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 Les hauts faits d'arme de Black-Cart

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Black-Cart
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MessageSujet: Les hauts faits d'arme de Black-Cart   Sam 12 Mai - 22:29

Black-Cart entra dans la bibliothèque. Il y déposa une feuille de papier grise. En y regardant à deux fois, on voyait des caractères écrits dessus. Pour éviter au lecteur potentiel la peine de lire les minuscules caractères, le félin n'omis pas de placer une loupe à verre grossissant à côté de sa feuille.

« Rien ne m'y obligea. J'ai choisi. J'espère avoir bien fait. »

Black-Cart se leva de méchante humeur. Il n'avait la veille pas réussi à retrouver la captive et le chafer l'ayant enlevé s'était payé le luxe de se ficher de lui. Le chat lui avait fait passer l'envie de recommencer, mais s'était par là même rendu la recherche de la victime du monstre bien plus difficile car il n'avait aucune piste à suivre.

Il était donc passablement énervé et s'apprêtait à aller mettre le cimetière sans dessus dessous afin de demander à chacun des tas d'os le peuplant s'il connaissait Krafhir. Après avoir édenté une assez bonne partie des squelettes sur son chemin, qu'ils soient animés d'une agressivité profonde ou bien inanimés, il trouva enfin quelqu'un répondant positivement à sa question.

Il parlait assez mal, mais c'était sans doute à cause du fait que la moitié de sa mâchoire gisait une dizaine de mètres plus loin. L'indice qu'il put donner à l'Ecaflip était sans doute capital car ce dernier le laissa en vie, bien que le chafer trébucha sur une tombe et se fit picorer à mort par des tofus maléfiques qui passaient par là.

Black trouva facilement la demeure de Krafhir, mais quelle ne fut pas sa surprise d'y découvrir une bande de gobelins qui se jetèrent sur lui soudain. Etant fortement alcoolisés, ils étaient fortement diminué face à l'Ecaflip. En vérité, en un geste, il réussit à achever les survivants de la bagarre qu'ils provoquèrent en fondant sur lui, voulant tous le frapper en premier et finissant par s'entre-tuer. Les cadavres des gobelins jonchant le sol étaient si nombreuses qu'il était impossible de voir la teneur de ce sol, détail passablement embêtant quand il est en bois et que la Iop qu'il était venue sauver, afin d'avoir un acte héroïque à son actif, lança par inadvertance une flammèche par terre, ce qui provoqua une combustion rapide des corps inertes et du plancher en dessous d'eux.

Le plancher se déroba sous Black-Cart. S'inquiétant du choc qu'il ne manquerait pas de ressentir en touchant le sol, il pensa qu'une cawotte judicieusement plantée sous lui pourrait amortir sa chute. Il tenta donc d'invoquer cette capacité qu'il avait apprise lors d'un entrainement chez les Wabbits, grands jardiniers. L'Ecaflip s'écrasa donc contre le légume et fut alors généreusement aspergé de purée de cawotte dans laquelle il pataugeait désormais. Bien que sali, il était sauf, contrairement à la jeune étourdie ayant provoqué ce changement de décor. Elle s'était écrasée sur le sol comme peut le faire un moskito auquel on a coupé les ailes jeté du haut de la tour de Gisgoul. Et, tel le moskito, elle tomba sur un bwork visiblement contrarié que quelque chose vienne s'écraser sur sa puissante échine et déverser ses boyaux sur la coûteuse tenue de cérémonie qu'il était obligé de porter afin d'assister à cette réunion. Les autres protagonistes n'étaient pas moins mécontent. Ils venaient de se faire asperger d'une substance orangée et douteusement exotique et étaient assez énervés de remarquer que les gobelins qu'ils avaient affectés à la destruction d'un chafer qui s'était trouvé assez fou pour élire domicile juste au dessus de leur salle de planification de conquête, étaient tombés en même temps qu'une iopette et que du jus de cawotte, calcinés et inertes.

L'odeur caractéristique qui émanait de leurs petits corps brûlés indiqua aux bworks la raison de cette combustion assez inhabituelle et rapide de corps appartenant à des gobelins. Ils avaient sans doute trouvé la réserve de bière que l'imprudent squelette avait jugé utile de conserver par dizaines de tonneaux, et qu'il ne pourra plus jamais trouver vide.

Déjà surpris par la pluie de cadavres, intestins, cendres et cawotte, les bworks furent encore plus étonnés de voir qu'une sorte de cawotte mouvante était sortie des décombres et était en train d'éventrer les différents militaires présents à cette planification d'attaque. Déboussolés par cette violence inhabituelle de la part d'un légume aussi pacifique d'habitude, ils devinrent aussi inutiles au combat qu'un ramassis de bananagrumes à qui il manquerait la moitié.

