre nuit soit douce… au revoir…»
Le sacrieur descendit rapidement l’escalier, franchit la porte de la bibliothèque et disparut dans la nuit sans lune, laissant le bibliothécaire seul au milieu du grenier éclairé par une bougie mourante.


« Thieffera ?... Thieffera ? »
Une jeune et belle disciple de Iop s’éveilla en sursaut dans son lit tandis qu’une voix caverneuse résonnait dans sa tête. Elle écarta de ses yeux une mèche de cheveux collée par la sueur et alluma une bougie. A la lueur de la flamme tremblante, elle constata avec amertume l’absence de son mari dans le lit conjugal. Mais où est-il donc encore passé ? S’interrogea-t-elle, mais elle n’eut pas le temps de sermonner mentalement son époux car la voix se fit plus violente encore.
« THIEFFERA !
- Oui ? Qui est-ce ? Murmura la jeune femme.
- Ton dieu, Iop, évidemment.
- Iop ? Thieffera, en bonne disciple, s’agenouilla immédiatement au nom de la divinité. Que puis-je faire pour vous ?
- M’écouter, pour le moment. Ton mari, guidé par sa déesse, a découvert un secret qui pourrait embarrasser certains dieux. Mais en ce qui me concerne, la découverte de ce secret m’arrange. Bien sur, Sacrieur et moi-même étions d’accord pour qu’il soit révélé au peuple d’Amakna, et c’est vous que nous avons choisit pour être nos portes paroles.
- Mais pourquoi nous ?... Nous ne sommes que deux modestes…
- Suffit, nous avons choisit, vous obéirez, que vous le vouliez ou non… Et puis, vous avez déjà une certaine expérience pour la mission que je vais vous confier…»
Iop parla encore longuement à Thieffera, lui révélant en partie la teneur du secret des dieux et lui expliquant ce qu’elle devrait en faire.
Au petit matin, lorsque la iopette ouvrit les yeux, le ciel était bleu et les pioux chantaient. Aurais-je rêvé ? Se demanda-t-elle. Mais un regard sur le beau sacrieur encore habillé allongé à ses cotés ainsi que sur le vieux livre poussiéreux posé sur la table de chevet lui confirma que les évènements de la nuit n’étaient absolument pas un rêve…


Chapitre II : Dans l’ombre de son sang.


Thieffera et Tehemin étudièrent de longues heures le vieux grimoire. Ce qu’ils en apprirent bouleversa leur vision du monde et la plupart de leurs croyances…

[Certaines pages étant illisibles et d’autres contenant des secrets trop dangereux pour être divulgués aux Amaknéens, une partie seulement de l’ouvrage a été transcrit ici. ndt]

« J’écris ce texte sur mon lit de mort, ma famille m’a renié sous l’influence de mon frère, mes amis et disciples ont tous été traqués et tués… Je suis donc la dernière détentrice de mon savoir. Afin que ma disparition ne marque pas le glas de mes idées et de mes principes, j’inscrirais ici tous ce qui fait de moi ce que je suis. Ce livre sera placé en sureté à la bibliothèque d’Amakna, puisse-t-il tomber entre de bonnes mains…
[…] Ainsi naquis-je par une nuit de pleine lune. Cela marqua mon destin aussi surement que mon nom et celui de mon frère, Riem, marqua le destin du Monde des Dix*.
Petite, déjà, j’étais en marge de ma famille. Mon père, sculpteur modeste de sa région, n’avait d’yeux que pour mon frère aîné. En effet, Kenera étant né sous le regard protecteur de la déesse Feca, il maniait avec aisance tous les types de bâton que notre géniteur pouvait tailler, à l’immense plaisir de ce dernier. Je n’ai que peu de souvenir de ma mère, c’était une femme effacée, toujours aux fourneaux et elle mourut avant que je ne fête mon sixième printemps. Lorsqu’il faisait beau, je me rappelle que l'on s’entraînait de longues heures dans la cour de la maison mon frère et moi. Il avait souvent le dessus car à l’époque je ne frappais pas assez fort pour briser ses boucliers… avec le temps, ça a changé…
[…] Je ne sais pourquoi mon frère a toujours eu cette réputation de duelliste chevronné… Peut être parce que je ne me suis jamais publiquement mesurée à lui et que personne n’a pu comparer notre puissance… On disait qu’il était imbattable… Pourtant moi je le battais. Iop m’avait donné sa force pour que je le serve fidèlement. Ma lame tranchait mes ennemis aussi surement que le feu brûle la peau, je bondissais plus haut et plus loin qu’aucun des autres disciples de mon dieu et sa sainte colère parlait à travers mon bras. Mais ça, c’était avant la trahison…
[…] Alors que la guerre entre les deux citées rivales de Bonta et de Brakmar éclatait, Kenera décida de se retirer du monde. Je ne compris pas immédiatement sa réaction, en effet, une guerre signifiait pour des individus comme nous plus de combats avec plus d’enjeux ainsi que des moyens de s’enrichir rapidement… Je me rendis compte bien plus tard que la vraie raison qui le poussait à s’exiler n’était pas celle qu'il m’avait donné : échapper à l’abomination des sanglants massacres dans les villages de notre enfance; mais découlait en fait de sa peur, sa peur du changement, sa peur de l’inconnu et du risque et plus encore, sa peur de souffrir. Mon frère s’est toujours positionné comme un pacifiste, mais en fait c’était un lâche ayant peur de tomber un jour sur plus fort que lui et de mourir…
Quoiqu’il en soit, je le suivis dans son exil. Près d’une décennie passa pour qu’il se décide enfin à affronter le monde. Une décennie passée à parcourir les coins les plus reculés du Monde des Onze*, à en découvrir tous ses secrets, une décennie passée à s’entraîner contre les monstres les plus puissants ayant jamais foulé la terre...
Mais notre réapparition fut si spectaculaire; mettre en déroute à nous deux des troupes brakmariennes et bontariennes qui avaient refusé de cesser le combat lorsque mon frère leur avait ordonné; que les dieux eux-mêmes s’intéressèrent à nous. Nous fûmes donc convoqués au tribunal divin pour juger nos actes. Après de courtes délibérations, les dieux approuvèrent la création de notre groupe de mercenaires, les Keneras-Riem. Le conflit Bonta-Brakmar devait donc compter avec une nouvelle faction totalement neutre.
[…] Les dieux avaient toléré la création de notre clan car ils avaient bien senti que mon frère était faible et facilement manipulable. Ils souhaitaient de plus faire une faveur à la déesse Feca qui n’avait pas la chance de compter de grands héros de guerre parmi ses disciples. Ainsi Kenera fut choisit à mon dépend pour mener les mercenaires et pour former les jeunes générations…
[…] Suite à une dispute avec mon frère à propos de son oisiveté dans le conflit, je me mis à former mes propres apprentis. Je leur inculquais ma façon de voir le mercenariat : un métier où la pitié et la générosité n'ont pas leur place, où seul l’honneur personnel et les kamas dictent nos pas et où on est libre de nos décisions sans être le jouet d'un quelconque gouvernement. Mais Iop, suite à son accord avec Feca, m’ordonna de cesser de former les Nedoras, comme on les appelait déjà. Comme je refusais et que mon dieu n’a qu’une parole, il avertit Feca et Kenera de mes agissements. A partir de ce moment ma vie bascula. Aidé par sa déesse protectrice, Kenera et ses apprentis traquèrent et massacrèrent mes disciples après m’avoir reniée.
[…] Il y a peu de temps, Sacrieur est entrée dans mes songes. Touchée par le sacrifice que j’ai accepté en refusant d’obéir à Iop afin de défendre mes idéaux, elle me promit que j’aurai ma vengeance sur mon frère. Elle m’avertit néanmoins que sous la pression de Feca, Iop m’avait effacée de la mémoire collective…
[…] Ainsi s’éteint Nedora Riem, oubliée de tous. Mais afin que mon histoire perdure à travers le temps, je laisse cet ouvrage aux générations futures et j’y joins mon enseignement que j’espère le plus complet possible au vu de mes forces déclinantes… »

[Suit des secrets qui ne seront pas divulgués ici puis des lignes écrites d’une main tremblante et frappées par la folie liée à l'isolement de l’auteur du livre, Nedora Riem elle-même. ndt]

(*) :
A la création du monde, seul 10 dieux étaient présents (Feca, Eniripsa, Sadida, Iop, Xelor, Osadomas, Sram, Enutrof, Cra, Ecaflip). Le monde est donc le monde des Dix.
En l'an 11, la déesse Sacrieur entre au Panthéon. Le monde est donc le monde des Onze à partir de ce moment.
En l'an 636, la déesse Pandawa entre au Panthéon, après la création du pont reliant Astrub à Pandala. Le monde est désormais le monde des Douze.
Voilà, pourquoi dans le récit de Nédora notre monde porte différent nom.
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:17

Le clan de Nedora-Riem , suite et fin , Annexe et chronologie .


Chapitre III : Ainsi naquit un nouveau clan.

Pendant plusieurs mois, Thieffera et Tehemin s’imprégnèrent des concepts et des enseignements de Nedora. Jusqu’au jour où ils décidèrent que le clan auquel ils appartenaient, le clan de Kenera-Riem, n’était plus digne de leur présence et qu’ils allaient refonder le clan de Nedora Riem. D’un même pas, ils se dirigèrent vers les bureaux des Maîtres Keneras et y déposèrent leurs démissions.
Peu de temps après, alors que les autres Maîtres Keneras suivaient leur exemple pour diverses raisons et que le clan de Kenera-Riem s’effondrait sur ses fondations trop fragiles, Iop décida de se mêler une nouvelle fois de la vie des deux jeunes gens. Trop content de prendre sa revanche sur Feca qui l’avait empêché de montrer une nouvelle fois la valeur de ses disciples, le dieu au grand cœur renvoya sur Terre un de ses serviteurs les plus fidèles afin qu’il aide le jeune couple à réaliser leur grand et ambitieux projet.
Ainsi Alcatraz fut arraché du monde des morts pour aider les vivants. Mais ce disciple de Iop n’était pas seulement un bon serviteur de son dieu, il était aussi le premier des Nedoras, formé par Nedora elle-même.
Quelle ne fut pas la surprise des deux mercenaires lorsqu’un éclair frappa le sol de leur chambre pendant une de leur séance quotidienne d’entraînement. La poussière se dissipa lentement, laissant d’abord apparaître la lame d’une épée et une paire de bottes puis progressivement se dessina la silhouette musclée d’un iop.
« Iop m’a envoyé afin de vous aider à reconstruire le clan de mon maître, Nedora, annonça Alcatraz de sa voix claire mais puissante, et sa volonté sera faite ».
Après une courte présentation et un résumé de leurs avancées dans la fondation du clan, les trois premiers membres du Conseil des Anciens se mirent immédiatement au travail dans l’espoir qu’un jour les Nedoras-Riem arpentent librement la dimension du protecteur de Juinssidor, Sumens.


