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 L'épopée de Drelgun

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MessageSujet: L'épopée de Drelgun   Mer 31 Oct - 11:13





Prologue


Il était une fois une jeune âme, en voie de s'incarnamiser afin de jouer avec ses petits camarades possédant une existence physique, qui voyait s'approcher à grands pas le moment décisif du choix déique. Hélas ! avant même d'avoir pu se poser la question, le sceau honni d'un destin tragique s'abattit sur elle. Dans quelque dimension supérieure, les dieux se penchèrent dessus. Un âme au hasard qui supporterait le manque de sensibilité des nouveaux arrivants. En effet, les nouveaux incarnés se désensibilisaient, et même les disciples d'Eniripsa se confondraient avec des brutes, n'eurent été leurs ailes. Cette âme devait compenser ce manque de sensibilité globale par son caractère individuel, d'un naturel facile à émouvoir.

C'est ainsi que cette âme reçu un tempérament divinement sensible, qui aurait merveilleusement sis à l'adoration une déesse comme Féca ou Eniripsa. Elle n'avait pourtant pour but que de taper au mieux possible les autres créatures physiques, envie qu'elle couplait avec un intellect limité, pour ne pas dire inexistant. Ces prédispositions naturelles la menaient précisément vers le dieu Iop, qui en était ravi. Elle s'incarnamisa ainsi en disciple de Iop et, dans son corps d'athlète, se sentait comme un poisson dans l'eau. Néanmoins, quand Ganymède lui demanda son nom, il glissa dans la boue astrale et, en plus d'être couvert de fange céleste, il prit pour le restant de ses jours le nom Drelgun, et ceux qui se penchèrent sur son cas se demandent encore comment, en glissant comme il le fit, il put produire un son de cet acabit.





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Dernière édition par Black-Cart le Jeu 1 Nov - 17:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'épopée de Drelgun   Jeu 1 Nov - 17:31

Chapitre 1er
Drelgun passa ses débuts en tant que corps dans l'île volante d'Incarnam, comme tous les nouveaux incarnés. Il y apprit comment survivre dans la nature hostile, comment se battre, quelles bêtes ou quelles herbes manger, et beaucoup d'autres choses sur la vie en harmonie avec la nature, bien qu'il appréciât outre mesure le fait d'ôter la vie à la faune locale. Un jour enfin, on lui expliqua que le temps était venu, qu'il avait assez appris et qu'il était temps pour lui de descendre dans le monde. Ce fut une première claque pour le Iop qui apprit à cet instant que l'île céleste n'était pas le monde entier, et que ce monde était infiniment plus vaste que cela. Tout émoustillé, il prit place dans la nacelle qui l'emmenait vers Astrub.

Ce fut une seconde claque, et Drelgun apprit avec difficulté, bien qu'il fût aidé par les habitants qui requéraient ses services, les rudiments de la vie en société nécessaires à l'existence citadine. Il resta quelques temps à traîner dans la ville, servant de larbin aux habitants et se moquant de certaines personnes habillées de jaune qu'il voyait. Il traîna dans la taverne, en perfectionnant son art de la bagarre. Il dépeça force animaux qu'il voyait autour de la ville. Il fut rapidement capable d'écorcher les sangliers à main nue, cela avant bien sûr que le fil de la fatalité ne soit tiré par quelque entité supérieure qui voulait le rappeler à son utilité première en tant qu'âme. Il retrouvait en quelque sorte son petit monde, sa sphère d'existence d'où il ne sortait pas.

