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 Les récits d'un crâ.

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Highlender
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MessageSujet: Les récits d'un crâ.   Lun 18 Aoû - 9:50

La journée était à peine entamée et pourtant, la tension était déjà palpable parmi les Eldrigans présents à la taverne d'Amakna. Ajoutez à la tension la chaleur écrasante du soleil, et vous comprendrez facilement que les mercenaires soient en sueur. Ces derniers, qui étaient assez nombreux pour occuper plusieurs tables, s'étaient posés au premier étage de la taverne, où résidait une très légère pénombre et ils attendaient. Ils attendaient Highlender, qui leur avait donné rendez-vous en début d'après-midi, ce n'était pas la première fois qu'ils étaient tous convoqués, la pratique était courante. Cependant, cette fois-ci Highlender n'avait pas précisé la raison de cette convocation, et c'était assez inhabituel pour provoquer la curiosité des Eldrigans, ceux-ci en discutaient donc autour de quelques chopes de bières bien fraiches. Jusqu'à ce qu'Highlender fasse son apparition, un silence de plomb se posa instantanément sur la salle, tandis que tous les mercenaires fixaient Highlender. Le disciple de Crâ évolua parmi eux jusqu'à atteindre l'estrade. Il prit une profonde inspiration avant d'annoncer :

- Camarades, merci d'avoir répondu à mon appel. Certains d'entre vous n'ont pu venir aujourd'hui, ce n'est point important puisque vous pourrez retrouver mes dires dans la bibliothèque plus tard. Si je vous ai conviés en ce jour, c'est pour vous compter l'histoire d'Azann, disciple de Crâ.

Les paroles du Crâ provoquèrent quelques murmures, il attendit que ceux-ci se dissipent avant de prendre une nouvelle inspiration et de commencer son récit :


Azann, qui peut bien être Azann ? Comment vous le présenter, ou vous le décrire ? Je suppose que, comme pour toutes les histoires, je devrais commencer par le début.
Azann est né en l'an 614 dans une petite maison d'Amakna proche du chateau que ses parents possédaient depuis quelques années déjà, le père se nommait Gank et la mère Rega. Le travail commença tôt dans la matinée et se finit dans la nuit aux alentours de deux heures du matin. C'était le premier accouchement de l'eniripsa qui s'en occupait, résultat : il tremblait presque autant que le père. Il resta très proche de la famille après l'accouchement, c'est ainsi que quelques années plus tard il s'occupa de celui de la soeur d'Azann, Dexi, puis de celui de son frère, Qzoth. Il devint si proche de la famille que les enfants finirent par le considérer comme un oncle, un rôle qu'il endossa avec joie.

Mais revenons-en à Azann, à peine était-il sorti qu'il démontra la puissance de sa voix, la maison résonne encore aujourd'hui de ses pleurs. Il eut une enfance heureuse, il était complice aussi bien avec sa sœur, qu'avec son frère, bien qu'un et trois ans les séparaient respectivement, ils formaient un trio inséparable. Néanmoins, un évènement vint noircir le tableau pendant sa dixième année, la maison des voisins prit feu. Son père, ainsi que de nombreux hommes aidèrent la famille des Nantur à arrêter le feu, pendant qu'Azann était resté dans la maison de ses parents, il s'était mis devant une fenêtre et regardait, impressionné, le feu détruire la maison. Le pouvoir destructeur des flammes le fascina dès ce moment, bien qu'il se sentait réellement désolé pour les Nantur, il ne pouvait s'empêcher de l'admirer. A ses treize ans, quand il fut en âge de choisir sa divinité, son choix se porta sur la déesse Crâ, à l'instar de son père, cependant il décida de s'axer sur la maitrise du feu, alors que son père s'était tourné vers la terre. Il s'entraina durement pendant son adolescence, bénéficiant des conseils de son père et de ses observations préalables sur les effets et conséquences du feu. Il acquit rapidement une certaine puissance, il n'était certes pas un combattant chevronné, mais il savait se défendre, c'est pourquoi il put aider son père dans son métier de chasseur. Les journées étaient longues et harassantes, mais Azann adorait se promener dans la nature en compagnie de son père. Leurs expéditions continuèrent pendant plusieurs années, ils furent rapidement rejoint par le frère d'Azann, dont le choix de la divinité s'était porté sur le dieu Iop. Puis quelques années plus tard, Azann atteint la majorité, et au terme d'une longue réflexion décida de se tourner vers un métier différent.


Highlender fit une pause pour se rafraichir et s'éclaircir la gorge à l'aide de quelques gorgées de bières.




"Rien n’égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années,
L’ennui fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l’immortalité."