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Annexe :


Le livre de Nedora, Dans l'ombre de son sang, est conservé dans son intégralité par le Nedora du Passé Tehemin. Il est la base de toute la philosophie du Clan de Nedora-Riem et y sont consignées toutes les règles, cérémonies et épreuves que Nedora nous a léguées.
Pour plus d'informations a son sujet, veuillez le contacter uniquement par tofus privé via ces bureaux.

Note, Tehemin et Thieffera ne sont plus ensemble depuis la rédaction de ces lignes.

[HRP]Veuillez m'excuser pour la présentation, les tabulations ne fonctionnent pas (en tout cas je n'ai pas réussi a les mettre). Elle sera retravaillée dans les jours a venir.
Si vous rencontrez des fautes, merci de m'en tenir informé via mp en indiquant précisément le passage concerné.[/HRP]


--------------------------------------------------------------------------------

Chronologie :



-07 Fraouctor 10, incarnation de Nedora dans le Monde des Dix.

-12 Septange 26, Bataille de "l'Aurore Pourpre" durant la guerre Bonta-Brakmar.

-?? Juinssidor 37, mort de Nedora, seule dans une caverne isolée.

-26 Martalo 637, renaissance du clan de Kenera-Riem.

-27 Juinssidor 637, Tehemin découvre le livre de Nedora, Dans l'ombre de son sang en effectuant des recherches a la bibliothèque d'Amakna.

-28 Fraouctor 637, Thieffera et Tehemin démissionnent de leur poste de Maitres Keneras.

-01 Septange 637, le clan de Kenera-Riem s'effondre.

-04 Septange 637, Alcatraz est renvoyé dans le Monde des Douze par Iop afin d'aider dans le projet de fondation du Clan de Nedora-Riem.

-07 Octolliard 637, les recrutements sont officiellement ouverts pour le clan de Nedora-Riem.

-27 Octolliard 637, Cerinte et Pass-Tayle sont reveillés d'un sommeil de plusieurs siècles par la fondation du Clan de Nedora-Riem. Ils sèment terreur et mort sur leur passage dans le but de détruire le clan.

-29 Octolliard 637, Cerinte et Pass-Tayle sont vaincu après un combat les opposant aux Nedoras aidés de la population du Monde des Douzes. Ils disparaissent, un profond regret sur leurs visages.

-15 Javian 638, Alcatraz réaménage la maison des mercenaires d'Astrub afin de faciliter l'activité des Nedoras.

-04 Flovor 638, la semaine du mercenariat est la première grosse animation des Nedoras.

-23 Flovor 638, un accord entre le Conseil des Anciens et quelques Ombrumes menés par ShaniaWolf permet à celle-ci de rejoindre le Conseil et aux Ombrumes le souhaitant de devenir Nedoras.

-8 Juinssidor 638, les Nedoras sont officialisés.

-25 Fraouctor 638, le Clan organise sa seconde semaine du mercenariat, en l'honneur de ses un an d'existance.

-31 Fraouctor 638, Maellviana rejoint le clan au rang d'ancienne pour donner vie au projet artisanat-Nédora.

-16 Novamaire 638, ShaniaWolf devient Nédora du passé à sa demande.


[HRP] Forum du clan des Nedora-Riem : http://nedora-riem.forumperso.com/ [HRP]


Dernière édition par Cadael le Sam 27 Juin - 2:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:20

Le clan Allieurs , Menalt .

Clan non officialisé
Récits contés par Divine-Wind , Légende Allieurs .
Ces manuscrits sont l'unique propriété de la bibliothèque du clan Allieurs .



Manar était le cadet d'une famille de 3 garçons. Ses 2 frères étant jumeaux ils avaient une certaine complicité que le jeune garçon n'avait pas avec eux. Mais cela n'a pas empêché un évènement important d'arriver dans cette petite famille pourtant si singulière.

Ces 2 frères en grandissant commençaient à s'opposer de plus en plus, tout en gardant cette complicité qui les unissaient. Et au milieu le petit Manar ne savait jamais lequel choisir tellement il les aimait.
Cet affrontement prit une plus grande ampleur encore lorsque l'un des 2 frères décida de rejoindre les rangs de l'armée bontarienne tandis que l'autre décidait de servir la volonté de Rushu et de l'armée brakmarienne. C'est à ce moment là que ce lien si particulier qui unissait les jumeaux fut brisé ... et la destinée de Manar prit vie à ce même moment.

Ne voulant plus s'adresser la parole l'un l'autre, ils décidèrent tout simplement de couper les ponts. Ils entrèrent donc chacun dans leur armée respective. Leur but étant évidemment de prouver à l'autre qu'il avait tord sur son choix.

La grande guerre opposant les 2 cités rivales faisait rage à cette époque. Les combats étaient très fréquents et plus violents les uns que les autres. Chaque camp tentait de déstabiliser l'autre en trouvant de nouvelles techniques d'approches. Elle eurent donc rapidement leur propre clan d'assasins, combattants aguerris aux ruses sournoises et aux attaques en traitre.



Les généraux des 2 cités savaient que dans leur rang existait un guerrier ayant pour frère un soldat du camp adverse. Elles eurent alors la même idée : utiliser chacune les frères de Manar pour tenter de saborder les plan ennemis. Le frère brakmarien eu donc pour mission de se réconcilier avec son frère pour transpercer les défenses bontariennes, et évidemment le frère bontarien du faire de même pour sa cité. Ils acceptèrent tous deux, pensant pourvoir facilement duper l'autre.

Les 2 étant jumeaux ils avaient un physique similaire en tout point, et ayant la même haine l'un pour l'autre, le combat qu'ils menèrent ne pouvait avoir qu'une seule issue. Après une lutte acharnée et longue, les 2 succombèrent de leurs blessures. Ainsi fut sceller leur destin si stupide.


Manar et sa mère apprirent bientôt la nouvelle et tombèrent tous deux dans une profonde tristesse. Ses frères qu'il aimait tant étaient morts, Manar ne pouvait y croire. Il ne voulait y croire.

Bien qu'encore jeune, il avait entendu parler de ses œufs magiques, les Dofus, que tout le monde convoitait tant. Il se dit alors que si lui arrivait à les réunir, il pourrait exaucer son vœu comme le disait la prophétie, et ramener ses frères à la vie.

Mais malgré toute sa bonne volonté, Manar ne pouvait lutter seul face aux Bontariens, Brakmariens ou autres mercenaires et brigands qu'il croiserait forcement sur sa route. Il avait donc besoin d'aide.



Il imagina alors un groupuscule de l'ombre, non pas par ses intentions, mais par sa discrétion. Il espérait réunir des guerriers qui n'avaient aucune cause sous la sienne : la fin de cette guerre.

Sa volonté étant de rapprocher les peuples, il décida de nommer son futur groupuscule : Allieurs. Allier et rallier toutes les communautés sous un même étendard afin d'annihiler toute volonté de nuire au peuple. Telle était désormais la volonté du jeune Manar.

Il commença donc par parcourir les cités neutres et non ralliées au 2 cités ennemis afin de trouver des compagnons. Et il en trouva ... peu. Cependant, leurs qualités et leur loyauté étaient indéniables, tous autant qu'ils étaient.
Le petit groupe commença doucement à faire parler de lui, et sans arriver aux oreilles des bontariens et brakmariens, il continuait à sévir parmi les dissidents du peuple, en toute discrétion, comme Manar le voulait.

Aujourd'hui, ce clan est prêt à éclore, et toute forme de résistance qu'il rencontrera sera détruite.

Soyez prêts.


[HRP] Forum du clan des Allieurs : http://allieurs.forumsactifs.com/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:25

Le clan de Kyn'Mes , de Menalt .

Clan non-officialisé .
Ecrits contés par LeNinDuTemps . Grand Maître .
Ces écrits sont l'unique propriété du clan des Kyn'Mes .


Il y a très longtemps sur l'île de Moon, vivait une tribu indigène dont les membres étaient coiffés de Fourbacoiffes. Il y avait, dans cette tribu, un enfant portant une terrible légende. L'enfant devait devenir, dans le futur, chef d'un terrible clan de mercenaires. Il grandit...

Après avoir était éduqué à l'art du combat, il devait maintenant augmenté sa capacité intellectuelle dans une université en ville. Il prit donc un bateau pour Masterdam...

Arrivé au port, l'enfant, maintenant devenu adolescent, rencontra un étrange homme vendant une cape soi-disant miraculeuse. L'adolescent, émerveillé, échangea son collier de Trukikol Mort en échange de cette cape, une Boufteuse apparement...

L'éduquation de l'adolescent terminée, il revint sur son île natale. Arrivé sur place, la surprise fut totale : tous les membres de sa tribu étaient morts, assaillis par un groupe de Gloutovores...

L'adolescent atteint d'une grande tristesse, retourna en ville pour noyer son chagrin dans une taverne. Un vieil homme, entre deux bières, lui conta une légende à propos d'un enfant chef mercenaire...

Le lendemain, l'adolescent se remémora l'histoire du vieil homme, malgré un terrible mal de crâne, et décida de monter un clan de mercenaires. Il prit comme tenue officielle la coiffe traditionnelle de sa tribu ainsi que la cape qu'il avait troquée il y a quelques années. Il ne manquait plus qu'un nom... Kin'Mes... le nom de son père...


[HRP] forum du clan des Kyn'Mes : http://kin-mes.forumactif.us/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:28

Le clan de La Main , de Maimane .

Clan non-officialisé .
Récit conté par Kia' , Capitaine de La Main .
Ce manuscrit est l'entière propriété de La Main .


C’était la nuit à la taverne d’Amakna. Le patron avait laissé la salle ouverte plus longtemps que prévue pour ces derniers clients d’un genre un peu particulier. La pénombre envahissait l’endroit, seulement éclairée par quelques chandeliers épars.

Tout en frottant ses brocs de bière du geste sûr d’un grand habitué du nettoyage, le barmaid regardait ce groupe d’aventuriers qui discutait à voix basse. Ils étaient nombreux et arboraient tous un air fatigué mais concentré.

Tous réunis autour d’une même table se trouvaient d’un côté les représentants du clan mercenaire Sokrem-Kara, les disciples de Sirak et de son fils : Sokrem. Ceux là même qu’Aramis-Hokrem était venu visiter et aider à mettre en place il y a peu les règles de leur clan. Lemwow, theblackalchemist et beaucoup d’autres observaient leurs interlocuteurs. De l’autre côté, face à eux : les mercenaires du clan de la Main, symbolisé par la force du déminoboule et dont l’histoire se perdait dans les archives consacrées à la pseudo Déesse Discordia, représentés par Carabas, Laotzu, Kiara ainsi que d’autres membres qui écoutaient dans la pénombre.