Lors d'une de ses excursions aux alentours d'Astrub, il trouva un vieil homme qu'il n'avait pas encore rencontré. Il s'appelait Piélant et se disait cartographe. Drelgun, d'habitude très serviable, n'avait aucune envie de l'aider, car il lui fallait pour cela partir au loin, jusqu'aux montagnes lointaines. Le cartographe se mit pourtant en tête de faire aimer les voyages à ce « petit Iop buté » et lui offrit un livre qu'il avait lui-même écrit pour inciter les jeunes à se déplacer plus qu'ils ne le font actuellement. Honteux de ne pas savoir lire, Drelgun le prit sans rien dire au vieux Piélant, et se promit de se le faire lire. Quand quelques jours plus tard le cartographe lui demanda ce qu'il en avait pensé, il n'eut d'autre choix que d'avouer qu'il ne savait pas lire, et n'avait pas osé demander à quiconque de le lire à sa place. C'est alors que le vieil homme l'invita à boire une macération d'herbes séchées, en lui disant qu'il le lui lirait, ce bouquin, et le Iop ne put pas refuser, bien qu'il préférât de l'alcool à un breuvage à base de plantes.

Ce livre, plein de récits de voyage, d'anecdotes et de souvenirs, donna envie au Iop qui promit à Piélant de voyager effectivement, et le plus tôt possible. Le cartographe, ravi, lui proposa une bonne douzaine de destinations différentes, toutes plus exotiques les unes que les autres. Il les étudia avec attention, pesa les atouts de chacune dans sa petite cervelle de Iop, et fit un choix, qui scella à jamais son destin écrit depuis avant son incarnation.





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MessageSujet: Re: L'épopée de Drelgun   Jeu 1 Nov - 17:31

Chapitre 2
Drelgun était fort jeune lorsqu'il partit à l'aventure. Il s'était mis en tête de visiter l'île de Pandala, dont il avait entendu parler peu avant, et s'en fut avec toute la fougue et l'insouciance de la jeunesse. Ce disciple de Iop dut passer plusieurs longues journées à attendre dans les calanques proches de la citée d'Astrub, où commençait son périple. Durant ce temps, il se nourrissait des pichons qui osaient s'aventurer trop près de son épée, ou pansait les blessures que ces mêmes créatures marines lui avaient infligées. Après plusieurs nuits à veiller, il vit enfin un navire se profiler à l'horizon. Il bondit dessus mais retomba lourdement dans l'onde, car il avait mal évalué la distance qui le séparait du bateau. Heureusement pour lui, les généreux marins l'extirpèrent de la mer, et lui demandèrent fort naturellement tous ses biens en paiement de leur aide. Drelgun, qui était fort dévot, leur expliqua son dénuement, ce qui contraria ses hôtes qui se mirent en tête de le rendre à la mer. Le Iop, conscient de son incapacité à la nage, convainquit le capitaine que son aide ne pouvait que lui être précieuse, et il eut tôt fait de le prouver. La nécessité le fit cuisinier, bien qu'il ne connaisse aucune recette.

Le capitaine de ce rafiot était borgne, et était en possession d'un œil factice fait de matériaux précieux. En mangeant un jour un plat de Drelgun, qui était très poivré, il éternua si fort que sa prothèse oculaire s'exorbita et sombra dans l'onde. Le Iop, à qui le régime à base de produits de la pêche avait profité, inventa un stratagème pour que l'équipage qui l'avait recueilli fît voile vers l'île de Pandala, car ils semblaient ne pas vouloir s'y arrêter. Il dit au second qu'il avait retrouvé l'œil du capitaine, mais qu'il ne le rendrait qu'une fois à Pandala, afin de s'assurer de la bonne fois des marins. Il réussit ainsi à faire croire à tout l'équipage qu'il avait mis le trésor dans un petit coffre qu'il possédait, et la coque de noix changea de direction pour Pandala, car le capitaine aimait cet œil plus que tout.

Malheureusement, la cave était plus qu'infestée de sousouris batelières, de ces sousouris qu'on emporte pour qu'elles dévorent les provisions, qu'elles apportent la maladie et la famine partout où elles passent, et qui sont un peu plus grandes qu'un xelor sur la pointe des pieds. Tandis que le bateau se rapprochait de sa destination insulaire, ces espèces de bestioles virent le coffre et le prirent pour un ancien héros déifié dont font mention certaines de leurs légendes. Elles le volèrent donc à Drelgun, qui ne pouvait se défendre face à de tels adversaires; et rendirent un culte à ce coffret. Le capitaine envoya donc ses hommes les tuer et récupérer son bien, mais dans cette bataille, tous les marins, et une bonne partie des sousouris moururent, tandis que le bateau s'abîma dans l'eau à cause des coups qu'il avait reçu des deux camps. Le navire coule, les sousouris quittent le navire, persuadées que le coffret leur permettrait de marcher sur l'eau. L'assemblage de bois et de métal ne flottait pas plus que les énormes rongeurs, et tous s'enfoncèrent dans la mer.

