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 Journal d'une Ombre

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MessageSujet: Journal d'une Ombre   Jeu 7 Juil - 14:29

Un livre à la simple couverture de cuir et relié de ficelle prenait lentement la poussière, tout en haut de l'armoire la plus sombre de la Bibliothèque. Les pages, craquelées d'avoir subit trop d'intempéries, racontaient pourtant une drôle d'histoire. Un drôle d'évènement se passa alors. Sans le moindre bruit, une main apparue et saisit délicatement l'ouvrage, avant de s'installer confortablement sur une chaise dans un coin reculé. Cette personne ouvrit précautionneusement le livre et commença à relire son contenu, après bien longtemps...



10eme Jour après mon réveil

Cher journal,

Je te fais naitre ici, sur une feuille de parchemin et avec une simple plume de corbac. Tu me pardonneras cet aspect simple, mais comme je vais l'écrire plus tard, je n'ai pas grand chose d'autre. Cela ne fait que quelques jours que je suis arrivé dans ce monde, et mes souvenirs d'avant s'échappent déjà. C'est pour les conserver que ma plume s'agite frénétiquement sur toi, Journal.
Le médecin que j'ai vu a dit que je perds peu à peu la mémoire. Je me souviens de m'être éveillé sur les branches d'un grand arbre, mais rien avant, que des flashs. Du bleu, de la glace, du feu, une fuite...et de la colère. Beaucoup de colère. Tout ce que j'avais sur moi, outre mes habits, c'était une fiole remplie de brume et une rose de glace. Elle n'a toujours pas fondu, malgré que cela fasse une dizaine de jours qui sont passés depuis mon réveil.
J'ai suivi le médecin, qui me nourris et me loge pour le moment. Mais je ne compte pas m'éterniser ici, j'ai besoin d'aventure et de vie. Je partirais sûrement dans quelques semaines, quand mes forces seront restaurées et que j'aurais recouvré la mémoire.
Ah, si. Je me souviens d'une dernière chose. Mon nom.

Daguers.



Dernière édition par Daguers le Jeu 11 Aoû - 20:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Dim 10 Juil - 1:43



26eme Nuit après mon réveil

Cher journal,

Cela fait un peu moins d'un mois que cet homme m'a recueilli, et m'enseigne son art. J'ai fais d'immenses progrès en alchimie élémentaire, mais avec un tel professeur, comment ne pas exceller rapidement dans ce domaine ? Il me tient pour l'instant caché, mais il m'a dit que dans quelques jours, il m'offrirait une cape spéciale, et me présenterait à ses autres apprentis. J'ai vraiment hâte de les connaître !
Il m'interdit aussi de sortir, mais je ne peux résister à l'appel nocturne des milliers d'étoiles dans le ciel. La nuit, je me lève, et je monte alors sur la ramure où j'ai auparavant atterri. C'est d'ailleurs ici que j'écris ta seconde page, à la lueur de ces astres. Étrangement, de nouveaux souvenirs d'avant me sont apparus, plus précis. Le plus net, je vais l'écrire, le décrire, comme je m'en souviens, ou du moins essayer : Nous sommes quatre, assis, les pieds pendant dans un vide vertigineux. Autour de nous, il n'y a que nature, arbres, et parfois quelques pierres dressées couvertes de symboles étranges et qui m'apparaissent flous. Devant nous, des étoiles à perte de vue, toutes plus brillantes les unes que les autres. Quand je songe à ce souvenir, je me sens heureux. Et tu sais quoi, cher journal ? Ces étoiles sont les même que celles observées depuis ma branche, en un peu plus lointaines.

Rêveusement,

Daguers.


Lentement, la page tourne, craquant, crissant, renâclant. Tant bien que mal, elle se pose contre la couverture, et ainsi la lecture peut continuer.
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Jeu 11 Aoû - 20:48

La page suivante était imprégnée d'une odeur iodée, saline, et en se concentrant, le lecteur avait presque l'impression d'entendre des vagues. L'écriture est un peu moins marquée ici et là, il y a même quelques ondulations dues sans nuls doutes à quelques gouttelettes ayant percuté le papier, à l'époque où il était encore couvert de la senteur du neuf.