La discussion portait sur le même sujet : la visite de Methuma-Gasse, envoyée de Fallanster pour inspecter les clans. Les deux groupes étaient d’accord : tous se sentaient trop jeunes encore pour assumer l’insigne honneur que serait la charge de devenir mercenaire de Fallanster. Et pourtant, la visite de l’Osamodas au service du frère du roi laissait présager que l’homme avait tourné son œil vers eux.

Qui ouvrit la discussion ? Peu importe, mais une seule idée occupait l’esprit de tous : Methuma voulait désigner un clan et aucun d’entre eux ne souhaitaient être lésés ou que son concurrent soit lésé. Car chacun s’estimait, malgré leurs différences et parfois leurs prises de bec.

«Donc vous venez ? » Demanda Carabas à Lemwow.

«Oui, tant que vous faites preuve de respect envers nous et nos coutumes. » Répondit celui-ci.

Carabas hocha la tête : «chaque mercenaire de la Main ici présent y veillera. »

«Nous sommes attachés à la symbolique traditionnelle des clans mercenaires, souvent représentés par le Klint, ce fameux chapeau, vous le savez. » Ajouta Lemwow.

«Nous ne le sommes pas, mais soit. » Répliqua Carabas.

Carabas soupira puis dévisagea son interlocuteur, un sourire goguenard et moqueur lui barrait le visage. «Un déminoboule avec un Klint… On aura vraiment l’air fin. » Lemwow s’esclaffa, la plupart des mercenaires dans la pénombre se retinrent aussi de rire aux éclats. Quelques poignées de main furent échangées, puis la bière fit le reste.


[HRP] Forum de La Main : http://lamain.forumactif.org/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:33

Le Clan Euristème , de Silvosse .

Clan non-officialisé .
Récit conté par Nemrod .
Ce manuscrit est l'unique propriété du clan Euristème .


Il n'y a pas si longtemps de sa, en l'an 559, un aventuré nommé Devoir naquît, ou plutôt re-naquît. Mais tout cela ne vous intéresse pas... si ? Bon et bien, dans ce cas.
Devoir, dans son ancienne vie fût un héros, un être extrêmement ouvert et dévoués aux amaknéens qui l'entouraient, un iop relativement puissant.
il accomplis de beaux et courageux exploit tels que:
Établir la paix entre Bontariens et brakmariens
L'assassinat d'une horde de gloutovores et de kanniboul
L'arrestation de padgref sans utiliser le moindre sort
L'apprivoisement d'un bouftou royal pour en faire sa boulout
Le meurtre du chef des canidés plus connus sous le nom de Meulou
Un jour . Ce jeune et vaillant disciple de Iop souleva la colère d'un disciple de Xelor "Denkos" cet excès de colère le poussa à l'attaque, avec l'aides des certains de ces amis: May-lyn, Balak-Jr. l'hors d'un acharnement des éléments il utilisait le feu pour frapper et son allier invoquât de maléfique créature afin de pourvoir tenir a distance un personnage qui etait pour lui, et sa réputation, dangereux. Quelques blessures plus tard Devoir décidât de rendre honneur à Denkos et mis fin au combat. Il pris une dague d'un blanc miroitant et la leva au cieux du mondes des douze, Denkos compris le message et parti l'achever sans ce méfier. c'est alors que Devoir planta sa dague dans le bras a Denkos afin de l'empoisonner, pris de rage, le disciple de Xelors envoya l'incarnation de la bonté en enfer.
Denkos mourras quelques mois plus tard pour "une raison inconnu" ont répondus les disciples d'Eniripsa
Des années de guerres passèrent, Devoir n'étant plus la ne pouvais plus contrôler les armées De Djaul et de Jiva, les armées commencèrent a oublier la sagesse de ce dernier pour laisser place à la rage et la colère de leurs fondateurs et pour entrer en combat interminable entre amaknéens.
Iop, regardât le 1er Javian 600 le monde des douzes afin de leurs souhaiter un joyeux nouveau siècle. stupéfait par cette violence inutile. il décidât d'envoyer un de ces guerrier redonner joie et gaité a ces amaknéen. il envoyât alors son meilleur soldat : Devoir.

Devoir descendis par la plus haute feuille de l'arbre hakam afin d'accomplir sa quête. dépassé par les puissances rivales Devoir ce réfugiât à Astrub pour se remettre à niveau, et oui , il n'avais pas fait d'exercice depuis 41ans. Alors forcement, il avais rouillé.
A Astrub, à quelques pas de l'hôtel de vente de bucherons. il vit un maison de taille assez modeste abandonnée. les gens n'y prêtaient pas la moindre attention. Il s'y réfugiât et réutilisât ces sort afin de les mettre au gout du jours pour vaincre ces ennemis quel qu'en soit le nombre. malheureusement il n'est jamais ressorti de cette maison. a-t'il creuser un tunnel? a t'il fait une rencontre? a-t'il décéder ? personne ne sait. la plupart des gens pensent qu'il a fuit. Jusqu'au jour ou il a télépathiser l'aventurier "Nemrod-Tsuyosa", un disciple de Feca qui s'arrêta et regarda devant la porte si la maison étais ouverte.
-"Bonjour a toi Nemrod"
-"Bonjour Monsieur"
-"Bien. J'aimerais que tu me rende un service"
-"Je vous écoute"
-"Je me suis renseigné sur toi et ..."
-"Comment ? qui êtes-vous? que me voulez vous? ..."
-"attend..."
-"Oui???"
-"Je me nomme Devoir . Tu a peut être déjà entendu parler de moi..?"
-"Mouais ... non"
-"Ce n'est pas grave. Je voudrais donc que tu me vienne en aide afin de terminer ma quête."
-"Quelle est-elle?"
-"Je dois arrêter la vague de rage existant sur le monde des douze"
-"hmm"
-"Pour cela il me faudrait des allier, seul je ne pourrais pas. J'aurais pu, il y a quelques années de cela mais. J'ai arrêter mon entrainement mais le reste des habitant.. non"
-"Je veux bien"
Nemrod partit alors à la recherche de mercenaires capable de résoudre cette quête qu'il considérât comme un challenge. Jusqu'au jour ou il ce mis a réfléchir non-pas sur le groupe mais sur la quête en elle-même, il ce demandât si, vu que les deux puissances étaient trop fortes, alors pourquoi s'occuper d'eux? peut être que le reste de la population a besoin d'aide, d'un clan, pour arriver à rétablir un ordre dans la constitution du monde.
C'est dès-lors qu'il questionna Devoir sur cette interprétation de la quête "aider les gens qui en ont besoin et délaisser les autres afin de leur faire perdre leur colère grâce à la jalousie". Devoir accepta en disant
-"Bon courage. tu en aura besoin. je te lègue mes ancien projet car tu y a participer mais tu devra terminer ce travail"
Devoir parti en héros de ce monde, une nouvelle fois.


[HRP] Forum du Clan des Euristèmes : http://euristeme.forumactif.com/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:35

Le clan Eynire , de Brumaire .


Clan non officialisé .


Histoire en construction .



[HRP] Forum du clan Eynire : http://clan-eynire.forums-actifs.com/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:39

Le Clan des Diamantins , Brumaire .

Clan non officialisé .
Récit conté par Speed .
Ce manuscrit est l'unique propriété du clan des Diamantins .


Abandonné à la naissance par leur mère volage la Diamantine, les enfants de cette dernière se regroupèrent en une guilde sous le nom de RELOAD en l'honneur de l'ainée de cette fratrie.

En hommage à leur mère ils choisirent comme blason un diamant, et se surnommèrent les diamantins. Ils se rendirent comptes il y a peu qu'ils avaient d'autres frères éparpillés dans tout le monde des 12, Ils décidèrent des lors de partager cette aventure unique en formant un clan nommé les Diamantins.

Comme ils avaient été délaissés depuis leur plus jeune age, ils se mirent aux services des autres pour que plus personnes ne soient délaissés comme eux, Ils devinrent alors des mercenaires.


[HRP] Forum du clan des Diamantins : http://mercenaire-brumaire.forumactif.com/ [HRP]
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:43

Le clan Grims , Pouchecot .


Clan non officialisé .
Présentation faite par Krys-Tinfood .
Manuscrit sous la propriété des Grims .


Bienvenu à toi, qui que tu sois !

Sais-tu au moins dans quelle demeure tu te trouves ? Laisse moi répondre aux questions qui te trottent dans la tête.
Tu te trouves dans la demeure des Grims, un groupe de mercenaires qui n'ont comme doctrine que le son des Kamas se bousculant dans les bourses de cuire.
Nous ne nous connaissons pas tous car nous voguons tous sur des routes différentes. Nous appartenons ainsi à des Alliances différentes, et nous marchons comme bon nous semble avec nos croyances... Mais si nous sommes si différent ... que faisons nous ensemble à porter le nom Grims ? nous avons la même vocation, le mercenariat.

Nous n'avons que faire de cette stupide guerre qui dure depuis des années entre Bonta et Brakmard. Nos services sont accessibles à tous, à condtition de faire sonner la monnaie.

Krys Tinfood.


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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:47

Le clan Serk'Or , Pouchecot .


Clan non-officialisé .
Récit conté par Lebowski , Capitaine Serk'Or .
Ce manuscrit est l'entière propriété du clan Serk'Or .


La pièce est sombre et humide ...
Le planché tangue légèrement de droite à gauche ...
L’odeur du rhum et des embruns viens chatouiller mon museau, comme l’aurait fait la muse de la liberté...

Il est encore tôt, le soleil est bas à l’ouest ... Et je me réveille ...

“-Yoho cap’tain !”
“-Yoho Chat-chef !”

-Yoho les enfants ... déjà levés ?

“-Il est seize heure cap’tain, ça fait déjà sept heures qu’on est levé !”

-Drôle d’idée ... ou est Mia ?

“-A la taverne, elle t’attends chef ... depuis midi ...”

-Ah ? euuuh ... d’accord, merci ! euuuuh ... bon après midi matelots !

Je descendis à terre, et me mis en route.
Ainsi commença ma journée ce jour du mois de Maisial 638.
Je suis le capitaine Lebowski, disciple d’Ecaflip et fier meneur d’un équipage de pirates connus de tous dans le monde des Douze, que Pouchecot et Ecaflip les protègent.
Cela fait maintenant de nombreuses années que je foule ces terres de mon pas lent et déterminé. Il y a longtemps que mes études auprès d’Ozen le sage sont finies,
il y a longtemps que j’ai pris la mer et formé tous mes pirates.