Il restait du bateau quelques planches attachées ensemble, juste la place pour un duel à mort entre le marin aguerri et le jeune Iop. Ce dernier se serait fait proprement embroché n'eut été une énorme vague emportant le radeau, coulant le pirate, brisant le bois et déposant le jeune homme sur le grand pont qui relie Pandala au continent, et dont il n'avait jamais entendu parler. Reprenant lentement ses esprits, il marcha vers l'île en souriant, persuadé qu'il était d'arriver au bout de ses malheurs, et de pouvoir vivre une aventure grâce à laquelle il pourrait laisser son nom dans l'histoire.





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MessageSujet: Re: L'épopée de Drelgun   Mar 6 Nov - 19:54

Chapitre 3

A peine arrivé sur l'île immense, Drelgun aperçut des pandawas, beaucoup de pandawas. Il en avait vu à Astrub, mais cette île remplie de ces êtres donna au Iop, qui était pourtant assez porté sur la boisson, une impression de décadence extrême. Après le premier repas qu'il prit sur cette île, il se dit que la nourriture, couplée au spectacle de beuverie s'offrant à lui, aurait raison de lui. Elle eut en effet raison de son estomac, et il passa le reste de la journée dans un buisson de bambous. Quand passa quelqu'un, il se moqua du Iop en s'exclamant que la Pandrista lui disait bien le bonjour, et en lui indiquant comment s'en soigner.

Après avoir suivi les conseils du pandawa hilare, Drelgun allait un peu mieux, mais restait mal en point. On lui indiqua alors le chemin de Surivitna, qui pourrait sans doute le guérir. En chemin vers la demeure du chaman, il ne cessa de marcher dans des larves que quelqu'un avait oubliées par terre. Ou peut-être était-ce du vomi ? En tout cas, les assistants du chaman lui interdirent d'entrer avec des pieds aussi sales, et c'est dans l'eau boueuse qu'il nettoya tant bien que mal ses bottes. Quand enfin on l'amena au guérisseur, il avait cru mourir a plusieurs reprises, tant était forte l'odeur émanant de la saleté environnante. C'est le teint verdâtre qu'il se présenta à Surivitna, qui lui conseilla de s'en aller, car l'air du pays ne lui réussissait apparemment pas. Drelgun reçu pourtant un remède sensé lui rendre sa santé, ou du moins ce qui en restait.

Le Iop prit le médicament et rejeta le conseil. Il voulait en effet voir le célèbre Zatoïshwan ou du moins son disciple, qui est plus facile à approcher. Malgré les conseils des pandawas, et leurs mises en garde contre les rebelles qui peuplaient l'île, il se dirigea vers le refuge de Daïgoro, qu'il comptait saluer à grands coups d'épée ou de poing. Ne doutant pas de sa force, il se présenta seul devant le maître des lieux, qui l'expédia hors de la vie en quelques instants. Mort, fantôme esseulé, le Iop se souvint de l'épreuve qu'il avait dû subir dans l'île céleste, et chercha longtemps une statue représentant un phénix. Il effraya deux ou trois aventuriers en leur demandant leur chemin, et quelques autres en prenant leurs familiers pour cette fameuse statue de phénix. Après plusieurs heures de recherches, il trouva enfin ce qu'il cherchait et ressuscita en touchant l'oiseau de pierre.