Profitant de l'effet de surprise, Black sortit des restes de la cawotte pour aller égorger les différents bworks qui ne manqueraient pas, le cas échéant, de l'attaquer dès qu'ils auraient retrouvé leurs esprits. Ce coup de poker aurait pu être son dernier, mais au lieu du surplus d'acharnement qu'il aurait cru entraîner, l'Ecaflip contempla le désarmement total de ses ennemis qui, quand ils se reprirent, ne surent que s'enfuir devant lui. Il pensa brièvement à son amie Ecawotte qui déclenchait parfois le même type de comportement, mais retourna bien vite aux guerriers qu'il était en train de tuer, qu'il le fasse dans les règles de l'art.

Une fois seul vivant de la salle, les autres survivants de cette boucherie s'étant enfuis, il s'intéressa un peu à l'activité qui se déroulait dans la salle avant que les bworks ne furent interrompus. Black-Cart passa rapidement sur les différents plans de stratégie de ces guerriers, qui étaient assez primaires et se résumaient tous à « COGNER ! » avec des variations infimes de formations de combat, ou quelque chose comme ça. Il y avait aussi une grande carte de leur village, du campement gobelin, allant au Nord jusques à la montagne et au Sud à la forêt où a élu domicile Vlad. On pouvait aussi y voir le village érigé à la gloire de Rushu, abandonné il y a longtemps et investi par les bworks. On y voyait des flèches vers l'une ou l'autre direction, d'autres qui n'allaient nulle part. S'approchant de la carte, il remarqua qu'elle cachait une petite pièce où était terré un vieux bwork mage qui, voyant l'Ecaflip, le supplia de le libérer. Black, tenté de pouvoir quand même sauver quelqu'un, accepta et demanda au vieux s'il connaissait un moyen de sortir de cette planque. Ce dernier, remarquant le marteau que le chat portait, le reconnut et lui proposa de lancer le marteau, attaché à une corde, afin qu'ils puissent remonter et sortir de cet endroit qui commençait à vraiment empester, à cause de tous les morts jonchant le sol.

Suivant la proposition du vieux, l'Ecaflip lança son marteau attaché à la corde qu'il a soin de prendre toujours avec lui. Heureusement pour lui, la corde était longue, car le marteau magique lui revint dans la main. Black-Cart attacha autours de lui l'une des moitiés de la corde et s'éleva grâce à l'autre, puis il hissa le bwork mage hors de sa prison. En enroulant sa corde pour la ranger, il entendit le mage lui expliquant son passé.

C'était un vieux stratège, du temps où tous les bworks possédaient un cerveau et pouvaient suivre des stratégies un tantinet évolué. Désormais, cette époque est révolue et, voulant proposer des idées intelligentes pour conquérir le village d'Amakna qui avait récemment été déplacé moins loin de leur campement, en raison de dragons qui sortaient des fondations des maisons. Le problème est que les jeunes générations n'étaient pas capables de tolérer la moindre idée intelligente et construite stratégiquement, c'est pourquoi ils l'ont enfermé et lui font subir une torture insoutenable. En effet, en étant enfermé dans la salle de décisions stratégiques, il pouvait entendre la dépravation de ses semblables, lui le grand stratège qu'il était.

Voulant remercier l'Ecaflip, il lui proposa de lui donner des cours de stratégie militaire. Le félin accepta, et amena le vieux mage sur une petite île peu fréquentée, où il prit dès lors des cours avec lui. Reconnaissant, le bwork voulut lui apprendre tout ce qu'il savait, et Black suivait sérieusement ses cours. Assez rapidement, grâce à son maître, qui avait tout d'un éducateur, il devint un bon stratège et finit bientôt son apprentissage.

Un peu plus tard, lors d'un de ses voyages, il rencontra une escouade de bworks. Après avoir arrêté une charge de ces guerriers en sautant derrière un muret, qui s'effondra, il put interroger l'un d'eux sur le but de leur voyage si loin de chez eux. Il lui répondit qu'ils recherchaient un renégat qui avait divulgué des secrets à l'ennemi (bien sûr, il ne le dit pas comme cela, un bwork ne connaissant pas le mot « divulguer », il dit quelque chose comme « Môa cherche mage. Mage avoir dit secret à méchant. Môa tuer mage, et môa tuer méchant. Tôa tuer môa ? », cette dernière phrase ayant été prononcée après que Black ait tiré son épée).

Inquiet au sujet de son vieux maître, l'Ecaflip envoya un tofu à ce dernier, lui expliquer la situation et l'importance qu'il se protège. Ne recevant pas de réponse, il crut bon de retourner sur l'île où il avait fait s'installer le vieux sage. A peine débarqué, il remarqua que quelque chose clochait. Son instinct lui hurlait de fuir en vitesse. Essayant de se rassurer, Black-Cart avança un peu sur l'île et aperçu une troupe de bworks patrouiller près du refuge de son maître. S'approchant furtivement, il peut voir ce dernier en grande discussion avec un être vert, fin et menu mais qui semblait en imposer aux autres bworks. Au vu des gestes que le vieux mage faisait devant la grande carte derrière lui, il était clair qu'ils étaient en train d'élaborer une stratégie. Elle devait être très importante pour sortir le Bworker de chez lui. Brûlant d'en savoir plus, l'Ecaflip but une potion de camouflage grâce à laquelle il put entrer et écouter la conversation sans être vu.