Je rejoins Mia, la navigatrice de notre embarcation, à la taverne la plus proche de Madrestam, notre port d’attache. Une fois la porte passé, je commande un lait tiède et un verre de rhum à la serveuse, et m’assois à la table de Mia, encore entrain de fumer son herbe à chat.
Mais a peine n’ai-je pu m’assoir qu’un homme vêtu de noir passe à notre table, y dépose d’anciens rouleaux de parchemins frappés du sceau des pirates, dont je savais mon grand oncle le seul possesseur et s’en va.
Frappé par cette apparition, je tente de rejoindre l’homme après qu’il ai passé la porte, mais personne ... et pas une trace de pas a l’extérieur... simplement ce mot poignardé sur la porte :

“Tu es maintenant le gardien des écrit du Légendaire pirate Serk, dit Serk’Or.”

Mmmh ... à bah bravo ! comme si mes siestes étaient déjà pas assez courtes !
Je retourne a ma table et commence a discuter avec mia, je lui montre cet étrange carte de visite, et elle commença a lire les parchemins que nous avions là.

Des organigrammes, des grades, des de noms, des prix, des exécutants, des commanditaires ... Nous n’avions pas encore compris ce que nous détenions là.
J’oubliais cette histoire dés le premier verre rhum qui suivit, et je laissais Mia s’occuper de ces documents dont je ne savais pas quoi faire. Les livres de comptes ne sont pas les affaires d’un pirate me disais-je ...Ce qui de toute évidence n’était pas l’avis de la jeune navigatrice, qui elle trouva un intérêt certain à ces écrits. Chaque jours elle y passait plus de temps, et un jour du mois qui suivit, elle vint me montrer ses découvertes.
Il s’agissait effectivement des parchemins du “légendaire” Serk’Or ... Serk ...
De ses index de contrats, d’exécutions, d’aide aux aventuriers, de chasses ...

“MILLE TONNERRES ! La voilà l’explication !”

Je me souvins alors que mon grand oncle, Jeff-Reylebowski, dont le sceau figure sur ces parchemins, me racontait souvent des histoires a propos d’un puissant pirate pour qui il aurait combattu pendant de nombreuses années, il s’appelait Serk’Or !
D’un seul coup toute les histoires que j’avais entendu étant enfant me revinrent en tête ... Ces gens qu’ils aidaient, ces kamas qu’ils recevaient, ces aventures partout dans le monde des Douze du labyrinthe de Dark Vlad aux plaines de Cania, ne combattant ni pour Brâkmar la sombre, ni pour Bonta la bienveillante, mais pour le plaisir de l’aventure.

Dés lors nous entreprîmes de déchiffrer la totalité des parchemins, d’analyser les structures du clan de Serk’Or, qu’Ecaflip avait mis sur notre route, d’en comprendre les tenants et les aboutissants, de saisir leur philosophie.

C’est ainsi que moi, le capitaine Lebowski, Capitaine des Smokin’Pirates, je devins aussi le capitaine du clan des Serk’Or, du nom de cet ancien et puissant pirate, qui par la force des choses nous a légué sa vision de l’aventure, et nous permet aujourd’hui de nous présenter à vous en tant que mercenaires !

Le premier capitaine Lebowski à oxié:

- 1 Gourlo le terrible.

- 1 Kimbo.

- 1 Tanukouï San fantôme en conserve.


_________________________________________________________________________________________________________________________________


Année 418, au nord de l'actuelle île d'Otomaï...

-Souquez ferme moussaillon ! La tempête ne laissera pas passer des bigorneaux comme vous !
Remontez les voiles ! Je veux quatre personnes à la barre s'il le faut, mais faites virer de bord ce navire !

*en frappant la coque du bateau, une déferlante balaye le pont et fauche tout l'équipage*

"- Capitaine ! Avec une mer dans cet état impossible de manœuvrer ! Le gouvernail refuse de nous obéir ! les hommes sont tous blessés, ou ont été perdus en mer ! Impossible de nous diriger temps que ... temps que ... cap-cap-cap-caPITAAAINE !!! tentacule à tribord ! "

Un étrange sourire apparu alors sur le visage de Serk: son invité d'honneur venait de prendre place sur ce tableau, dont l'histoire se rappellera longtemps...

C'est donc ici que commence l'histoire du légendaire Serk'Or, le plus grand des pirates, que jamais la mer n'a inquiété.
De son combat avec le kralamoure géant, il revint seul, sur un bateau vidé de son équipage ... Joyeux il expliquait qu'il les avait déposés sur les rives d'une île "de croissant et d'étoiles de sable". A cette époque ou rares étaient ceux qui prenaient la mer, très peu le comprenaient, et tous le prenaient pour un fou...

"-Qu'importe d'être fou ! J'écris l'histoire de ce monde ! Sers moi donc de ce rhum, tavernier !"

Serk n'était au service de personne à cette époque, voguant sur les mille mers du monde, il n'avait de limite que celles des vents et des courants qui le portaient... Son fier navire, l'Orembahr, l'avait déjà conduit à faire de nombreuses fois le tour du monde, et il s'énorgueuillait d'avoir découvert de nombreuses îles, toute plus étranges les unes des autres. Tous l'écoutaient mais d'aucun ne le croyait réellement capable de faire de tels exploits.

"- Il y avait cette petite île à l'ouest de Cania! J'y ai croisé d'étranges créatures, et il y en avait une couverte de bijoux... Comprenez bien que je ne pouvais repartir les mains vide comme mon verre! Héhé... Un autre patron..."

Et puis le temps passa, mais toujours personne ne faisait confiance à cette "jambe de bois", surnom que lui donnèrent les gens après qu'il ai offert sa jambe au grand kralamoure, durant ce mythique combat des quatre lunes, d'où il ramena son "épée en dent de kraken" comme il aimait à l'appeler.

C'est à cette époque que la vie de Serk'or prit un autre sens.

"- Je ne ramène que très peu de mes moussaillons de chacune de mes errances maritimes, et personne d'autre que moi ne peux raconter ce que j'ai vécu. A ma mort je serai oublié comme tous les autres... Il me faut des successeurs, ou ce monde arrêtera de rêver!"

Après quarante longues années passées à naviguer et à raconter ses histoires, d'un seul coup Serk, dit Serk'or le cupide, disparut des mers et pris congé à l'actuel port de Madrestam. Très peu de gens le virent si ce n'est son ancien équipage qu'il convoquait régulièrement, et qui se mit à travailler en ville afin de remplir leurs coffres de kamas sonnants et trébuchants.

Il ne dormait plus, obsédé par la mort, il ne faisait qu'écrire, sur de nombreux parchemins il avait couché toute l'organisation de ce qu'il appelait "l'équipage mercenaire": ce rêve, dont il parlait à ses pirates, d'emmener avec lui ceux qui le disent fou.

"Pas gratuitement bien sur! Nom d'un kralamoure de rivière! "

*le rire du capitaine résonnait dans ma tête à la lecture de ces mots*

Et le temps continua à passer, mais jamais Serk ne put mettre à exécution ses plans. Alors il transmit à son navigateur, un Xelor déjà vieux de plusieurs siècles, les parchemins qu'il avait écrit. Et ce dernier les transmis à ses pairs jusqu'à aujourd'hui, accompagné du récit de ces histoires dont personne ne le croyait à la hauteur, toutes retranscrites par ce vieux Xelor, Barbeub-leuh.

Il y a maintenant plusieurs mois, un homme étrange a déposé sur notre table les écrits légendaires de Serk. Nous ne savons qui il est, ni d’où il vient, mais depuis ce jour, nous travaillons dur afin de réaliser ce rêve longtemps gardé secret dans ces parchemins, et c’est aujourd’hui que nous sommes enfin prêts à vous livrer notre dur labeur.

Le Clan Serk’Or sera désormais prêt à vous aider lors de vos aventures … contre une bourse de kamas bien rebondie naturellement !


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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:51

Le clan Sylphide-Tred , de Pouchecot .


Clan non-Officialisé .
Récit Conté par Isphiris , Grand Maître - Cercle d'Or .
Ce manuscrit est l'entière propriété du clan Sylphide-Tred .


Monde des douze, Il y a 150 Ans...


Sylphide était un jeune disciple de Crâ qui était seul inscrit au club d'agriculture et d'étude des plantes de tout Bonta, ses camarades et ses collègues se moquaient ouvertement de lui et de sa passion. Il en souffrait tous les soirs dans sont lit et désespérait d'être un jour reconnu. Un jour une insulte plus blessante que les autres fut l'étincelle qui fait éclater le volcan et Sylphide, fou de rage, décida d'envoyer valser la guerre entre Brakmâr et Bonta pour employer ses talents a son propre compte afin qu'un jour tous soient obligés de reconnaître ses talents.
Il créa l'ordre du Tred, qui avait pour spécialité le mercenariat. Grâce à ses connaissances des plantes, il fabriquèrent des flèches empoisonnées, des flèches explosives ou encore soporifiques, ils élaborèrent des armes meurtrières et des nouvelles techniques de combat avant de se lancer dans la réalisation des désirs les plus secrets et les plus inavouables des habitants du monde des douze.

Mais son erreur fut de se mettre à dos les dirigeants des deux plus grandes forces armées du monde et lorsque chassés des deux cités ennemies à cause de leurs actes, ils durent s'enfuir en amakna pour échapper à leur vindicte.
Désormais , ils continuèrent leur activité de manière beaucoup plus discrète.
Malheureusement tout se paye et un jour Sylphide le découvrit à ses dépends en déduisant de faits récents que plusieurs de ses recrues étaient des agents doubles. Comprenant alors que lui et son clan étaient la cible d'une attaque de grande ampleur, il convoqua ses instructeurs, ses recruteurs et tous ceux qui comptaient pour le clan.

Ensemble ils forgèrent une magie puissante pour inscrire leurs connaissances dans un grimoire. Ils réunirent alors tous leurs conseils, leurs techniques jusqu'aux plus secrètes et leurs expériences dans le grimoire qu'ils nommèrent Sylphide-Tred puis le cachèrent à la face du monde. On chuchote par endroit que même les dieux ignorent où il a été caché.
Ce grimoire permettrait, malgré une possible annihilation du clan, aux générations futures d'apprendre toute les subtilités du métier, et ainsi devenir un grand mercenaire.

Personne ne sait ce qu'il advint de Sylphide et de ses plus proches mercenaires après qu'ils eurent écrit ce grimoire, certains prétendent qu'ils furent assassinés, d'autres qu'après avoir confié tout son savoir au papier il perdit la raison.
Un petit groupe de personnes soutiennent au contraire qu'il n'est pas encore mort,
et qu'il attend patiemment que quelqu'un prenne sa relève.

La seule chose certaine est que son campement fut retrouvé dévasté et que les membres survivants du clan blessé et divisé se séparèrent avant de disparaître sans laisser de traces.