Son corps retrouvé, il retrouva en même temps sa maladie et sa faiblesse. Drelgun décida alors de quitter Pandala, et de n'y plus retourner. Pour rentrer, il prit cette fois le pont et n'eut d'autre problème qu'un pandawa le pourchassant en lui demandant de la bière. Drelgun s'enfuit bien vite, et sema rapidement son poursuivant alcoolisé. De retour à Astrub, il chercha le vieux Piélant, qu'il ne trouva point, et on lui dit qu'il était parti traverser en long, en large et en travers le lieu de vie des scarafeuilles, afin d'en faire une carte précise. Le Iop prit ainsi la décision de le suivre afin de l'assister et de lui raconter ses aventures à Pandala.





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MessageSujet: Re: L'épopée de Drelgun   Jeu 8 Nov - 20:04

Chapitre 4

Drelgun mit ses meilleures bottes de marche et se mit en route vers le sud. Il comptait passer par le château afin de voir la cour, puis couper par les champs de la famille Ingalsse pour enfin arriver chez les scarafeuilles en passant le moins possible par la forêt, qui ne l'attirait pas plus que cela. Son arrivée au château se fit sans problème, et même de manière détendue. Il entra par une porte non gardé, et se dit que la vie au château devait être bien calme. En arrivant dans la demeure d'Allister, il fut regardé comme si le vent avait rejeté de la boue sur le pas de la porte. Les nobles de la cour le considéraient comme un moins que rien et le Iop sentait son tempérament belliqueux revenir. Ses bagarres de taverne, si peu adaptées au grand château du roi, revenaient à son esprit et il sentait qu'il ne pourrait pas se retenir longtemps de prendre un de ces courtisans et de l'utiliser comme un tabouret pour frapper sur un autre noble, afin de leur faire perdre cet air hautain. Malheureusement pour eux, ils lui proposèrent de rester raconter ses aventures au roi lors du dîner.

Drelgun dîna ainsi avec le roi et lui conta ce qu'il avait fait et vu sur l'île de Pandala. Tout se passa bien jusqu'au dessert lors duquel un des favoris d'Allister fit une réflexion qui déplut quelque peu au Iop, qui le lui fit savoir en lui donnant un coup de table de banquet. Scandalisé, le roi d'Amakna fit sortir Drelgun par la garde, en le remerciant de son divertissement. C'est ainsi que le Iop se retrouva sur la route de nouveau, et il partit pour demander l'hospitalité aux Ingalsse avant que la nuit ne tombe complètement. Chemin faisant, il ne rencontra pas âme qui vive, si l'on excepte les bébêtes peuplant cette partie d'Amakna.

Chez les paysans, il fut très bien reçu, selon la générosité légendaire de la célèbre famille. Après le dîner, assez copieux pour la campagne où se situe la ferme, il insista pour aider les Ingalsse, qui lui proposèrent ainsi de nettoyer le tofulailler, qui était fort sale, et Drelgun accepta avec joie cette tâche rébarbative. Le Iop prit une bougie et s'en fut sous la ferme avec l'intention de tout faire briller. Il ne s'imaginait pas la férocité des tofus qui peuplaient cet endroit. En effet, l'enfermement les rendait tout à fait dérangés. Les volatiles enragés se jetèrent sur le Iop qui, par réflexe, trancha ces oiseaux de son épée. Cela contraria fortement tous les autres pensionnaires, et notamment par le plus fou d'entre eux, le Batofu, appelé ainsi à cause d'une idée fixe qu'il poursuit en vain depuis des temps immémoriaux, selon laquelle il serait une sorte de volatile-héros-souris sans cheveux selon , un psychologue ayant étudié son comportement.

Cette bagarre de cervelles d'oiseau s'acheva par un désordre incroyable dans l'élevage de volatiles des Ingalsse. Quand ses hôtes virent ce qu'avait fait Drelgun, ils s'empressèrent de le chasser de leur ferme et le Iop ne put que dormir entre les épis, d'un seul œil car il devait surveiller de l'autre les plantes à l'agressivité rare afin qu'elles n'allassent pas tenter de mordiller ses membres musculeux. Après une nuit courte et peu reposante, il partit vers le sud et arriva sans encombre dans les champs des scarafeuilles en début d'après-midi.