C'était bien la mise en place d'un vaste plan d'attaque sur Amakna, grâce auquel les bworks renforceraient leur puissance et leur emprise sur le Monde. La stratégie était pourtant un peu étrange car truffée d'erreur que lui-même ne faisait plus, c'était très étonnant que son vieux sage de maître, même acoquiné avec l'ennemi, puisse faire d'aussi grosses bêtises que les bworks, dans leur infinie stupidité, ignoraient manifestement. La vérité arriva d'un coup à Black. Il était en effet impossible qu'il leur dise sciemment un tel plan d'attaque. Il avait feinté de les aider pour mieux les faire foncer tête baissée dans une embuscade. Mais même ces imbéciles remarqueraient qu'il les avait piégés, et s'ils avaient réussi à le retrouver ici, il ne pourrait être en sécurité nulle part.

L'Ecaflip sentit que sa potion commençait à être moins efficace. Il savait que s'il se faisait repérer, il ne pourrait jamais s'en réchapper. Et, au moment où il allait redevenir visible par toutes les féroces bêtes qui l'entouraient, se produisit quelque chose d'inimaginablement rapide et inattendu. D'un coup apparut une demi-douzaine d'hommes qui, dans des nuages bleus et rouges, détruisirent tout le cabanon et explosèrent les bworks présents. Tous ceux qui étaient à l'extérieur rappliquèrent, leur chef sortit ses lames, le vieux mage profita de la cohue pour s'enfuir dans une tornade, et Black, hébété, se cacha du mieux qu'il put tantôt derrière un arbre, tantôt derrière un muret afin d'éviter et les sorts et les épées, et le flèches et les incantations.

Ce glorieux combat s'acheva par une victoire de l'Ecaflip qui, voyant les bworks à terre et ses sauveurs repartis, s'appropria la mort des monstres quand il conta ses aventure aux marins qui le ramenaient au continent. Rentrant à Sufokia, il passa ensuite plusieurs jours à la taverne afin de conter ses faits d'arme à qui voulait l'entendre, et surtout aux autres. Il repartit furieux quand il remarqua que la bière sans alcool du Ripate, qui n'était que de l'eau de mer, était sept fois plus cher que la vraie bière, et qu'elle était servie dans un délai de cinq jours ouvrables à compter de la commande au bar, cinq jours qu'il dut passer à la taverne bien entendu.

[N'hésitez pas à dire ce que vous en pensez, pour que je puisse m'améliorer. Ah, et désolé si le texte vous semble un peu long, je suis sur la voie ^^']





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MessageSujet: Re: Les hauts faits d'arme de Black-Cart   Mer 16 Mai - 21:02

Black-Cart était assis devant la feuille qu'il avait posée dans la bibliothèque. Il jugea qu'une histoire écrite sur une seule feuille de papier était une présentation ridicule et la remplaça par un feuillet deux fois plus gros qu'il ne devrait l'être. En regardant bien, on aurait vu que la seconde moitié n'était pas sur la feuille qu'il avait mise. Voici cette moitié de cette espèce de "seconde édition":

« A titre de revanche, je te tuerai moins la prochaine fois qu'on se voit. »

Un jour qu'il sortait prendre l'air dans Amakna (l'ancien, celui qui était loin du château), Black-Cart entendit une rumeur bruissante venant de sa gauche, ou de sa droite peut-être. Il tourna alors sur lui-même car il n'était pas sûr de la direction d'où venait ce bruit. Il ne vit rien de plus étrange que les dragœufs qui l'entouraient de leurs coquilles menaçantes. L'endroit était assez hostile et l'Ecaflip n'était pas totalement sûr de la sécurité des lieux. A vrai dire, il serait bien plus rassuré s'il était de nouveau de faction dans les plaines du nord-est. Malheureusement son chef s'était imaginé qu'il était assez aguerri pour assurer la sécurité des jeunes enfants plus septentrionaux.

D'une certaine manière, le boulot n'était pas fondamentalement plus dangereux. Les jeunes enfants osant s'aventurer dans le village investi par les dragœufs étaient autrement plus rares que ceux allant visiter les scarafeuilles, mais ils étaient forcément moins disciplinés. Le félin avait une manière efficace de leur mettre un peu de plomb dans la tête. Il appliquait en effet plus ou moins littéralement cette expression en les utilisant comme boucliers humains jusqu'à leur point de résistance limite au cas -probable s'il en est- où ils se feraient attaquer par les féroces créatures d'Osamodas.

Il est évident que le métier de nounou n'est pas des plus héroïques, même dans des contrées aussi sauvages, mais l'Ecaflip n'assurait ce poste que pour dépanner un de ses amis qui, lui, n'avait pas autant de talents guerriers -soit pas du tout- mais avait en revanche bien plus de talent de persuasion qui lui permirent de soumettre ce brave chaton à la loi impitoyable de l'économie moderne, qui permet à d'honnêtes combattants d'être abusés par de sournoises baby-sitters et contraints de faire ce boulot qui, bien souvent, n'entre pas dans leurs compétences.