32eme Jour après mon réveil

Cher journal,

Je t'écris de...de je ne sais pas trop où. Mais peut être devrais-je commencer par le début, et non la fin.
Hier, au petit matin, ça devait être le grand jour. J'allais enfin revêtir la cape tant attendue, et ainsi honorer celui à qui je dois probablement la vie. Seulement, avant la cérémonie, il est venu me trouver, pour me demander un peu de sang. Je me suis vu refuser avant d'y avoir réfléchi, probablement un instinct de survie ayant pris le contrôle un bref instant. J'allais m'excuser quand il s'est mis dans une colère noire. Je ne l'avais jamais vu comme ça, et j'ai vite rassemblé mes affaires avant de fuir. Après avoir longuement couru, je me suis jeté sur un bateau, et j'ai rapidement ramer vers le large.
Malheureusement, une tempête s'est levée, et je fus malmené par les éléments la moitié de la journée, toute la nuit et toute la journée d'aujourd'hui. Le soleil se couche sur la baie où j'ai échoué, à moitié noyé, crachotant quantité d'eau de mer. Heureusement, je me suis souvenu du sort d'étanchéité, et j'ai pu garder mon sac au sec. J'aimerais en dire autant de mes habits...
Quelques étranges créatures peuplent cette plage, somme toute très agréable. On dirait des poissons, mais sur la terre ferme. J’essaierai d'en chasser un ou deux, je meurs de faim !

Rêveusement,

Daguers.


Dernière édition par Daguers le Mar 27 Déc - 23:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Lun 15 Aoû - 23:07

33eme Jour après mon réveil

Cher journal...

Tu te souviens de ces poissons ? Ils sont plus coriaces qu'ils n'en ont l'air ! J'ai bien eu quelques réflexes, mais rien de plus que lancer bêtement mon poing dans le vide, espérant toucher l'ennemi, éloigné. Inutile de te dire que j'ai été rossé comme il se fallait. J'ai heureusement croisé le chemin d'arbres fruitiers, et j'ai pu me restaurer, en attendant de trouver plus consistant.
Le soleil se couche, et j'ai déjà quitté la baie où j'ai fais naufrage depuis ce matin. En ce moment, je suis assis le dos contre une bâtisse reculée qui, située tout près d'un des massifs montagneux qui ponctuent cette vaste plaine, m'offre un peu d'ombre, et une impression de sécurité. Hélas, la serrure est vérouillée, et je n'ai plus de forces pour tenter un quelconque sortilège.
Je t'ai parlé de la plaine, plus haut. Quel étrange endroit ! Ici, les craqueleurs ne te saluent même pas, et on croise ça et là quelques reptiles, avant garde d'une troupe de créatures au pelage fauve que j'ai préféré éviter. Pour une raison que j'ignore, aucun de ces êtres ne s'approche du bâtiment qui me servira de protection pour la nuit. Comme si une aura diffuse en émanait, tuant dans l'oeuf tout projet qu'aurait pu avoir un animal de s'aventurer près d'ici. Remarque, il y a une grande tête d'une chose poilue et avec des cornes, plantée au dessus de l'entrée. C'est peut être ça qui tient les bêtes à distance.
Bon, je dois cesser d'écrire, la lumière est trop faible. Je suis content d'être insensible aux variations de températures !