120 ans plus tard...


- "Valette-kun ?"

L'intéressé ouvrit faiblement un œil encore embrumé par les rêves de la nuit, puis incapable de faire plus, le referma.

- "Valette-kun !"

Réveillé violemment, le jeune disciple de crâ se leva croyant à une attaque pour découvrir ses amis assemblés devant lui tous souriants.

- "Décidément tu es aussi dur à réveiller qu'un trool après l'hiver !"

Aujourd'hui était le vingtième anniversaire de Valette-kun et ses amis s'étaient cotisés pour lui acheter un livre dans une langue inconnue. Cela l'intéressa vivement car il pensait que tout le monde parlait amaknéen et découvrit un langage inconnu bien que basé sur le même alphabet que celui qu'il connaissait.

Après avoir remercié ses amis et avoir fêté dignement ce jour mémorable, il se rendit dans un endroit calme pour lire tranquillement ce livre. Après avoir passé plusieurs heures à s'abîmer les yeux à force de lire pour essayer de comprendre en vain le contenu des premières pages, il se lassa et commença à feuilleter ce livre au hasard. Il tomba sur plusieurs dessins techniques mais tous étaient inutilisables tant que le secret de cette langue n'avait pas été percé. Il s'aperçut ainsi qu'un petit morceau de parchemin était coincé entre les pages.

Oh toi, toi qui a obtenu ce grimoire fait en bon usage car il ne contient pas que des bworkeries, il contient bien d'autres choses et aussi comment recréer mon clan déchu.

Il te suffit simplement d'aller au châteaux d'Amakna et de clamer devant la grande porte : "Sylphide et ses mercenaires"

Si tu le fais, tu comprendras comment faire revivre le mercenariat dans le monde des douzes

Un peu surprit, Valette-kun mit le papier dans sa poche et entreprit de lire son livre.
Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que le langage dans lequel il était écrit lui était incompréhensible,
il tenta de se faire aider par le bibliothécaire pour déchiffrer cet ouvrage mais en vain.

Valette-kun dut donc se résoudre à suivre la seule piste qui lui restait et rejoignit une caravane commerciale
pour se rendre au château d'amakna. Arrivé devant les murailles, il chuchota la phrase inscrite sur la note manuscrite qu'il avait trouvé dans le livre, mais aucun effet ne fut visible. Il essaya ensuite de dire ces mots à voix haute mais là encore en vain.

Prenant son courage à deux mains, il attendit qu'il y ait un peu moins de monde pour crier: "Sylphide et ses mercenaires"
Ces mots retentirent le long des murailles d'amakna, et dans un grondement de tonnerre le sol dallé s'ouvrit lorsqu'une statue de Sylphide sortit de sous terre pour se dresser devant lui.

Un rayon d'énergie violette sortit du torse pour aller enrober Valette-kun et celui-ci sentit ses pieds quitter le sol alors que le rayon le soulevait à quelques mètres dans les airs.

Quelques instants passèrent et alors que l'alerte était sonnée par la garnison du château, une voix semblant provenir d'outre-tombe se fit entendre :

- "Tremble de peur jeune aventurier, toi qui cherche mes connaissances, tu ferais mieux de les mériter !"

Le rayon violet se coupa brutalement et c'est un Valette-kun apeuré qui chuta lourdement sur le sol.
Une sorte de craquement éclata et un mur d'énergies de toutes les couleurs entoura le jeune aventurier et la statue tandis que les gardes approchaient et prenaient position à une distance raisonnable d'eux et de leur protection.

Les yeux de la statue s'ouvrirent et s'illuminèrent. Valette-kun se sentit comme transpercé par ce regard étrange et pénétrant.

Une minute passa avant que la voix ne se fasse entendre à nouveau :

- "Merci à toi ô valeureux héritier, grâce à toi l'ordre des mercenaires a une nouvelle chance
de renaître en ces terres aussi vais-je te rendre capable de lire mes écrits. Si tu réussis, l'ordre du monde reviendra à son état d'équilibre profond tel que je le voulais de mon vivant et tel que le méritent la plupart des habitants d'amakna.
Entoure toi d'amis fiables et valeureux, et devient le troisième pouvoir qui se dressera au coté de Bonta et de Brakmâr à ceci près que les hommes réussiront ce que les agents des dieux eux même ont échoué à réaliser !"

Le jeune Valette-kun tenta de comprendre ce qui lui arrivait et demanda :

- "Les mercenaires ? Mais... pourquoi moi ? Qu'ai-je à voir dans votre histoire ?"
- "Lis mon livre et tu comprendra quel est ta véritable destinée.
Soit fier, soit fort, soit sans peur et tu connaîtra une gloire sans pareille !"

Lorsque ce message fut délivré, la statue sembla se transformer en brume opaque avant de
se disperser dans la légère brise matinale qui soufflait aux alentours du château.

Lorsqu'il eut reprit ses esprits, Valette-kun s'aperçut que les soldats de la garnison le regardaient d'un air mauvais.
Sentant confusément que le jeune aventurier devait être pour quelque chose dans ces événements, le capitaine des gardes tenta de l'interpeller :

"Vous êtes en état d'arrestation, pour trouble de l'ordre public et dégradation de biens publics, vous avez..."

Valette-kun n'entendit jamais la fin de cette phrase car il se mit à courir comme jamais il n'avait couru dans sa vie et réussi après plusieurs heures de course-poursuite dans le dense sous-bois, à semer ses poursuivants plus lourdement armés et de ce fait désavantagés.

Il eut un sourire en coin quand il repensa aux derniers événements.
*Tu m'étonne, Allister qui se pose en défenseur des amaknéens, il doit pas apprécier qu'il y ait un troisième groupe de gens qui risquent de lui poser des problèmes.*

Sortant du coin des tofus il vit les remparts d'Astrub et choisi de s'y terrer quelques jours, le temps que la situation se tasse.
Il mit à profit ce moment de répit pour étudier le manuscrit qui lui avait été remit et s'identifia à la cause des mercenaires.
C'était cela qu'il manquait au monde des douze ! Et si il devait être celui qui serait l'instrument de leur retour, eh bien qu'il en soit ainsi !

Valette-kun venait donc de comprendre que sa mission en ce monde et pour cette vie était de créer un clan de mercenaire et de le porter jusqu'à ce que sa gloire soit reconnue dans tout le monde des douze.

Fort de cette mission il contacta Calys, et ensemble ils se mirent au travail pour commencer à recruter et à faire connaître son clan. Ils sollicitèrent ainsi plusieurs contrats qu'ils menèrent à bien avec brio. Mais leurs fonds insuffisants les obligèrent à installer leur campement de base à l'extérieur d'Astrub, dans une clairière où ils dressèrent leurs tentes.

Malheureusement une ombre vint obscurcir le tableau quand un de leurs premiers contrats profita des entraînements qu'il avait reçu pour s'enfuir sans les payer et répandre d'obscures allégations sur les membres du clan. Après plusieurs sommations et pour faire cesser les injures qui fusaient, Calys dut se résoudre à provoquer leur ex-client en combat singulier et le vainquit tout en lui laissant la vie sauve.
Il semblerait que cet aventurier un peu présomptueux ait comprit ses erreurs puisqu'aucun membre du clan n'a eu de nouvelles de lui depuis.

Aidés par l'arrivée d'Isphiris, ils remanièrent et clarifièrent les règles du clan afin d'être plus compréhensibles auprès des aventuriers et commencèrent à donner leurs premiers entretiens dans des endroits plutôt incongrus comme l'arrière salle de l'atelier cordonnier en attendant d'être assez puissants pour s'établir dans un bâtiment en ville.



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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:55

Les Gardiens de Munghair , Silouate .


Clan non-Officialisé .
Récit conté par Shadows-Xeloor , Grand Chef .
Ce manuscrit est l'entière propriété des Gardiens de Munghair .


Je m'en vais vous conter la fameuse histoire des Gardiens de Munghair, celle-ci est la base de notre Clan et il est de mon devoir de vous la conter afin que vous puissiez mieux nous connaître. Un jour, alors que la contrée d'Amakna était paisible et que ses habitants dormaient, les 12 Dieux se réunirent pour parler d'un problème qui occupait leur esprit depuis quelques temps : L'écosystème. Depuis quelques mois déjà, les ressources primaires commençaient à manquer et Amakna plongeait petit à petit dans une pénurie, plus de blé, plus de bois et encore moins d'eau. Devant ceci, les Dieux exprimèrent leurs idées. Sram voulait que les habitants règlent ce problème qu'ils avaient engendré, seuls ; Eniripsa, elle, voulait à tout prix les aider et proposa de faire repousser les ressources le plus vite possible ; Xelor, quant à lui, demanda s'il pouvait faire remonter le temps et envoyer un sur le Monde pour les avertir de ce qui allait arriver. Hélas, personne n'arrivait à se mettre d'accord, pourtant il fallait faire vite. La bonne idée vint d'Osamodas qui proposa de créer une créature, qui aura le devoir de protéger l'intégralité des ressources, en effrayant ou en faisant comprendre aux personnes qui abusaient de celles-ci. Les 12 Dieux se mirent d'accord, Osamodas créa donc cette créature qu'ils appelèrent Munghair, celle-ci ressemblait un peu aux Mufafah que l'on connaît aujourd'hui, certains disent que ceux-ci sont ses descendants, mais on ne l'a jamais encore prouvé, Munghair avait aussi un pelage roux étincelant et était doté d'une puissance incroyable, tels les Foux.

Durant des semaines, Munghair protégea les ressources, c'est alors que certains métiers se développèrent comme les bouchers, les tailleurs, les pêcheurs, les cordonniers etc. Ceux-ci pour pouvoir gagner des Kamas devaient tuer les créatures et prendre ce dont ils avaient besoin sur leurs corps et ainsi commencèrent le génocide de certaines bêtes très convoités, comme les prespics, les bouftous ou bien même les sangliers. Cette fois, Munghair eut l'ordre de protéger ces créatures et un groupe d'aventuriers décida d'aider celui-ci, ils décidèrent de s'appeler « Les Gardiens de Munghair ». Mais Munghair était loin de faire l'unanimité et un autre groupe se montèrent, nommé « Haine-My » pour éliminer Munghair une bonne fois pour toute, c'était un Boucher du nom de Hach-Ouar qui était à la tête de ce groupe, ensemble ils planifièrent un plan pour tuer la créature.