Le bruit recommença, plus proche. Black-Cart regarda attentivement la direction désormais sûre d'où venait cette rumeur, qui ressemblait à celle que fait un gamino qui se roule dans les herbes. En effet, cet espèce de Minotoror miniature courait au-devant lui, poursuivi par un petit dragœuf joueur qui se demandait ce que pouvait bien faire cette mignonne petite bestiole bien étrange qu'il n'avait jamais vu chez lui dans ce coin, qui se situait bien loin de l'île d'où est originaire ce genre de bestiole (ça, bien sûr, le dragœuf l'ignorait).

Le félin s'empressa de débarrasser le gamino de son poursuivant. Lui étant reconnaissant de cet acte qu'il eut qualifié d'héroïque s'il pouvait parler, il voulut expliquer à qui voulait l'entendre -et aux autres- la raison de sa présence, qui était parfaitement obscure, à ce qu'il semblait, au vu des gestes désordonnés qu'il faisait pour appuyer ses propos couinants et meuglants. Bien que personne ne pouvait réellement comprendre ce qu'il disait, il semblait alarmé et ses yeux étaient emplis d'une lueur de peur.

Black-Cart invita donc la bestiole bovine dans l'abri qu'il avait aménagé car il n'avait pas le droit de s'absenter de la presqu'île où il devait s'occuper des gamins. En effet, les syndicats des nounous se sont associés aux grandes familles spécialistes dans ce domaine et font leur possible pour ne pas défendre les intérêts des honnêtes baby-sitters, qui se font honteusement exploiter par de sournois patrons.

Cherchant un moyen de contourner le règlement, il trouva enfin quelques articles lui permettant, si il risquait d'y avoir effusion de sang de responsable, perte d'argent ou procès général contre l'entreprise, de se déplacer de son poste pour assurer la sécurité d'un enfant. Il avait également le droit de le faire sans informer les autorités compétentes si il risquait l'incident diplomatique, et enfin une obscure règle ne lui interdisait pas totalement de s'occuper de petits non-humains, profitant des poils des disciples de Pandawa et d'Ecaflip pour inclure le gamino dans ceux qu'il peut protéger. Jugeant que s'il restait là, il risquait d'aller casser le bureau desdits responsables, emportant par là même leur vie, il pensa utile l'escorte de ce petit Minotoror.

Il se laissa donc guider par la petite bestiole, qui était vraiment pourri-gâté et hurla pendant un temps affreusement long qu'il souhaiterait, s'il était possible sans trop nous retarder et sans embêter personne, s'il pouvait avoir un scarafeuille pour se déplacer en économisant son énergie, qu'il voulait sans doute garder pour pouvoir crier le plus fort possible en chemin. Heureusement Black-Cart avait appris à y faire avec les gamins, et il savait quoi faire dans cette situation. Calmement, il appliqua la philosophie qu'il avait accepté: « La meilleure manière de faire disparaître une envie, c'est d'y céder ». Il cru bon d'aller dompter un scarafeuille pour calmer le gamino.

Bien entendu, c'était une faute énorme. Au lieu de l'effet escompté, à savoir un calmement du marmot qui de toute manière le ralentissait, et qui irait alors plus vite, il se passa quelque chose de tout à fait inattendu. Le gamino ne cessa de réclamer de nouvelles choses, et il allait bien plus vite que la vitesse autorisée sur sa monture, ce qui obligea l'Ecaflip à couper d'un coup de carte les ailes d'icelle, engendrant par là une nouvelle vague de cris du gamin.

Après un voyage fatigant pour Black et pour le pauvre scarafeuille, qui était encore plus proche du braillard, et qui trouva un semblant de réconfort quand il se vit mettre à la broche une fois arrivés non loin de la destination que seul connaissait le gamino, ils s'arrêtèrent dans une auberge sur la route, où l'Ecaflip commanda une bière et un lailait, afin d'endormir la bestiole qu'il accompagnait. Étourdi par l'alcool, le braillard, alla se coucher tôt, et s'endormit comme une masse.

Le félin eut son premier moment de tranquillité de la journée, regretta son idée de suivre cette petite chose, puis reconsidéra la situation plus calmement, en revint à la même conclusion, et enfin, après plusieurs heures durant lesquelles il regardait, étendu dans l'herbe, vers le zénith, il fut presque heureux de l'aventure que ce gamino lui offrait, et qui lui tendait les bras. Il lutta encore un peu contre le sommeil, s'enivrait de la fatigue de sa journée de voyage, regardant la voûte étoilée, savourant ce temps où l'on est trop vif pour être endormi, et trop ensommeillé pour se dire éveillé. Il lui sembla dormir. Il vit alors l'horizon s'empourprer. Depuis que le Mage Ax l'avait emporté inconsciemment dans un de ses voyages vers une grande bataille, il ne pouvait s'empêcher de voir la levée du jour moins claire qu'elle ne l'est.