Rêveusement,

Daguers.
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Lun 29 Aoû - 12:55

36eme Nuit après mon réveil

Cher journal,

J'erre dans des landes affreusement vides, ponctuées seulement d'arbres morts ou de torches faites avec des os, qui dispensent une lumière à peine chiche. J'ai encore perdu des souvenirs, je ne me souvenais pas de cette brume. Heureusement, en te relisant, ça a débloqué ce souvenir perdu. Je me félicite de t'avoir crée ! Oh, et aussi, je me rends compte que quand je cligne des yeux, des taches floues, bleuâtres, apparaissent un bref instant, guère plus qu'une demie seconde. J'ai faim, j'ai soif, et je suis vraiment fatigué. J'ai bu quelques potions qu'il me restait de mon séjour chez lui pour tenir debout, et fini d'achever un arbre en lui tirant le peu d'énergie qui lui restait. C'est bien pratique, ces quelques tours. Je distingue une chaumière au loin, j'espère que ses occupants pourront m'indiquer un endroit où me rendre pour m'établir et envisager un avenir concret. Je ne peux pas concocter des potions en pleine nature sans le matériel adéquat, et va savoir pourquoi, je n'arrive pas à me battre normalement.

Rêveusement,

Daguers.

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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Mer 12 Oct - 10:21

36eme Nuit après mon réveil

Cher journal,

Entré dans la bicoque qui me sert d'abri pour le moment, je n'ai découvert que poussière, crasse, parasites. Exception faite d'un livre étrange, sans nulle de ces trace que laisse le temps, que je ne parviens pas à ouvrir malgré qu'il ne montre signe de cadenas ou quelconque serrure que je m'aurais fait fort de forcer en quelques secondes. J'ai toujours eu un don pour forcer les serrures. Ce livre a pour titre, écrit en fil d'or, "Des Secrets de l'Ordre des Gardiens de Shushus". Qu'est ce que cela ? Une organisation, à ne pas douter, mais encore ? Sceller un objet doit réclamer une puissante magie, en tout cas, je n'ai jamais vu faire. A tout hasard, j'ai glissé le volumineux ouvrage dans mon sac, et je le montrerai au prochain mage que je croiserai, bien que pour le moment, nulle vie humaine ou humanoïde n'ait daigné se montrer.
Je me suis allégrement servi dans le contenu des placards, qui somme toute était encore bon. Je pense que cet endroit use les bâtiments abandonnés plus vite qu'un autre. Car en effet, comment pourrait il être encore habité ? Maintenant que ma soif et ma faim sont épanchés, oubliés, je vais pousser plus en avant l'exploration de cet endroit.

37eme Aube après mon réveil

Les apparences se révèlent trompeuses une fois encore. Outre le livre susmentionné, j'ai mis la main sur des sacs et des habits bien plus adaptés au voyage que mon actuelle tenue d'alchimiste, et ils contiennent désormais victuailles, livres, matériel alchimique et quelques babioles, comme ma rose ou encore le flacon de Brume. J'ai aussi pris la décision de retirer le long bonnet qui me servait jusque là de couvre chef, et bien que son aura protectrice et l'impression de sécurité qu'il diffusait en moi me manquent, je préfère rester discret que porter cet atour, plutôt voyant s'il en est.
J'ai également trouvé un arsenal des plus remarquables. Dagues, épées, arc et flèches...d'accord, je ne sais pas me servir de tout ça. Mais qu'importe, j'apprendrai, car il me faut désormais survivre. J'ai quelques scrupules à dévaliser ainsi la dernière demeure d'une pauvre erre, mais bon, cette place n'est elle pas oubliée de tous ? J'ai donc passé à ma hanche le carquois contenant l'arc et deux douzaines de flèches, caché une dague dans une botte et ceint deux fourreaux où reposent deux poignards redoutablement affûtés, et, après avoir longuement hésité, j'ai aussi pris cette drôle d'épée en pierre qui semblait la pièce maîtresse de ce stock d'armes. Elle est étrangement légère pour ce qui la constitue, et une seule main m'a suffit à faire quelques maladroits mouvements, mais sa plus grande particularité réside dans l'oeil vide qui orne son pommeau. Une simple pupille noir, qui ne bouge pas, ne montre pas signe de vie et...non mais, comme si une épée pouvait donner signe de vie !
Pour finir, j'ai déniché une carte qui, malgré son état piteux, dévoile la géographie d'un continent qui semble des plus vastes. Je reconnais l'île d'où je viens, au sud ouest, et près de l'endroit où je suis est dessiné une grande ville, qu'entoure une mer de lave sulfureuse. C'est ma prochaine destination, et maintenant que je suis convenablement équipé, le voyage promet d'être bien plus agréable.