Le lendemain, un homme encapuchonné s'approcha d'un bouftou, leva son poignard au dessus de celui-ci, quand Munghair le projeta violemment contre un arbre. Quand l'homme découvrit sa tête, un petite sourire apparut, et sept personnes descendirent des arbres aux alentours et encerclèrent Munghair, quand soudain, une flèche explosa près de Munghair, projetant tous ses ennemis à terre. C'est ainsi que les 8 Gardiens et Munghair combattirent contre les Haine-My, mais ceux-ci étaient bien trop forts et ne mirent pas beaucoup de temps à se débarrasser des Gardiens. Mais Munghair, lui, continuait de lutter, vaillant et courageux, il réussit à tuer 3 personnes, mais c'est Hach-Ouar qui eut le dernier mot en lui plantant une de ses dagues dans le dos, c'est ainsi que Munghair mourut. Quelques heures après, les trois survivants de cette bataille : Biguefoute le disciple de Sadida bâti comme une montagne, mais pas très adroit, Noeud guetz, le premier disciple d'Osamodas qui créa un élevage de Tofu et Néphaylion, l'agile et vaillant disciple de Crâ fondateur des Gardiens, assommés, se levèrent et virent Munghair, allongé sur le côté dans une marre de sang, ils comprirent qu'ils avaient échoué à sa protection. Mais le plus affecté, Néphaylion, s'en alla sans rien dire, laissant ses amis, seuls.



Osamodas n'avait cependant pas dit son dernier mot, sans prévenir les autres dieux, il apparut dans un rêve de Néphaylion pour lui dire de continuer sa tâche et de protéger les animaux. Lorsque ce dernier se réveilla il se demanda d'abord si l'apparition d'Osamodas n'était pas un rêve mais, il commença tout de même par reprendre la tâche qu'avait entrepris Munghair. Il recruta de nouveaux partisans et continua de protéger les animaux.



Cependant, un jour, Les Haine-My, qui s'étaient faits oublier, revinrent et tendirent un guet-apens à Néphaylion. Celui-ci, alors qu'il sortait de chez lui, laissant sa femme et son fils, tous les deux disciples de Xelor, reçut une flèche en plein coeur et en mourut.

Quelques années plus tard, son fils : Egolroh décida de créer un Clan en l'honneur de son père et de Munghair, il l'auto-proclama Clan de Mercenaires, car dorénavant, seul l'argent fera la Loi et les Mercenaires n'obéiront qu'aux plus offrants. Il commença à recruter de nombreuses personnes, avides d'argent et ainsi commença l'histoire de ce Clan. Mais malgré le peu de demandes de missions, le Clan continua d'exister.



Hélas, le 24 Descendre 513, le roi Allister fût prisonnier Uk'Not'Allag sans avoir eu recours à l'aide que lui proposèrent les Gardiens, ces derniers commencèrent à se dissoudre.


Avec le temps, ces aventuriers se faisaient de moins en moins nombreux et beaucoup se détournait de cette voie pour allez quérir gloire et fortune à travers le monde...


Après la construction de Brakmar et de Bonta Les anciens Gardiens de Munghair se séparèrent pour aller servir une des 2 cités, prêtant ainsi allégeance aux ténèbres ou aux lumières...

Mais, Egolroh tint bon et continua les missions avec le peu de Mercenaires qu'il avait encore à ses côtés.

EN 601, Egolroh mourra d'une longue maladie, la Paissteuh, maladie arrivée par les Rats d'Egoutants, c'est ainsi qu'Egolroh laissa sa place de chef à Shadows-Xeloor. 13 ans après, en 614, Fallanster découvrit Astrub, la cité cachée, la cité des mercenaires... Et ainsi Shadows-Xeloor passa un accord avec Fallanster : Les Gardiens devaient promettre respect et obéissance à Fallanster et de poster des gardes aux portes de la ville et juré de protéger Astrub en cas de guerre. En échange, Fallanster accorda une grande demeure à ceux-ci et jura que de son côté qu'il ferait tout pour que les Gardiens se fassent connaître. Durant des années, les affaires des Mercenaires marchèrent à merveille, ils eurent même des demandes de missions de la part du Roi Allister lui-même, ils devinrent très proche, d'ailleurs la majorité de la garde Royale faisait partie des Gardiens de Munghair, Sa Majesté autorisa même les plus hauts-gradés Mercenaires à se réunir en son Château s'ils le demandaient.



Le 1er Septange 634, les Dofus furent dispersés aux quatre coins de l'Amakna après la terrible histoire de Rykke-Errel et de Bolgrot, les aventuriers affluèrent en Amakna pour tenter de s'en emparer. C'est ainsi que de nombreuses créatures encore inconnus jusque là surgissent du néant, les contrées paisibles deviennent alors hostiles... Et de plus en plus de personnes font appel aux Gardiens, qui durent recruter pour subvenir aux demandes affluentes des Aventuriers.



Le 21 Aperirel 636, Uk'Not'Allag s'évada, mettant ainsi le monde en danger pour une nouvelle fois, les roublards réapparaissent, les rues deviennent de moins en moins sûres et une lourde menace pèse sur le Monde des Douzes, menaces devant laquelle les Gardiens feront face en organisant un discours dans le Château d'Amakna, prononcé par Marthain Lutteur-Quingue, visant à ressaisir les Amaknéens et à les rassurer. Ce discours fût un des plus fameux de l'histoire de notre Monde, on retient plus généralement la première phrase : « J'ai un rêve, le rêve d'un Monde sans Roublards ni Voleurs, le rêve d'un Monde où les gens peuvent vivre paisiblement... ».



Grâce à ce discours, les Munghairs se font connaître aussi comme protecteurs et ainsi les gardes embauchés par Fallanster aux Munghairs se décuplent.



Ainsi est l'histoire des Gardiens de Munghairs, prêt à servir le plus offrant, tout en respectant leurs convictions et les règles que leurs prédécesseurs leur ont laissés, seuls vestiges d'un long passé semé d'embûche qu'ils ont toujours su traverser, ensemble, pour en revenir plus fort.


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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 2:58

Le clan des Vengeurs d'Yséria, de Silouate .


Clan non-officialisé .
Récit conté par Nefreta .
Ces manuscrits sont l'unique propriété des Vengeurs D'Yséria .


Maison mercenaire Tradusses...


La lune est pleine cette nuit là. Dans les sombres rues d'Astrub une ombre discrète se déplace. Elle essaye d'attirer le moins l'attention sur elle et jusqu'à présent le pari est réussi, pas un passant ne l'a encore vu...

Elle arrive à sa destination assez vite, une grande demeure, vue de dehors qui selon les racontars l'est encore plus en sous-sol...

Des blocs de pierre carrés la composent, pas la moindre fioriture inutile d'architecture ne l'orne, c'est une vrai caserne, faite pour des combattants, et probablement par des combattants.

Deux Sacrieurs gardent l'entrée, l'un d'eux est tellement grand que sa tête atteignait la hauteur du portail. Il était bardé de cicatrices impressionnante et portait une épée à large lame dans le dos. Le second était moins bien bâti, et ne portait aucune balafre sur son corps.

Tout deux possédaient de grandes ailes de bois dans le dos, repliés contre leur côtes.

Elle se dit que les mercenaires de cet ordre était bien prudent de mettre des Sacrieurs en sentinelles, en effet il s'agissait des seuls combattants qu'il était impossible de tuer avant que l'un d'entre eux ne donne l'alerte.

Bien que l'ombre ne le voyait pas elle se doutait que des Crâ devaient se tenir derrière des meurtrières à toute heure pour protéger la bâtisse.

Elle arrêta sa marche furtive pour se montrer bien en vue des deux mercenaires.

Elle s'approcha un peu plus et les héla : " Hola mercenaire, trouverais-je ici l'hospîtalité pour la nuit ?"

Le plus grand des deux Sacrieurs hésita un instant, le second semblait quand à lui semblait connaître la procédure par cœur : "Je vais demander à un maître du clan si vous êtes autorisée à entrer."

Sur ce il disparut, laissant Yséria, car c'est ainsi que se nommait la jeune femme, seule en compagnie du féroce combattant, qui quand à lui avait une expression de visage qui laissait présager le pire quant à ce qu'il pensait d'elle.

Pourtant en général le physique de la jeune Osamodas lui donnait l'avantage sur les hommes que ceux-ci était subjugués par elle.

Qui aurait put résister a son regard charmeur, à ses proportion très attirantes, à son visage gracieux, à ces magnifique cheveux couleur neige, à sa peau à la blancheur immaculée ?

Pourtant on aurait plutôt dit que sa beauté énervait plus qu'autre chose le Sacrieur, peut être était-ce la jalousie d'une personne balafrée devant une personne au corps sain, et qui plus est au corps très attirant.

Le Sacrieur parti revint assez vite : " Bon, vous pouvez passer la nuit ici, suivez moi, je dois d'abord vous présenter au maître..."


La nuit se passa à merveille pour la jeune Osamodas, elle avait été logée dans une des cellules des dortoirs des mercenaires. Le clan comptait bien peu de femme à l'époque, et c'est pourquoi elle passa la nuit presque seule dans ce dortoir. Elle apprécia particulièrement cette marque d'attention de la part du Maître Tradusse Lymoyena de lui permettre de dormir au même endroit que les mercenaires.

Le Maître n'avait pas hésité à l'héberger, les temps étaient durs et les rues d'Astrub peu sûres depuis une semaine à peine. Une terrible bête sévissait dans la ville, selon des racontars il aurait put s'agir d'un Meulou, le pire fléau imaginable pour la ville des aventuriers, à part peut être le retour de Rushu en ce monde....

Elle se réveilla de bonne heure le matin, et fut très surprise de voir que tout les mercenaires étaient déjà levés eux. Elle se dirigea vers la salle commune où elle allait partager son repas en compagnie des quelques femmes qu'elle avait vue la veille au dortoir.

Elle aperçue assez vite la jeune Crâ et la Iop qui l'avait accueillit.

" Bien dormit ? lui demanda Boangel
-Plutôt bien, répondit Yséria, en tout cas, mieux que si j'avais passé la nuit dehors.
-Avec la sale bête qui rôde dehors, c'est sûr que tu pouvais pas mieux tomber pour passer la nuit, déclara la Crâ a côté, ici même un Trool ou un Meulou pourrait pas enfoncer la porte.
-Ah bon s'étonna, l'Osamodas, je croyais qu'elles étaient en bois?"

Les deux mercenaires se regardèrent avant que la Iop ne réponde :

"En effet elles sont en bois, mais pas n'importe lequel!" Elle sourit largement en disant cela.
"Ouais, elle est faite en écorce du Chêne Mou, renchérit la Crâ, c'est encore plus résistant que les murs de Bonta ou Brâkmar. Faut avouer qu'il faut bien sa , on est tout de même l'unique protection d'Astrub en cas d'attaque.
-Oui, cette caserne est une vrai forteresse, avoua l'Osamodas, j'ai remarqué la taille impressionnante de vos murs."

Elles continuèrent leur petit déjeuner, en devisant de tout ce qui concernait les mercenaires, et qui semblait intéresser au plus haut point Yséria.