Le jour se levait sur Amakna (la nouvelle, construite loin du sanctuaire réservé à Osamodas). Un Ecaflip était étendu à côté de la taverne. Sans doute un ivrogne n'ayant pas pu retrouver le chemin de sa maison. Les Ecaflips ont habituellement une réticence assez forte à dormir dehors lorsque ce n'est pas un choix qu'ils ont fait de manière consciente, à cause de la rosée qui se dépose sur leur pelage, et qui rend leurs poils tout mouillés, ce qui, quand ils sèchent tout seuls, les rend exceptionnellement doux au toucher. Le félin se leva et, d'un pas décidé et ferme inhabituel pour quelqu'un trop soûl la veille pour retrouver son chemin, entra dans la taverne pour en ressortir avec ce qui semblait une peluche sous le bras. Il sonna quelques claques à la peluche, qui se révéla être un gamino de poils et d'os, bien vivant.

La bestiole avait une gueule de bois horrible -supposait Black-, il ne pouvait pas aligner deux meuglements ou deux pas sans se vautrer effroyablement ou émettre un son étrange à mi-chemin entre rien et quelque chose. L'Ecaflip fut obligé de le charger sur son épaule en marchant vers l'endroit indiqué par l'enfant, à savoir la place des dolmens, où rien ne semblait ni plus ni moins à sa place que d'habitude.

Une fois arrivé sur la place, quelle ne fut pas la surprise du félin de tomber sur un Minotoror qui avait creusé un trou et avait sauté dedans. Ce nouveau protagoniste était visiblement ravi de voir sa progéniture revenir vers lui. Il expliqua à Black-Cart son ppoblème, à grand renforts de gestes qui semblaient totalement aléatoires et n'avoir aucun rapport avec quoi que ce soit, et surtout pas avec les meuglements sourd qu'il n'avait de cesse de pousser de plus en plus forts, essayant d'intéresser son auditoire, qui était bien en peine de comprendre quoi que ce soit aux éructations de l'imposant orateur. Il tenta de le faire comprendre par gestes au bovin, qui sembla étonné qu'un être assez malin pour suivre son fils ne pouvait le comprendre lui. Le félin tendit un parchemin et une plume au Minotoror, qui lui donna une petite tape violente derrière la tête pour lui faire entrer dans la tête que bien qu'avoir des sabots soit pratique pour donner de douloureuses tapes derrière la tête, il était impossible d'écrire avec.

Afin de trouver ce que voulait dire l'imposant bovin, Black-Cart décida d'utiliser la même technique qu'avec le moins imposant. Il pensa qu'en le faisait sortir, il pourrait le mener à son problème. Il appela alors toute la puissance dont il était capable afin d'invoquer un monstre le plus utile qu'il soit dans cette situation, une arakne, qui pourrait, elle, remonter sur le mur. Malheureusement, les bêtes également présents avec lui dans cette fosse étaient assez araknophobes, et tabassèrent la pauvre invocation à mort.

En désespoir de cause, le félin, fier de ses connaissances, voulut montrer ce qu'il savait faire et impressionner le Minotoror en incantant une obscure formule magique permettant à son utilisateur de faire pousser instantanément un légume succulent qui nous permet de ne jamais mourir de faim. Cela est surtout vrai pour les Wabbits qui ne mangent que des cawottes. Une fois la cawotte apparue, l'Ecaflip voulut y creuser des marches pour sortir plus aisément de ce trou. Le seul problème résida dans le fait que la résistance du légume n'était pas adapté au poids d'un gamino avec un Minotoror le portant sur l'épaule. La cawotte se détruisit rapidement sous le poids des deux bovins, les laissant prisonniers, tandis que Black-Cart, sorti le premier, se félicitait déjà d'une idée si brillante.

Énervé par ces échecs, il ne put trouver qu'une idée assez sommaire et barbare, mais qui était pourtant efficace. Il alla tuer des sangliers, des prespics et autres milimulous afin de remplir de leurs dépouilles la fosse du Minotoror. Il envoya même quelques carcasses d'aventuriers, qu'il n'avait pas jugés comme tels. Après un sacré amoncellement de corps sans vie, le monstrueux bovin put sortir du trou où il était tombé.

Radieux, il adressa quelques paroles inintelligibles au félin et, après une tape sur l'épaule visant peut-être à lui rappeler pourquoi un Minotoror ne peut pas écrire, il s'en alla vers le port, où il récupéra le bateau d'un jeune capitaine qui voulait justement prendre sa retraite et offrir son bateau au premier passager potentiellement mortel qui lui demandait s'il pouvait l'amener vers l'île qui porte son nom.

