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 Du Wakfu. [Ouvrage interdit]

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Asparagus
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MessageSujet: Du Wakfu. [Ouvrage interdit]   Mer 30 Nov - 22:30

Ce livre rare, impie, maudit par beaucoup et banni de toutes les bibliothèques, aurait été écrit par Lyrad le Silencieux, un charlatan qui aurait vécu il y a très longtemps (ou qui serait en vie selon les sources). Les Dieux eux-mêmes ont interdit à leurs fidèles de le lire. En posséder un est passible de terribles punitions.





Du Wakfu.



Lyrad le silencieux.





Le Wakfu est un perpétuel flux de vie, qui traverse toute forme pour lui donner substance. Tout est Wakfu, tout retourne au Wakfu, dans un cycle éternel que rien ne vient briser.

Rien ? On a longtemps cru que rien n'entravait le déroulement de la vie, pourtant de nombreux chercheurs ont démontré qu'il était possible que le Wakfu se solidifie, sous la forme de cristaux, voire de chewing-gum. Il semblerait absurde de dire que ce qui est en mouvement puisse s'arrêter, mais les preuves apportées ne peuvent plus être écartées : certaines roches, certains sols aux propriétés absorbantes sont capables de retenir un flux de Wakfu.

Cette rétention aurait des conséquences néfastes sur l'environnement immédiat, que nous appelons communément Stasis. Oui, la Stasis, cette mystérieuse énergie, que certains opposent au Wakfu comme étant « maléfique », ne serait donc pas une énergie « autre », mais un état du Wakfu, un Wakfu stoppé.


Sans entrer dans les détails, car il sera toujours temps de faire l’inventaire des formes cristallisées, ce que nous connaissons sous le nom de Statis serait constitué des radiations émises par le wakfu stoppé.

Essayons un instant de visualiser le Wakfu comme un fluide composé de petits ronds bleus souriants. Ma main est le réceptacle, et la propriété de ma main est sa capacité à se refermer pour attraper le fluide. Prise au piège de ma main, une portion du Wakfu ne peut plus s’écouler. La quantité de ronds bleus commence à flipper, à s’énerver. Plus un rond bleu s’énerve, plus il devient carré, angulaire, plus il devient rouge. Quand il est rouge vif, il est très très en colère.

Du Wakfu en colère émet une radiation, une radiation rouge qui « contamine » lentement les alentours du réceptacle. Mais « contamination » n'est pas un bon mot, car ces radiations, que nous avons baptisées Stasis, se nourrissent de Wakfu, « mangent » le Wakfu à disposition, pour le convertir en Stasis.

Que se passe-t-il si j'ouvre ma main ? Si je le fais rapidement, avant que les radiations soient trop puissantes, alors le Wakfu redevient rond, et retourne joyeusement à sa danse. Si j'attends trop longtemps, la charge de haine accumulée créera une explosion de Stasis dès l'ouverture, une déflagration, puis le Wakfu retournera au Wakfu.

La question qui se pose est la suivante : si le Wakfu est partout, et si une quantité infime de radiations de Statis est capable de manger le Wakfu environnant de façon exponentielle, pourquoi tout le Wakfu n’a-t-il pas déjà été assimilé, puisque des quantités de Statis non négligeables ont déjà été produites ?

Les premières expériences menées par les disciples d’Otomaï ont conclu que la Statis avait une date d’expiration si sa source était supprimée. Ainsi si mon poing reste fermé, les radiations émises continueront à se propager, mais si mon poing s’ouvre, alors viendra le temps où cette Statis s’épuisera, perdra de sa densité, et finira par s’effacer.

Loin d’être purement létales, les radiations de Statis peuvent être canalisées et utilisées pour alimenter des générateurs, des machines, ou servir à guérir certains maux. Mais en trop forte quantité, la Statis est destructrice. Tout comme le Wakfu, indompté, qui ravage tout sur son chemin. Pas de Bien ni de Mal, finalement. Une mesure en toute chose, dès lors, devient clé de l’équilibre.