Une fois leur premier repas finit, les deux mercenaires et leur hôte se dirigèrent vers un attroupement autour d'un panneau.

"Le panneau d'affichage des contrats, et à côté, l'homme le plus respecté de notre ordre après le Grand Maître, William, notre Enutrof trésorier. commenta Boangel"

Elles s'approchèrent plus. Les deux mercenaires commencèrent à discuter avec le vénérable trésorier concernant les honoraires de leur dernier contrat, tandis que juste à côté, Yséria semblait fascinée par une requête faite. Celle-ci disait :

" Je cherche un expert en désinvocation pour m'aider à renvoyer d'où elle vient une créature incontrôlable que j'ai invoqué. Son enchantement d'obéissement s'est brisé lors d'un affrontement contre des Bworks.

Je ne sais pas où se trouve la bête, mais elle est dangereuse, et je ne tiens pas à avoir d'ennui. Une grande maîtrise de la désinvocation sera requise, c'est pourquoi j'offre une prime de 150 000 kamas à celui ou celle qui pourra s'en occuper."

La plupart des mercenaires qui lisait cette annonce se sentait ensuite dépité. Cela ne correspondait pas à leur qualification.

Yséria quant à elle était une experte des invocations, et surtout des moyens employés pour les rendre plus fortes ou les renvoyer au néant.

Se séparant des deux mercenaires, elle se dirigea vers l'alcôve personnelle de Lymoyena.

Alors qu'elle y arrivait elle se demanda si sa candidature avait des chances d'aboutir...


Tout ce passa assez vite ce jour là. Lymoyena n'était pas contre cette candidature, mais il doutait fortement que les autres mercenaires soient de cet avis. L'Osamodas était très très jeune, selon les mercenaires elle n'aurait pas été apte a subir les rigueurs des guerres auxquels les mercenaires devaient se mêler.

Pourtant le Maître mercenaire ne refusa pas cette candidature assez spéciale, peut être trouvait-il la détermination d'Yséria assez convaincante pour mériter une tentative d'intégration au clan.

"Il faudra que la moitié du clan approuve cette décision, sa sera dur, mais il y a peut être un moyen pour favoriser cette entrée, confia le Sacrieur, si tu réussissais à prouver ta valeur aux autres mercenaire, en réussissant un contrat par exemple ... mais évidement, non payé, tant que tu n'es pas un mercenaire, ce n'est pas un vrai contrat en soi...
-Par exemple cette demande de dèsinvocateur qui est affiché dans la salle commune ? demanda Yséria"

Le Sacrieur réfléchit un instant, cherchant si il y avait un problème a propos de cela avant de répondre :
"Oui, ce contrat conviendrait, aucun de nos mercenaire n'est capable de l'effectuer, aucun ne verrait d'inconvénient à ce qu'un personne extérieur au clan s'en charge...
-Parfait ! s'exclama l'Osamodas. Je me met au travail tout de suite!"

Elle prit congé du Maître et sortit de la maison mercenaire, après avoir prit soin de tout emportée avec elle.

Jamais elle n'avait été aussi excitée de se mettre en quête de quelque chose.
Personne ne savait où se trouvait la bête, mais il était peut être possible de glaner quelques informations. Elle se rendit donc à la taverne d'Astrub, le meilleur endroit pour entendre tout les ragots du coin. Beaucoup sont de pure inventions, mais pour toute personne sachant faire la part des choses, cette taverne était la meilleur source d'information du monde des douze.

Elle commanda une bière au barman ventrue et au moment de régler ajouta quelques kamas en demandant : "Y a-t-il des nouvelles intéressantes aujourd'hui ?"

Le barman ramassa l'argent et le passa sous son tablier avant de répondre avec un accent rustique : "Peut être que oui, mais je crois que les informations méritent plus d'attention que cela..."

Résignée, Yséria ajouta encore une partie de sa bourse, que le gros homme s'empressa de ramasser au même endroit : " Ben c'est probable que la créature qui nous terrorise se trouve dans les souterrains d'Astrub.... Il paraît que tout une équipe de mineurs Enutrof a disparue dans les couloirs sombres. Une expédition est partie à leur recherche, mais elle est aussi portée disparue. Le conseil d'Astrub a interdit à quiconque de rentrer dans ces souterrains. Sa mérite peut être un petit plus non ?
-Absolument pas. répliqua Yséria du tac au tac."

Le tavernier se désintéressa d'elle et se tourna pour servir d'autres clients.
L'Osamodas sorti de la taverne, une bourse la main. En sortant elle se retourna une dernière fois pour voir le tavernier invectiver deux Sram. Les deux pseudo-squelettes semblaient ne pas apprécier que ce tavernier les accusent de vole. L'un d'eux dégainait déjà une dague.

Elle se dit que le gros homme n'avait que ce qu'il méritait.
Elle avait perdu assez de temps, elle en avait entendue suffisamment pour savoir où aller traquer cette créature...

Elle arriva assez rapidement devant l'entrée du souterrain. Toute une escouade de milicien en gardait l'entrée.

Alors qu'elle s'approchait et que sa direction semblait évidente aux gardes, deux de ceux-ci se dirigèrent vers elle.

"Cette zone est interdite mamzelle, vous avez pas l'droit d'entrer ici."

Sans perdre son sang-froid la jeune femme considéra celui qui lui parlait d'un air quasi-dédaigneux, un stratagème qui marchait souvent pour faire croire aux non-gradés d'une organisation hiérarchisée qu'ils avaient tort.

"Vous avez pas l'oiel vous, je suis une néophyte en mission d'initiation, mes ordres sont d'entrer dans ces souterrains et de ramener les expéditions perdus"

Les deux miliciens se regardèrent. Puis l'un des deux se retourna et cria quelque chose aux autre. Aussitôt l'escouade combattante s'écarta.

"Sa f'sait un bail qu'on attendait sa! Enfin les mercenaires prennent notre besoin d'aide au sérieux, pouvez passé mamzelle, et bonne chance!"

L'Osamodas pénétra alors dans les couloir sombres comme la mort...
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 3:00

Le clan des Vengeurs D'yséria , suite .





Souterrains d'Astrub, 5 heures de l'après midi


Elle entends quelque chose bouger....

Sur sa droite, des bruits de petites pattes agile courant...

Juste des rats, rien de dangereux.... Pour le moment....

Elle poursuit sa route, dangereuse...

Elle n'avait pas prévue en arrivant à Astrub qu'elle devrait entrer dans ce genre d'endroits, coupés de tout. Tout ces sens son en éveil. Ses yeux captent les plus petite nuances ténébreuses, ses oreilles captent le plus petit grattement au sol, elle sent l'odeur fétide d'une horreur sans nom, elle goûte la peur de ceux qui sont passé ici avant elle, elle effleure les aspérités des parois. Son esprit ne fait plus qu'un avec l'ombre... Il n'en faudrait pas moins pour pouvoir se diriger dans les entrailles de la terre sans se perdre...

L'atmosphère est tendue...

Elle a entendue dire que ces derniers temps, même les Rats mutants habitant sous terre, ne sortaient plus de leur sombre repaire, de peur de la créature...

Elle ne fut donc pas inquiète le moins du monde de ne rencontrer rien d'autres que de la vermine dans les profondeurs abyssales...

Mais elle le devint lorsqu'elle trébucha sur quelque chose au sol qu'elle n'avait absolument pas perçue. Ces yeux scrutèrent l'obscurité, mais ne réussissant rien, elle toucha la chose inerte...

Elle faillit hurler lorsqu'elle sentit sous ses doigts un corps froid encore en bon état, à l'exception faite qu'il lui manquait tout le bas ventre ainsi qu'une partie de sa poitrine...

Elle était écoeurés de ce qu'elle allait faire mais elle se devait de le faire pour savoir si ces craintes étaient fondées.

Elle plongea sa main droite dans la blessure béante à la poitrine.

Elle se retint de jurer. Le coeur de la malheureuse victime avait été arraché....

Il n'existait que deux créatures agissants ainsi, et toutes les deux étaient à redouter plus que tout....

Et malheureusement, l'autre blessure, confirmait que c'était la plus grosse des deux créatures pouvant agir ainsi qui avait tué cette personne....

"C'est pire que tout ce qui était prévisible, un Meulou, c'est déjà pas banal, mais sa c'est pire. se dit-elle"

Il n'y avait qu'un Lycanthrope pour faire une chose pareil... Elle se demandait comment quelqu'un aurait put invoquer un Lycanthrope, sans doute une grosse erreur lors de l'incantation, qui au lieu d'invoquer un Mulou aurait invoquer... cette chose...

Un Lycanthrope était une créature bien plus dangereuse qu'un Meulou, car bien que celui-ci soit doté d'une force moins impressionante, il possédait une intelligence quasi-humaine, ainsi qu'il était très très rusé... Dans ces souterrains, c'était une créature plus dangereuse, car elle était nyctalope et possédait un odorat très développé mais était aussi rendu moins forte, car la créature était dans l'incapacité de surgir de nul part, les couloir ne se croisant que très rarement...

Enfin elle arrive à l'endroit où va se jouer sa vie...

Deux yeux l'épie dans l'ombre d'un tournant, deux yeux jaunes injectés de sang....

Une odeur putride se répand autour d'elle, mais le vent provenant de l'entrée de la caverne masque son odeur...

Les coussinets de ses pattes étouffe ces pas...

Sa fourrure noire se confonds parfaitement dans l'ombre...

Aucune émotion ne l'étreint, à part une haine froide de détermination...

L'Osamodas se retourne ....


Le fouet de l'Osamodas claque...

La bête recule subitement, étonnée qu'une si petite lanière de cuir soit capable de lui faire mal à ce point. Mais très vite elle repasse à l'attaque, toute griffes dehors. L'Osamodas se prépare à stopper l'assaut, un autre claquement de fouet : " Couché !" hurle-t-elle au Lycanthrope..

La créature la considère avec dédain, mais au moment où elle repart à l'assaut elle sent ses pattes lourdes, celles-ci semblent ne pas vouloir lui obéirent.

Le fouet de l'Osamodas claque une nouvelle fois. La bête hurle à la mort. Mais soudain son intelligence surnaturelle reprends le dessus... Le contour de la bête commence à onduler, et en moins d'une seconde, un humain se trouve à sa place.

L'Osamodas est déconcertée, l'humain se jette sur elle, les pouvoir d'invocateur n'ayant aucun effet sur un humain, même invoqué.

Elle évite l'assaut. Puis elle rassemble son énergie. Elle n'avait que rarement employée cette technique auparavant, mais elle devait l'utiliser cette fois, pour survivre.