Rêveusement,

Daguers.
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Mar 18 Oct - 19:46

42eme Jour après mon réveil

Cher journal,

J'ai depuis quelques jours déjà rejoint Brakmar ( c'est ainsi que l'on nomme cette ville ), et je le regrette amèrement. Mes provisions épuisées un jour après mon arrivée n'ont toujours pas été renouvelées, il faut pour cela des petites pièces d'or nommées kamas, sauf que bien évidemment...je ne sais pas le moins du monde où en trouver, et comment. J'ai du me résigner à voler ce qu'il me fallait pour survivre, mais pas plus, et mon corps affaibli donne des signaux de plus en plus alarmants de défaillance. N'ayant pas trouvé d'abris non plus, je dors sur les toits. Ce n'est pas le plus confortable, mais bon...je n'ai pas trop le choix, et la lave qui entoure cette cité assure une température stable. En revanche, je crois qu'une maladie me ronge, car je tremble, et j'ai de la fièvre. Seulement, qui aller voir...? Je n'ai plus qu'à espérer que cela s'en aille comme c'est venu, même si je n'en ai pas grand espoir.
J'ai trouvé un atelier pour exercer mon art de l'alchimie, mais l'entrée me fut interdite par les gardes, qui exigeaient une grasse contribution à la "Sombre grandeur de notre Brakmar !". Au final, je me retrouve sans nourriture, sans abri, sans potions et avec une santé déclinante. Je ne sais plus quoi faire...L'encre elle même commence à me manquer, et j'ai peur, car les mots sont encore la seule chose qui me maintient en vie, et continuent de faire brûler en moi une étincelle, une braise, une envie de vivre. La foule qui m'entoure me tourmente sans cesse, il y a trop de bruits, d'odeurs, de visages...j'ai l'impression que mon crâne va exploser, et d'ailleurs, je sens ma respiration devenir sifflante à mesure que je m'entête à poursuivre ces lignes à la lueur blafarde que le soleil donne ici, j
l'écriture ici ripe, entaillant profondément la fragile feuille du Journal

Quelques taches de sang sombre, séchées depuis longtemps, collent à la feuille.
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Sam 22 Oct - 11:11

44eme Jour après mon réveil

Cher journal,

Je ne sais pas trop où je suis...je me suis évanoui dans une rue de Brakmar, je me réveille dans un lit moelleux, avec de douces couvertures. Mon premier réflexe, en me réveillant, fut de m'habiller, et de remettre mes armes, avant de fouiller la chambre douillette que j'occupais. Et puis, à écrire. Tu sais, les mots m'apaisent, et retrouver leur doux contact calme mon esprit en ébullition. J'aime sentir leurs formes, l'harmonie que dégage chaque lettre que tu maries à d'autres dans un mot, puis les mots dans des phrases, pour au final tisser cette toile irradiant l'équilibre et la sérénité.
Oh, et puis, j'ai été guérie durant mon sommeil ! Mon corps est de nouveau totalement opérationnel. Je ne sais pas trop ce que je vais faire, présentement. Peut être descendre de cette chambre et explorer discrètement la maison. Sûrement, en fait. Je vais tout de même prendre la précaution de cacher la rose, le flacon, le bonnet, et toi bien sûr. Sait on jamais...hu hu, c'est amusant de se dire que ce sont peut être mes dernières lignes. J'aime bien cette sensation.