Désireux de ne pas passer pour un abruti la prochaine fois qu'il irait rendre visite au Minotoror, Black-Cart passa à la bibliothèque la moins éloignée afin de trouver une méthode lui ayant permis d'apprendre la langue bovine s'il avait existé, ce qui n'est pas le cas car aucun humain ou assimilé n'a jamais pu comprendre ce qu'ils disent, et les Minos eux-mêmes ne peuvent pas créer cette méthode car ils ne peuvent écrire à cause de leur absence de pouce opposable, et de doigts en général.

L'Ecaflip s'empressa alors de se diriger vers le lieux le moins insensé qu'il lui est permis de connaître, à savoir la Maison mercenaire, pour y raconter ses exploits, en insistant sur le discours de tous les protagonistes et sur le combat dantesque après lequel il a soumis le Minotoror, brave bête va.

[hrp] Si vous avez tout lu, merci ^^' J'essaierais peut-être de faire plus court s'il y a une prochaine fois. Ah, et si vous l'avez lu et que vous me faites pas de critiques, je vais croire que c'était parfait ^^' (quoique ça ne me gêne pas plus que ça) [/hrp]





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MessageSujet: Re: Les hauts faits d'arme de Black-Cart   Mer 30 Mai - 18:04

Black-Cart s'approcha de la bibliothèque afin d'y enchâsser un autre papier. Celui-là portait une écriture assez étrange qu'on aurait pu prendre pour du Centoror si personne n'avait eu la présence d'esprit de le retourner.

« Moi existant, nul ne touchera à un seul de tes poils. Je te le promets »

Le petit bois était étrangement calme. Aucun hurlement, aucun cri strident, pas même le moindre petit murmure de contrariété que peut laisser échapper un brin d'herbe forcé de se ployer sous le poids d'une botte qui l'écrase sans ménagement, lui et tous ses camarades alentours, et même celui là-bas qui ne parle jamais à personne. Le silence était absolu. Telle était la situation du bois de Litneg, habituellement fréquenté par des représentants canins et féroces qui auraient dû bondir sans ménagement sur le silencieux félin qui arrivait.

Black-Cart passait par la forêt en rentrant à Bonta. Le soleil commençait à rougeoyer à l'horizon, et l'Ecaflip n'avait aucune envie d'arriver après la nuit, car escalader des portes puis se faire courser par des gardes n'était pas l'occupation la plus intéressante qu'il pouvait réaliser ce soir là. Non pas qu'il avait autre chose en tête, mais il n'est pas compliqué de trouver quelque chose de plus plaisant que de passer la nuit en prison après avoir trébuché sur un pavé sous lequel il n'y a pas de plage, et d'attendre le lendemain qu'un quidam nous reconnaisse car il nous a vu quelque part où on n'a jamais mis les pieds.

Dans sa hâte, il ne sut remarquer le vide criant qui encombrait la forêt telle une armée de glutins silencieux, impalpables et invisibles qui se promèneraient sans même avoir une existence à eux, obligés de se serrer dans celle d'autre chose. Ce ne fut que quand ce qui avait fait décamper tous les Mulous et autres Trools qui usuellement martèlent le gazon de leurs pas se pointa devant Black-Cart qu'il comprit le léger malaise planant sur le bois dans lequel il se trouvait.

Cinq heures plus tôt, un pas lourd faisait trembler les arbres du bois. Les chafers ayant élu domicile dans la forêt, et qui possédaient un peu de bon sens, s'enfuirent dare-dare dans leur cimetière, où rien ne les perturbent, excepté quelques aventuriers deci, delà qui étaient bien mois intimidants que cette montagne de muscles. Les Mulous, voyant leurs ennemis décamper, reprennent position, et la relâchent ensuite après un rapide coup d'œil dans la direction du monstre. De mémoire canine, on n'en avait jamais vu et, si l'on se fiait aux croyances muloues, cette bête n'existait pas et il fallait débaucher quelqu'un qui irait le lui dire, afin qu'il disparaisse.

Malheureusement, le seul qui se trouva être assez courageux pour se faire désigner volontaire par ses congénères se fit assommer d'un seul coup de patte meurtrier de l'énorme visiteur avant que ce dernier ne comprenne le côté ridicule et impossible de son existence. Un Milimulou avança l'hypothèse qu'il était peut-être sourd, et ses pères lui suggérèrent de ne pas tenter de lui demander. Malheureusement pour lui, il est têtu et n'en démord point. Voulant écrire à la bête qu'elle n'existait pas, il se trouve confronté à deux problèmes majeurs. Le premier est qu'il ne connait pas l'orthographe du mot « entropie », qui lui aurait permis d'expliquer à l'énorme monstre son absurdité, et le second est que les Mulous, et à plus forte raison les Milimulous, ne savent pas écrire, ce qui explique pourquoi ils sont si peu civilisés.