Alors que le Lycanthrope repasse à l'assaut, des griffes éthérées se matérialisent autour de lui et commencent à le lacérer de coups. La bête n'en aurait pas été dérangé sous sa forme animale, où ses blessures se seraient régénérées rapidement, mais sous forme humaine ces blessures étaient mortelle.... Il change à nouveau d'apparence.

L'Osamodas n'hésite pas une seconde, elle sais que sa chance de victoire est là. Elle se concentre de nouveau et récite une antique formule. Deux petites boules de poils et de pics oranges apparaissent à ses côtés. "Allez y, leur dit-elle, je ne veux pas qu'il puisse faire le moindre geste" Les deux petites bêtes se déploient de chaque côtés du Lycanthrope, et entament une danse autour de" lui.

Des vents magiques semblent tourbillonner autour de la bête.

Celle-ci tente de bouger, mais au lieu que ces muscles ne lui obéissent plus comme il s'y attendait, ceux-ci obéissaient mais obéissaient au ralenti...

La créature hurla de rage.

"Bon commençons la dèsinvocation..."

Yséria prit une craie dans son paquetage et dessina un grand cercle autour de la bête.
Petit à petit le dessin prit forme, jusqu'à ce que le cercle forme un ensemble parfait de courbes et de déliés.

L'Osamodas récita alors une longue incantation, petit à petit elle en récita les long vers, et à chaque mot la bête semblait se débattre moins fort, jusqu'à ce que l'enchantement soit totalement dissipé.

Elle jubilait, elle avait réussi à mettre fin à ce fléaux.

Elle fit demi-tour...

Elle était heureuse de ce qu'elle avait accomplit, mais était malheureuse de ce qu'elle aurait à faire en ressortant...

Elle en était sûre, il y avait des membres des familles des disparus à l'entrée des souterrains, et c'est à elle qu'il incomberait de leur expliquer qu'il n'y avait aucune chance de retrouver les disparus, ceux-ci ayant été certainement tués par le Lycanthrope.

Elle mit plusieurs heures à ressortir des sombres tunnels... Lorsqu'elle en ressortis, la nuit était totalement installées sur le monde des douze. Une autre équipe de milicien gardaient l'entrée.

En la voyant revenir seul, personne n'eût de mal à comprendre ce que cela signifiait.

Elle n'eût pas à apprendre la nouvelle aux familles des disparus, ceux-ci seraient informés par les miliciens...

Elle retourna à la maison mercenaire...
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MessageSujet: Re: Histoires d'outre-clans ...   Sam 27 Juin - 3:03

Les vengeurs d'Yséria, suite et fin .


A la maison mercenaire on l'accueillit chaleureusement, et grâce au soutien de Lymoyena, Yséria fut choisie pour être mercenaire.

Pendant de nombreuses années elle progressa sur la voie du mercenaire, et elle gagna en notoriété dans tout Astrub.

Elle fut acclamée par la foule après que ses plans efficaces repoussèrent un assaut Bontarien sur Astrub, puis encore plus, lorsqu'à la tête d'un groupe de mercenaire elle expulsa des murs de la ville des aventuriers les guerriers Brâkmarien venus soi-disant aidé à repousser les Bontarien, et qui après la terrible bataille était restés et s'étaient imposés en maître de la ville.

Ces talents furent aussi loués lors des nombreuses incursions des Bworks en Amakna ou lors de la terrible nuit où les Chafers du monde entier avaient prit les armes contre toute forme de vie existante, dirigés par le terrible Captain Chafer.

C'est ainsi que multipliant les prouesses au champs de bataille mais aussi sur la scène diplomatique, qu'elle devint un des trois maîtres de l'ordre mercenaire.

Mais un jour...

"Maître Yséria" demanda un mercenaire venant juste d'arriver "Un étranger demande une requête particulière."

Yséria se retourna vers le Iop qui l'avait interrompu en pleine prière à Osamodas.

"J'espère que cette personne a une bonne raison de me déranger pendant ma prière, si elle n'est pas bonne, il goutera à mon marteau..."

L'étranger fut amené à Yséria. Personne ne sut jamais ce qui avait été dit entre eu ce jour là, toujours est-il qu'après cette étrange rencontre, l'Osamodas afficha une mission très étrange..

"Moi, Yséria, maître du clan, je pose ici ce contrat.

Une dizaine de mercenaires sont requis, ceux-ci seront choisit parmi les volontaires se présentant pour cette mission.

Le prix offert à chaque mercenaire revenant vivant de ce périlleux contrat sera de 300 000 kamas.

Cette mission consistera à trouver le Grand Palak, un Koalak plus grand que tout les autres et au pelage blanc, à le tuer et à ramener la potion qu'il porterait sur lui.

Plus de détails vous seront donnés une fois que vous aurez accepté cette mission."

Une trentaine de mercenaire se présentèrent, sur les trente, dix furent choisit pour effectuer cette mission....


L'expédition revint cinq mois plus tard, ou plutôt son unique survivant revint cinq mois plus tard. Il survécut assez longtemps pour transmettre la potion à Yséria, après quoi il décéda...



La nuit est noire, les étoiles n'éclairent nullement le ciel, et la lune n'ajoute rien qui puisse arranger cela. Le vent souffle dans le monde des douze, car une page importante de l'histoire est sur le point d'être tournée....

Dans son bureau l'Osamodas se tâte, elle réfléchit... Doit-elle croire les dires de l'étranger ?
Et si il s'agissait d'un poison ? Et si cela était vraie, que ferait-elle ?
Tout en réfléchissant elle enlève le bouchon de la fiole et verse le liquide rubis dans un magnifique calice, celui qui lui avait été donné pour célébrer sa victoire sur les Bworks...

Elle hésite un instant de plus... Puis elle plonge ses lèvres dans le liquide... Elle l'avale...

Au dehors la foudre frappe le toit d'une maison d'Astrub... Le vent redouble d'intensitée...

Dans tout le monde des douze la terre est en émoi... Cette nuit voit naître une des plus nobles et des plus terribles engeances que le monde ait connue...

Dans les cieux, les dieux ne savent pas quoi faire, la laisser en vie, au risque qu'elle commette des grands crimes, ou la tuer, et risquer d'empêcher que les morts trouvent le repos...

Finalement les dieux la laissèrent vivre...

Ils tremblèrent, car eux les clairvoyant ne voyaient rien de l'avenir du nouveau né parmi les immortels...

Yséria était donc devenue une immortelle, une entité ayant besoin de se nourrir de sang humain, capable de commander aux mort et de les apaiser...

Alors cette nuit là elle prit une grande décision...

Le Grand Maître de l'Ordre était un vrai dictateur, Apocalypto Rebethou l'actuel Grand Maître exigeait beaucoup trop des mercenaires...

Alors cette nuit là, elle se rendit dans la grande salle de la maison mercenaire...

Et alors elle effectua un coup d'Etat non préparé...

Aux mercenaires présent dans la salle, elle leur dit qu'il était temps de se ranger à ses côtés pour dèstituer le despote à la tête du clan. Seule huit personnes la suivirent...

Leurs noms restèrent gravés dans les mémoires....

Nefreta, Boangel, Bihier, Toile, Daylion, Gilld, Rouanne et Lymundel....

Lymundel était un excellent combattant, c'est lui qui avait tué un an auparavant dans un accès de folie sanguinaire, son père Lymoyena....

Depuis Lymundel était un pénitent du clan qui combattait les ennemis du clan pour se racheter...

Daylion était son fils, un Ecaflip... Sa mère était une Ecaflip, son père un Sacrieur, abandonné à son père par sa mère dès son plus jeune âge, il avait passé sa vie à combattre comme un mercenaire...

Rouanne était un excellent invocateur Osamodas... Cette nuit là, il périt, tué sournoisement par Apocalypto...

Boangel, une jeune Iop a l'agilité surprenante combattit cette nuit là pour la liberté... Pour toute récompense à son courage, elle aussi fut tuée....

Bihier, un Pandawa de la famille de Boangel, lui aussi combattit, d'abord pour la liberté, puis pour protèger la dépouille de la défunte Boangel...

Toile, le sombre Sacrieur, adorateur de Rushu, combattit lui aussi cette nuit avec toute la force ténébreuse qu'il puisait de sa foi obscure...

Nefreta, la Crâ, participa elle aussi à cette bataille dantesque et se fit remarquer par sa dextérité à manier la bâton, une capacité rare chez les autres Crâs....

Lors de cette nuit sanglante, tout l'ordre Tradusse fut tué ou se rendit. Ceux qui se rendirent furent relâché dans la nature et on entendit plus parler d'eux...

Parmi eux se trouvait Apocalypto, qu'Yséria daigna laisser en vie, créant une des première règles du nouvel ordre qu'elle fonderait :

Epargner les faibles, défier les forts, et honorer comme il se doit les forts parmi les forts.

En plus d'elle cinq mercenaires formèrent ce nouvel ordre...

Tout ceux ayant survécu à la bataille, à l'exception de Lymundel. Celui-ci disparu une fois la bataille terminé, partant en pénitent chercher un moyen de se faire pardonner...

Aux cinq personnes qui la suivirent, Yséria offrit le Baiser du Sang...

A chacun elle offrit une goutte de son sang, et par là même l'immortalité et la malédiction des non-vivants...

Petit à petit le nouvel ordre apparut au grand jour, jusqu'à ce que les hauts faits d'armes du groupes de combattants soient connus de tous...

Les six "vampires" car c'est ainsi que leur espèce fut appelée, étaient des combattants plus fort et plus résistant que le plus fort ou que le plus résistant des combattants humains.

Ils maitrisaient les pouvoirs de la terrifiante nécromancie, et appelaient les morts pour les soutenir au combat.

Ainsi, sur les champs de batailles où les vampires passaient, l'ennemi trépassait...

Et leur nom inspirait le respect... En ancienne langue amaknéene leur nom venait de "Vam", qui signifiait "éternel" et de "Pirès" qui signifiait "guerrier".

A aucune bataille l'un d'eux ne fut tué...

A l'exception d'un jour maudit....

Les vampires combattaient les guerriers de Bonta, aux côtés des PPL, les Peuples de Pandala Libres, pour protèger le village de Feudala...

Ce jour terrible au champ de bataille....

Blessée sous l'feu et la mitraille....

Les maudits artilleurs Bonta...

Pulvérisèrent... Yséria...

Et c'est depuis cette bataille là...

Qu'ils se nommèrent les Vengeurs...

Pour venger Yséria...

Et la ramener des mondes d'Ailleurs...

Et quand ce temps viendra...

Dans toute les terres amaknéenes...

On célèbrera Yséria...

Revenue enlever aux défunts leurs peines...


Extrait du Lai d'Yséria par Maximus de la Forêt....

[HRP] Forum du clan des Vengeurs d'Yséria : http://yseria.roleplaylife.net/forum.htm [HRP]
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