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MessageSujet: Re: L'épopée de Drelgun   Lun 12 Nov - 18:47

Chapitre 5
Une fois sur place, le Iop passa plusieurs heures à retrouver son mentor, et se perdit à plusieurs reprises entre toutes ces céréales. Le soir commençait à tomber quand enfin il trouva Piélant en train de prendre des mesures précises. Abordant le vieux cartographe, il le salua et s'enquit de sa santé, en prenant soin de poser la question du voyage et des bestioles les entourant. Piélant avait voyagé sur son vieux tabi, qui se reposait non loin de là et, en outre, il maniait encore assez bien la pelle pour ne pas avoir peur de ces scarafeuilles. Le cartographe invita le Iop dans la cabane qu'il avait investie pour son travail et lui offrit une bonne bière, que Drelgun accepta sans hésiter. Il passa ensuite le reste de la soirée et une bonne partie de la nuit à raconter au vieil hommes ses aventures à Pandala, en insistant le plus possible sur sa bravoure et sa valeur, et le moins possible sur ses problèmes gastriques, ses mésaventures avec les sousouris, et tous les faits les moins glorieux.

Cet exposé prit un temps hors de propos, à cause de la mémoire défaillante du Iop, qui n'avait rien à voir avec son âge, mais plutôt avec son culte. Mais enfin vers le milieu de la nuit, Piélant arrêta Drelgun en lui disant sa fierté et en lui proposant de continuer le lendemain, afin qu'il puisse prendre des notes afin, éventuellement, de mettre ces aventures par écrit. Le lendemain, effectivement, le Iop raconta ce qui lui arriva à la cour et à la ferme, en enjolivant un peu certaines parties; non qu'il ne voulût se présenter sous un meilleur jour à son mentor, mais son ego avait faussé ses souvenirs, pourtant récents. Piélant passa le reste de la journée à rédiger quelques notes désordonnées sur les aventures de Drelgun, pendant que ce dernier s'évertuait à obtenir de quoi faire des croquis extrêmement précis de l'anatomie intérieure de l'espèce endémique à la région, au cas où le cartographe voudrait de tels dessins.

Après quelques jours de cette routine, le cartographe en avait presque fini avec sa carte de la région qui, selon lui, « révolutionnera les connaissances modernes de ces champs » quand Drelgun se trouva encerclé par les scarafeuilles, mécontents de le voir les décimer depuis un petit temps. En effet ces animaux ne sont pas assez évolués pour réagir rapidement lorsque apparaît une menace telle qu'un Iop chez eux. Ils se trouvaient pourtant là, accompagnés de trois ou quatre scarafeuilles noirs, connus pour leur caractère acariâtre voire belliqueux. En bien mauvaise posture, Drelgun s'enfuit vers là où Piélant prenait ses mesures. Le vieil homme, déjà contrarié par l'interruption de son travail par le Iop, fut réellement énervé en voyant tout ce qui se précipitait à la poursuite de l'écervelé. En soupirant, il empoigna sa pelle, qu'il avait posé non loin de là, et les deux hommes firent face aux assaillants avec fermeté. Un petit combat s'en suit, qui ne vaut même pas la peine d'être raconté. Piélant maîtrisait son arme avec virtuosité et les scarafeuilles furent bientôt tous étendus sur le sol.

Après cet incident, Piélant décida qu'il avait ce qui lui fallait. Il craignait en réalité que la nouvelle de cette hécatombe n'arrive au Scarabosse doré, le plus gros d'entre tous. Dans ce cas il n'était pas certain de pouvoir les défendre, et malgré la force évidente du Iop, les bêtes pourrait sans doute leur marcher dessus comme sur les brins d'herbes de la prairie. Il annonça à Drelgun qu'il rentrait à Astrub et lui proposa de faire de même . Le bourrin était déçu de ne pas rester chez ces créatures si gentilles et si drôles, mais quelques bons mots de son mentor le convainquirent de rentrer à Astrub. L'aventure attendrait.





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