L'immense bête à cornes, voyant tous ces animaux s'agitant pour lui, se dit qu'ils ne valent pas plus qu'un pet de Wabbit, et commença leur exécution systématique pour son amusement personnel, ce qui lui permit de démontrer à qui c'était nécessaire sa cruauté. Il était même insensible aux problèmes existentiels du jeune canidé se trouvant à ses pieds, et l'écrasa purement et simplement. Les Trools, eux, n'ayant pas une once d'ombre d'une lueur d'intelligence, pensèrent simplement ce qui encombre tout cerveau de ces bêtes-là, à savoir « COGNER !! » (le verbe encombrer n'est pas là par hasard. En effet, leur psychisme est si peu évolué qu'une action simple accapare toutes leurs facultés intellectuelles). Cette stratégie étant totalement inefficace, ils se joignirent aux Mulous dans leur fuite.

Djaul avait bien massacré une bonne douzaine d'animaux de tous poils. Cela l'avait mit de bonne humeur mais l'endroit où il jouait s'était vidé de ses occupants, lesquels n'étant pas si stupides qu'ils en ont l'air au premier abord, car ils eurent la présence d'esprit de s'enfuir en voyant que leur adversaire était supérieur en nombre. Il se reposait, allongé sur le gazon, silencieux, et digérait le repas de sang qu'il venait de faire. Un bruit lui fit ouvrir un œil. Pas de doute, quelqu'un approchait. Se relevant sans faire de bruit, il se lécha les babines en croyant qu'arrivait son dessert. Sans doute les survivants pensaient qu'il était reparti et les voilà qui arrivaient. Non. C'était une silhouette humaine. Qui cela pouvait-il être ? En approchant, l'arrivant déploya ses ailes rouges afin que le démon majeur en face de lui ne le massacre pas avant de l'avoir vu.

« Maître, j'ai une étrange nouvelle pour vous.
- Dis. Rien ne peut me défriser après un tel festin, répondit le démon en riant.
- J'ai peur d'avoir vu un démon plus tôt dans l'après-midi.
- Un démon ?
- Oui, autre que vous.
- Es-tu sûr de ce que avances ? Demanda le démon avec un soudain énervement.
- Oui, mais pourquoi vous en courroucer ? Si d'autres démons marchent sur la terre, quel mal cela peut-il vous faire ?
- Quel mal ? Dis moi, petit avorton, sais-tu combien de démons peuvent comme moi être présent physiquement sur ton monde ?
- Euh... Non, mais...
- Un seul, dit le démon avec lenteur afin de laisser à son interlocuteur le temps d'apprécier ses paroles, moi seul peux marcher sur votre sol.
- Et vous ne voulez pas partager ? Le Monde est pourtant grand...
- Tu ne comprends pas. Si un démon a réussi à passer de la shukrute jusqu'ici, alors d'autres pourront le faire, et ça je ne peux pas le laisser passer.
- Mais... Rushu ne veut-il pas envahir le Monde ?
- Rushu, petit imbécile, veut posséder cette terre depuis que la vie y a été insufflée. Il a été supplanté par un autre dieu et veut anéantir tous ceux qui l'ont empêché d'arriver à ses fins. - Les démons mineurs n'ont aucune éthique, ils détruiraient tout sur leur passage. Le - - Seigneur Démon ne veut pas régner sur un tas de décombres. Il se sent à l'étroit dans son plan, à soumettre des shushus stupides.
- Mais ne serait-il pas possible de...
- Silence, importun ! Je n'ai pas eu de dessert alors si tu l'ouvres encore une seule fois, tu feras office de tartelette, et compte sur moi pour te donner la forme souhaitée.*
- Et... »

Après ce petit mot, l'émissaire se fit manger par Djaul, qui se précipita lourdement vers le seul lieux du Monde d'où il sentait émaner un semblant d'énergie démoniaque. Étonné tout d'abord de se diriger vers Bonta, il fut un peu rassuré de voir que la trace du Démon le menait en réalité dans le bois à côté de la ville divine.

Un haut démon se tenait devant Black-Cart. L'Ecaflip semblait l'avoir réveillé en plein milieu d'une sieste digestive, et il était fort peu content que cette petite créature le réveille après un tel repas canin. D'une pichenette, il envoya le félin dans le décor. C'est là que Black-Cart perdit tout espoir de rentrer à Bonta avant la fermeture des portes. Il appela donc Ecaflip à son secours afin qu'il le sorte du pétrin dans lequel il s'était involontairement fourré. Le dieu, indigné de voir un démon mineur s'attaquer à un de ses disciples, innocent parmi les doux, crut bon d'envoyer son esprit posséder le jeune félin, afin de montrer à Rushu que, bien qu'énervé de ne pas avoir de culte dédié, sa situation ne le permettait pas de s'attaquer à un disciple d'un dieu blanc impunément.

Telle était aussi la pensée de Djaul, qui ne voulait pas voir les dieux blancs l'attaquer, lui qui déambulait librement sur la terre et ne voulant pas perdre ce privilège que lui confère son statut de protecteur de mois. Il vit distinctement le démon mineur frapper le fragile félin, qui fut bientôt habité par l'esprit du berzercat, légende selon laquelle Ecaflip pourrait prendre possession du corps d'un de ses disciples afin de décupler ses capacités. Jugeant qu'un dieu ne pourrait pas avoir de mal à anéantir un pauvre disciple de Rushu, l'entité démoniaque profita du spectacle un temps, puis jugea que son inactivité pourrait être mal perçu par le dieu en colère, et se lança dans le combat.