"High' âme çaixie hunde High' neau hite !"
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MessageSujet: Re: Les récits d'un crâ.   Jeu 4 Sep - 18:55

Dès que le mercenaire eut fini sa chope de bière, il se passa la main sur le front pour essuyer les quelques gouttes de sueur qui commençait à perler sur son front. Il prit son temps pour soigner son apparence, remettre ses cheveux et ses vêtements correctement en place. Puis il inspira et déclara :

-Il faut savoir qu'à l'époque, les journées passées dans les bois à chasser avait éveillé chez lui un besoin d'aventures, un besoin d'action. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait décidé de se tourner vers l'armée. Pas celle de Bonta ni de Brakmar, non celle d'Amakna. Le poste qu'on lui désigna le comblait parfaitement, il avait été choisi pour assister les enquêteurs de la milice. Ses raisonnables capacités au combat et son expérience de la chasse avaient certainement pesé dans la balance auprès des gradés quand ils avaient dû lui choisir un poste. Ses talents de traqueur se révélaient autant utiles pour la traque de criminels ou de monstres. C'est ainsi qu'un mois après son entré dans les forces armées d'Amakna, alors qu'ils se trouvaient dans la montagne des craqueleurs pour y chercher un voleur qui avait sévi pendant quelques temps dans l'enceinte du chateau, son supérieur, un certain Fairaud Vhyer, que l'on entendait arriver de très loin avec son sifflet, lui demanda :

-Dis-moi mon petit, où as-tu appris à traquer aussi bien ? Des personnes avec ce talent on en voit pas tellement.

-C'est mon père monsieur, il m'a appris à chasser pendant mon enfance et dès mes 15 ans je l'aidais à mettre à manger sur notre table. La chasse n'était pas facile tous les jours, il y a beaucoup de subtilités à apprendre, comme savoir différencier les empreintes des monstres. Au final cela me permet aussi de reconnaître celles des criminels quand nous les traquons.

-D'accord, en tout cas, tu m'es très utile. Depuis que tu es là, mon boulot est bien plus simple , ça rend les patrons heureux et ma vie bien plus facile ! Dit-il en riant. Je n'avais jamais eu d'assistant auparavant, et je dois bien avouer que c'est très pratique, autant pour mener les enquêtes que pour remplir la paperasse. Qui sait, dans quelques années ce sera peut-être toi qui sera l'enquêteur avec un assistant à tes cotés, je te le souhaite en tout cas.

Cette conversation s'éternisa encore quelques temps sur les jeunes années d'Azann, et ses autres éventuels talents. Pendant un temps il hésita à se confier à son supérieur sur sa passion pour le feu, mais il préféra finalement se taire et ainsi éviter de se créer une mauvaise réputation. Le soleil amorçant sa descente, ils décidèrent donc de prendre le chemin du retour, sans avoir trouvé le voleur qu'ils cherchaient cependant.

Ce soir-là, Azann rentra chez lui avec le sourire aux lèvres, l'approbation que lui manifestait son supérieur et le ton familier qu'il prenait généralement pour lui parler mettaient le jeune crâ en confiance, le stress des premiers jours étaient loin derrière lui. Les relations avec sa famille n'avaient pas vraiment souffert de son choix, ses parents avaient été rapidement convaincus par ses arguments :

-Père, mère, je sens que c'est mon devoir. Je veux participer à la sécurité de notre village. De plus, j'aiderai toujours à la chasse quand les occasions se présenteront, je vous le promets. S'il vous plait, permettez-moi de rejoindre l'armée, j'en ai besoin.

Il n'avait pas fallu beaucoup plus de temps à Azann pour finir de les convaincre. Une de ses motivations tacites était que son salaire allait tripler une fois dans l'armée puisque quand il chassait avec son père, la majorité de la récolte servait à nourir la famille, et même si le reste était vendu, les revenus étaient généralement mis dans les économies. Azann et son frère en tiraient un petit revenu, mais rien de grandiose, c'est donc avec émerveillement qu'il avait découvert qu'il aurait un bien meilleur salaire dans l'armée.


Highlender fit une petite interlude pour déclarer : "Nous mercenaires, nous le savons que la motivation pécuniaire n'est jamais à sous-estimer.", puis il reprit son discours instantanément.

Au fil des jours, une amitié naquit entre le jeune crâ et l'enquêteur. Il n'était clairement pas la meilleur équipe, ni la plus soudée, mais une relation de maitre-élève s'était instauré entre eux. Fairaud partageait son expérience avec Azann, il lui apprenait à résonner comme un enquêteur devait le faire, il lui enseignait aussi quelques techniques de défense, certes simplistes mais efficaces dans de nombreux cas. Un autre élément qu'Azann découvrait grâce à l'enquêteur, c'était les rouages de l'armée, comment elle fonctionnait, quelle était son organisation interne, les stratégies les plus courantes en cas d'attaques, qui étaient en charge de tel ou tel fonction. Azann ne savait pas vraiment si cela lui serait utile un jour, mais ça ne l'empêchait pas de vouloir en savoir toujours plus avec une avide curiosité. Plus son enseignement avançait, plus il pouvait aider Fairaux dans ses enquêtes, il ne se cantonnait plus au rôle de traqueur. Il put à quelques occasions se charger de quelques petites enquêtes en solitaire. Plus le temps passait et plus Azann appréciait sa place dans l'armée.




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