Rêveusement,

Daguers.
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MessageSujet: Re: Journal d'une Ombre   Lun 21 Nov - 21:28

Daguers sorti de la pièce où il s'était réveillé avec prudence. Il examina le couloir large et tapissé, d'une beauté simple mais luxueuse, et s'y engagea. Après avoir descendu des escaliers en bois sombre et sentant bon la cire, il se retrouva dans un grand hall, qui éblouissait tant par son côté épuré que par la splendeur de ce qui le composait. Tout en marbre clair et étincelant, en son centre éclosait une fontaine du même matériau, avec au centre un pilier d'où jaillissaient quatre ruisseaux d'eau, qu'entouraient quatre bassins en forme de pétale dont la base se rejoignait à la colonne sculptée. Le doux bruit des ruisseaux cascadant dans les bassins emplissait la pièce d'une manière délicieuse harmonieuse, invitant au rêve et à la contemplation. Cette exquise fleur de pierre et d'eau captiva le jeune homme durant quelques minutes, puis Daguers s'ébroua, comme pour s'extirper d'un songe, et s'engouffra par l'immense porte à double battant, pour découvrir un salon rempli de fleurs aux couleurs éclatantes et de canapés et fauteuils doux et moelleux.

Les tons chauds et feutrés de la pièce s'harmonisaient avec gout pour créer une ambiance détendue et propice aux conversations pensées et réfléchies autour d'une parfumée boisson chaude. Et en parlant de parfum, la senteur tantôt délicate, tantôt sauvage des fleurs abondamment réparties dans la pièces enchanta le nez de Daguers, qui se surpris à voir le peu de méfiance qui lui restait fondre en quelques secondes.

Désormais mu par une insatiable curiosité -à qui appartenait cette maison, pourquoi n'y avait il personne ?- le jeune homme entrepris d'examiner le salon, et finit par apercevoir une mince ouverture derrière une armoire. Il passa sa main devant et sentit un léger souffle d'air, alors il décida de bouger le meuble massif et de se glisser dans l'ouverture, qui dévoilait un sombre escalier en colimaçon, sans aucune fioriture, taillé dans un granit sombre et construit pour traverser les ages. Sans faire aucun bruit, Daguers le descendit et c'est seulement au bout de quelques minutes qu'il se retrouva en face d'une porte cloutée à la poignée d'or. Il la saisit, elle était fraiche sous sa paume, puis poussa. Malgré son poids manifestement important, elle glissa sur ses gonds sans la moindre résistance, et un flot de lumière éblouissante jaillis dans l'escalier. Aveuglé, Daguers fit quelques pas en avant avant que ses yeux ne s'habituent à la clarté des lieux. Et quels lieux...

C'était une grande caverne circulaire mais on eût dit un jardin luxuriant. Des arbres fruitiers poussaient ça et là, et au sol s'étalait une profusion de fleur, dont chacune semblait rivaliser avec toute les autres, en beauté comme en parfum, tant par la grâce de leur corolle que par la délicatesse de leur coeur. Nulle paroi de la grotte n'était découverte de ces végétaux, seul le sol conservait quelques coins d'herbe vierge, verte et grasse. Un bassin d'eau claire était posé sous le puit de lumière qui trouait le toit de ce petit monde, l'illuminant vivement, et dont les rayons allaient se perdre dans les structures complexes du grand cristal affleurant sur une petite île au milieu du bassin. Parfois, la beauté peut être plus percutante qu'un coup de poing, et pour la seconde fois dans la journée, Daguers s'en rendit compte, tant la magnificence de l'endroit le frappa, comme l'aurait frappé la foudre. Comme l'aurait frappé l'objet qui apparu au coin du champ de vision du jeune homme, qui se baissa pour l'éviter in extremis. Il se tourna vers la forme qui avait lancé l'objet, se mit en garde, l'épée en pierre dans les mains. Sans se souvenir l'avoir dégainée.

-Qui êtes vous ?

Une créature féminine émergea du couvert d'un arbre, et dans son dos s'ouvraient deux grandes ailes comparables à celles d'une libellule par leur aspect, au cristal de l'île par leur éclat.
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