Les fouilles des fondations d'Astrub ont permis d'excaver les restes de la vallée de Vili, où les Eliatropes avaient bâti une première colonie. Nos archéologues y ont retrouvé les restes d'un vaste dispositif initiatique, terrain de jeu géant où les jeunes Eliatropes devaient apprendre les gestes rituels qui les sortiraient de l'enfance. Ces gestes, ces Mystères, consistaient en une imitation minutieuse des premiers gestes du prophète Chibi quand il découvrit l'existence de la réalité du Wakfu.

Réalité du Wakfu. Ces mots sonnent comme une sentence pour nos yeux habitués au confort du rationnel. Mais les Eliatropes filtraient la vie par le biais des Mystères, et de ces prophéties discrètes, nous ne savons plus rien. Le goût même de l'inconnu a déserté nos palais désensibilisés.

Mystère… Ce mot, il vient de très loin, d’aussi loin que l’horizon. On ne l’attrape jamais, c’est un interstice, une ligne de démarcation entre l’homme et le royaume invisible. Un mystère, si l’on s’en tient à nos définitions contemporaines, c’est un secret, enveloppé d’une énigme, énoncé par charades. Mais pour nos ancêtres, un Mystère était un rituel, un instant de passage vers une révélation, où confronté à l’abstraction d’une divinité, l’individu trouvait la force d’affronter les ténèbres. Le Myste devait ôter de ses yeux les voiles d’une existence mortelle, pour contempler le mouvement d’une âme libre. Ces voiles étaient les complexités successives de la Déesse, le Mystère intime de sa présence au monde. Pour le révéler, le Myste devait apprendre à voir.

Trois voiles, nous disent les tablettes de glyphes. Trois couches de sens, à peler comme les peaux usées d'une vérité, épuisées par les interprétations successives d'un peuple en péril. Face au Vide, un jeune Eliatrope devait apprendre à passer son regard entre les fils pour découvrir, doucement, le corps de la Grande Déesse. Ses mains, son visage, ses cheveux. Chaque voile plus difficile que le précédent, exigeant rigueur et concentration.

Pour voir la Déesse, Chibi avait traversé Vili sur un pied, en funambule, et ce sont ces pas, ces mains tendues, que les Eliatropes devaient fidèlement reproduire. Conditionné par des semaines d'entraînement, par un jeûne exigeant, le corps apprenait à produire un sens, un hors-temps, un hors-champ divin, pour de nouveau, pouvoir entrer dans le jour.

« L’univers est un œuf, créé par le Grand Dragon par amour pour la déesse. Au centre de l’œuf la source de toute vie, le Bleu de l’œuf, un océan de Wakfu balayé par les vents du changement. Quelque part dans cet océan voyage une baleine, la baleine du Wakfu, énorme léviathan bleu. Quand elle expire, la baleine projette un violent jet de Wakfu, sur lequel dansent des bouts de mondes. Nous avons donné un nom à ces fragments, nous les avons appelés les îles. La légende dit qu’en grimpant tout en haut de ces îles, on peut atteindre le bleu de l’œuf, vaste tourbillon d’où il est dit qu’on pourrait atteindre d’autres univers, d’autre temps, ou même découvrir la chambre secrète où la Déesse vient se reposer de la dance avec le Grand Dragon. »

Les mythes ne sont pas des vérités littérales, même s'ils peuvent souvent nous surprendre par leur extrême précision. Avant que les poètes ne les assemblent entre eux, excluant certains paradoxes, les mythes étaient les fragments d'une narration en mouvement, un labyrinthe de possibles, où tout cohabitait avec son contraire.

Les pétroglyphes de Zinit sont notre principale source pour évoquer le monde précédant le temps divin. Ce patchwork nous permet de tisser un contexte culturel plus ambitieux, plus vaste, pour placer la civilisation Eliatrope dans l'évolution du Monde des Douze, et dans le cosmos. Nous savons désormais que les Eliatropes envisageaient l'après-vie sous la forme d'une éternité passée auprès de la Déesse. Cette éternité devait se dérouler dans la béatitude d'un monde merveilleux, perpétuellement renouvelé.




Je te comprends.

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Ma fierté n'est pas mon ego.
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