Le Berzercat sauta vers le démon ventripotent qui ne put esquiver l'attaque. Une large griffure infligea ainsi une grande blessure au monstre qui, en voulant répondre d'un coup de poing, ne trouva que l'air en lieux et place de sa cible, qui était déjà dans son dos, lui lançant quelques cartes bien placées qui énervèrent plus encore l'immense bête. Écumant de rage, le démon n'hésita pas plus longtemps à lancer une boule de feu vers le félin. Le projectile étant extrêmement rapide, le Berzercat ne sut empêcher la flamme de le toucher, il s'arrangea donc pour recevoir le moins de dommages possible en se protégeant du mieux qu'il put. Le dieu était prêt pour lutter contre un démon majeur, la flammèche lancée par son ennemi ne l'atteignit presque pas, et un sourire se dessina sur le visage de Black-Cart.

Bondissant de nouveau vers son adversaire, il profita de la nuit qui était finalement tombée pour se camoufler. De griffe en carte, de dés en magie blanche, le Berzercat harassait le démon sans le laisser répliquer. Il le persécutait quand il remarqua une forme sombre au dessus de lui. Djaul arriva très tard dans le combat, puisque l'autre démon était déjà hors d'état de nuire. Il tenta de parlementer avec le dieu qui était dans le corps qui lacérait le tas informe mais néanmoins démoniaque en dessous de lui, mais la diplomatie n'étant pas le fort du Grand Pataugeur, il ne sut trouver les bonnes paroles en quatre secondes, ce qui était le temps qu'Ecaflip lui laissa pour s'expliquer avant qu'il ne soit devant lui, une gigantesque griffe blanche ouvrant son corps de démon, et l'obligeant à s'écraser sur le sol qui semblait lui en vouloir lui aussi.

Le Berzercat tomba en piqué sur Djaul, qui ne put bouger car la terre, animée d'une puissante magie blanche, l'en empêcha. Le démon fut presque tué sur le coup, mais Ecaflip ne voulut pas l'achever sans qu'il explique son attaque. Le Grand Pataugeur raconta la vérité, à savoir qu'il était intervenu pour aider Black-Cart à battre l'autre démon, afin qu'il puisse l'interroger, qu'il était resté inactif en voyant le Berzercat, se disant qu'il n'aurait aucun mal à y arriver seul, puis qu'il était intervenu en pensant que son inactivité le ferait passer pour être dans le camp adverse de celui où il était réellement.

Comme de juste, le dieu ne crut pas un mot du démon, connu comme tous ceux de son espèce pour être calomniateur, menteur, mauvais et autres adjectifs négatifs qui leurs vont tous. Sur le point de donner le coup de grâce au serviteur de Rushu, il vit Djaul disparaître devant ses yeux avant qu'il ne put abattre son épée sur le Grand Pataugeur, et à la place d'icelui ne trouva que la terre qui trembla du coup effroyable que donna le guerrier, faisant pas là même sauter le corps amoché du démon mineur. Déçu ne ne pas avoir eu Djaul, le Berzercat se défoula sur l'autre serviteur du Seigneur Démon. Une fois que son corps ne se distingua plus de l'herbe calcinée sur laquelle il reposait, l'esprit d'Ecaflip sortit du corps de Black-Cart, qui s'effondra éreinté sur le sol et s'endormit là. Le dieu le transporta dans son temple et se promit d'appeler Rosal afin qu'il arrange le lieu du combat, pour que les différents voyageurs ne s'étonnent pas trop et ne cherchent pas ce qui s'est passé dans ce bois.

Dans le temple dédié au culte d'Ecaflip , on peut trouver des prieurs qui jouent toute la nuit afin de contenter leur dieu. Il y a aussi des joueurs invétérés ou des pèlerins en train de prier de la même manière. Il est juste de jouer pour contenter le dieu de la chance et du hasard.

Certaines nuit, par contre, on peut voir un félin aux poils noirs devant un autel crépitant encore d'étincelles blanches. Il dort, enveloppé dans une couverture céleste, la tête posée sur un coussin en forme de dé. Cette nuit là, il est à sa place habituelle, mais couvert d'hématomes et de contusions. Il baigne dans une sorte d'aura de magie résiduelle, comme si il avait trempé dans une histoire incluant de puissants flux magiques. Nul ne sait comment il sait arrivé ici, mais une chose est sûr, c'est qu'il est ici et qu'il est mieux ici que là d'où il vient.



[hrp] Je profite de ce texte pour dire que je n'ai pas encore trouvé de nom au barde qui conte les aventures de Cart, si vous avez une (bonne) idée, dites la moi ^^ [/hrp]





Meeeeeeaaaaaaaooooooow!
>^.^<
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